Category: Analyses de Pino

Salut à toutes et à tous et bienvenue sur Catch au Quotidien pour ce numéro spécial Extreme Rules 2012. Je vous propose à l’occasion du Pay-per-View le plus extrême de l’année de passer la carte en revue et de faire le bilan, match par match et rivalité par rivalité en préparation de la soirée de dimanche. Je vous rappelle que vous pourrez suivre Extreme Rules en direct sur Catch au Quotidien ! Vous êtes prêt pour cette revue extrême ? Et bien c’est parti !

Le logo de cette chronique vous est proposé par CM Warrior (@CelticWarriorFR) !

On va commencer par évoquer la grosse rivalité de ce Pay-per-View, l’affrontement entre Brock Lesnar et John Cena. D’un côté, le porte drapeau de toute une génération, représentant de la Kids Era et superstar la plus décriée du moment. John revient de WrestleMania avec une défaite qui fait mal et se prend le retour de Lesnar en plein dans les dents. Ce dernier, après un passage du côté de la MMA nous offre un retour digne de sa réputation : déterminé, fier de maltraiter ceux qui croisent son chemin, dénigrant les fans et passant ouvertement à l’argent qu’il se met dans les poches grâce à ce retour. Si la rivalité est intéressante, on ne s’empêchera pas de noter quelques défauts. D’abord, le filon « retour de légende, venu d’une autre époque pour botter les fesses du Cena vendeur de t-shirt et faisant une apparition pour un show sur deux en parlant d’argent et de célébrité » fait bien trop penser au Rock. La feud commence donc et on a déjà l’impression d’avoir trop mangé de ce contenu. Pourtant, la droite malheureuse de Lesnar, entrainant le saignement de Cena, a sauvé les apparences. C’est l’arbre qui cache la forêt et il ne nous en fallait pas plus pour s’extasier devant une feud qui va ramener du hardcore à la WWE ! A tête reposée, on se dit qu’on est bien naifs et qu’on avait eu le même délire lors du Cena vs Kane. De la même manière, le heel turn de Cena semble toujours d’actualité, semaine après semaine, tant le gimmik est déstabilisée et tourmenté. Mais honnêtement, on imagine mal un turn à l’heure actuelle… Enfin et surtout, alors qu’on nous montre un Cena combattif et prêt à en découdre directement après la droite reçue dans la machoire, il apparaît deux semaines plus tard aussi tourmenté que le chanteur de Tokio Hotel. On s’imaginait que Cena avait le gimmik d’un grand champion travailleur et combattif, on se serait trompés ? Cena a en effet cette semaine été victime d’un choix nullissime de la part des bookers qui ressortent sa défaite à WrestleMania en mode « Au fait, il a perdu et il est destabilisé, finalement. Oubliez ce que vous avez vu et entendu les semaines précédentes. » Pas génial. Je ne parle même pas de la signature de contrat, vendue comme un choc électrique entre les deux hommes, que l’on imaginait plein de tension et prêt à partir en live, on nous l’a remplacé par un segment pittoresque entre Lesnar et Laurinaitis, gâché par le micro trop hésitant d’un Brock dont on retrouve le vrai visage : faites les combattre mais coupez lui le micro, par pitié. Dommage, car ses apparitions en interview, enregistrées, avaient donné le change et on aimait presque le personnage de Lesnar. Ce dernier est revenu à la case départ ce lundi et redevient une machine à détruire bonne à faire péter les droites mais incapable d’aligner deux mots. Pour finir, on évoquera la stipulation, Extrême Rules Match qui, s’il suit le déroulement du Tensaï vs Cena, devrait faire bon nombre de déçus. L’annonce de la tenue de Lesnar, là-aussi trop hypée voir spoilée (on aurait aimé la découvrir en direct, garder cette petite surprise !) et rappelant la tenue de MMA fait craindre un simulacre de combat UFC… Drôle de choix. La WWE cherche-t-elle à séduire les fans de MMA en leur donnant une imitation de leur sport préféré dans un ring de catch… ? Pas besoin d’évoquer les clichés courants sur le catch pour pointer du doigt l’aberration : pour populariser cet univers, il vaut mieux lui chercher à affirmer son identité plutôt qu’essayer d’en copier une.

En bref : j’espère que le match saura me faire mentir mais je vois d’ici une nouvelle déception pointer le bout de son nez dans le même style que l’Ambulance Match entre Cena et Kane… Les ingrédients sont là pour donner aux fans ce qu’ils veulent, il manque juste l’audace d’une WWE trop hésitante en ce moment pour mettre le feu au poudre. Dommage d’avoir changé le visage de Cena en cours de route, qui passe du revanchard insolent au champion déchu et timoré, ça ne rajoute rien au match et dessert Cena. De son côté, Lesnar a su rapidement planter son personnage même si le gimmik n’est finalement qu’un mix du Rock (apparitions au compte-goutte), de Batista (tout pour l’argent) et de Chris Jericho (critique ouverte et cinglante du public). Son segment micro ce Lundi n’a certainement pas joué en sa faveur…

On va maintenant parler WWE Title et là, pour le coup, on a du lourd. A WrestleMania, déjà, la rivalité avait su accélérer dans la dernière ligne droite pour proposer un match plaisant avec un background intense. Les deux excellents lutteurs et showmen que sont Chris Jericho et CM Punk n’en pas profité pour se reposer sur leurs lauriers. A peine WrestleMania passé, la bataille reprend de plus belle entre un Y2J déterminé à amener CM Punk du côté obscur du comptoir et un champion qui semble touché et dépassé par les matchs contre Mark Henry conjugués aux attaques violentes de son challenger. La formule marche à plein régime et on se délecte de voir Chris Jericho à son meilleur niveau s’attaquer à un CM Punk qui lui donner parfaitement la réplique et lui rend coups pour coups. Le fil rouge du dernier Raw autour du test d’alcoolémie en est la parfaite représentation et est sans contexte le moment fort de la soirée, tant par la construction que par l’histoire racontée. CM Punk semble prendre un malin plaisir à jouer sur ses (vrais) démons et Chris Jericho est comme un poisson dans l’eau face à son public hostile et un adversaire capable de le concurrencer. A Extreme Rules, les deux hommes s’affronteront dans un Chicago Street Fight qui pourrait bien être le show stealer de la soirée (Qui a dit que l’affiche est déjà la plus intéressante du PPV ? Bon c’est vrai, mais théoriquement, c’est Lesnar vs Cena le Main Event…). Lâchés dans l’arène avec tout les outils à portée de main pour se faire mal, ça sent le très gros règlement de compte devant un public que l’on connait bien et qui jouera à coup sûr son rôle de troisième protagoniste à merveille : le face de l’histoire, CM Punk, sera plus supporté que jamais et le heel, Y2J, sera sifflé du début jusqu’à la fin. Reste à savoir ce qu’il adviendra du titre de CM Punk et s’il va « enfin » le perdre pour retrouver un peu de l’aura qu’il avait quand il était outsider à grande gueule. Non pas que le Chicago Kid manque de crédibilité actuellement, ayant bien repris du poil de la bête grâce à cette feud, mais son règne actuel devra bien finir un jour et qui de mieux que Jericho pour prendre cette ceinture, Y2J qui montre enfin tout son talent ces temps-ci et qui n’a certainement pas accepté de revenir sans ceinture… Le temps presse, le mois de Juin arrive !

En bref : Moins d’incertitudes sur ce match, ça devrait être le clou du spectacle et un bon moment de catch. La stipulation devrait être utilisée jusqu’à plus savoir qu’en faire et ce match sera lui certainement l’un des rares moments vraiment Extrêmes de la soirée ! J’espère toutefois qu’il mènera à une victoire de Jericho histoire que leur rivalité perdure encore un peu, jusqu’à son départ en tournée avec Fozzy !

On passe à Smackdown pour parler de Daniel Bryan et Sheamus qui s’affronteront dans un 2 out of 3 Falls Match ce dimanche. En attendant le Smackdown de vendredi, on se félicitera d’avoir enfin vu un peu d’interaction entre les deux hommes avec Bryan en arbitre spécial de Sheamus contre Mark Henry. On est encore loin d’une animosité pure mais c’est déjà pas mal. Il manquera toutefois à cette rivalité de vrais affrontements entre les deux hommes puisque actuellement, on n’aura eu le droit qu’à quelques joutes verbales bien molles ou des petites attaques en traitre de Bryan… La faute à l’omniprésence de AJ à ses côtés qui ramenait la couette à leur relation là où on attendait un débat autour du titre. Et mis à part le fait d’être champion, rien n’oppose vraiment les deux hommes qui travaillent leur personnage dans leur coin au lieu d’évoluer ensemble dans cette rivalité. Voilà donc un match au background un peu fade, répondant à un combat trop court à WrestleMania. Une bonne occasion donc pour Sheamus de crédibiliser sa ceinture ou à Daniel Bryan de montrer enfin qu’il peut être un heel un temps soit peu dominateur. On est donc loin de l’intensité attendue pour un match pour le titre à Extreme Rules mais les enjeux individuels sont là. De même, si la stipulation du match est bien molle pour un PPV de ce type, on se félicitera d’avoir l’opportunité d’assister à un match forcément assez long et de profiter des qualités in-ring de ces deux lutteurs. Enfin, si les enjeux sont importants pour les deux hommes, on peut s’attendre à voir Sheamus remporter la victoire pour devenir un vrai Champions Poids-Lourd pour ensuite rivaliser avec Alberto Del Rio et éventuellement Daniel Bryan, si celui a toutefois un avenir en Main Event.

En bref : Un match pas palpitant à cause d’un background trop vague mais, à priori, une bonne revanche sur l’affrontement de WrestleMania, décevant. Le match du 1er avril que j’espérais agréable à regarder devrait avoir lieu ce dimanche et c’est tant mieux. Je regrette toutefois, encore une fois, que la rivalité majeure de Smackdown soit si peu mise en avant. Cela nuit inévitablement au show dans son ensemble…

Autre rivalité estampillée Smackdown, celle opposant Randy Orton à Kane a le mérite de proposer plus d’action que celle pour le titre poids-lourd. Alors que Kane s’était attaqué à Papa Orton, la Vipère répond en sortant Paul Bearer de l’ombre pour le mettre au frigo. Le jeu marche plutôt bien et la surprise de voir Bearer à l’écran fait son effet. Les personnages sont bel et bien là, Kane impitoyable et prêt à tout pour déstabiliser l’Apex Predator qui, de son côté, ne compte pas se laisser marcher sur les pieds et rend coup pour coup au Big Red Monster. Leur Falls Count Anywhere Match ce dimanche devrait être un bel affrontement qui, on l’espère, saura se baser sur le bon match présenté à WrestleMania. Les enjeux pour les deux hommes sont minimes : les plans sont flous pour chacun des lutteurs puisque cette feud semble plus boucher les trous causés par des absences qu’autre chose. Même si Kane fait le forcing, on voit mal Orton faire un heel turn tant son personnage face fonctionne et vu l’embouteillage de heel à Smackdown. Malgré tout, ce match a un fort potentiel si on se réfère aux bons affrontements précédents entre les deux hommes, que ce soit à WrestleMania mais aussi à Smackdown où Kane et Orton s’étaient échangé de bons coups de chaises pour le plaisir du public.

En bref : Ce match tient son rang en offrant une bonne attraction midcard. On est en tout cas au-dessus de l’intérêt suscité par les matchs pour les titres mineurs… C’est un comble. Pas de pronostics sur ce match où seule la fierté des lutteurs est mise en jeu.

On fini cette carte d’Extreme Rules avec les titres Intercontinental et des Etats-Unis. D’un côté, l’Intercontinental Championship sera défendu par le Big Show contre Cody Rhodes dans un match simple, sans stipulation, comme si tout était fait pour reléguer cette affrontement au second voir troisième plan. Alors que les interventions de Show après WrestleMania pour se venger de Rhodes avaient le mérite de faire sourire, on a perdu un peu de rythme depuis, n’aidant pas une feud peu passionnante à décoller. Show est plat en gentil nounours et Cody Rhodes, malgré son bon travail pour présenter un personnage déstabilisé », ne semble pas voué à monter dès maintenant dans la hiérarchie. Une fois n’est pas coutume, le titre Intercontinental n’est pas à la fête pour ce PPV… Et une fois n’est pas coutume, c’est pire pour l’United States Championship qui passe lui carrément par la case Dark Match et opposera Santino Marella à… The Miz ! Alors que Ziggler et Swagger semblaient tourner avec assistance autour de ce titre, voilà que le Miz est placé en challenger au titre, comme si de rien n’était. Les poulains de Vickie pourront faire la tête, d’autant que les plans pour ce duo sont très flous : on voyait l’un des deux récupérer le titre US, voilà qu’ils semblent se diriger à présent vers le titre par équipe de Primo et Epico. De son côté, le Miz régresse fortement après avoir participé au Main Event de WrestleMania il y a 2 ans. Si c’est ainsi que Laurinaitis compte le remercier de l’avoir fait gagner à WrestleMania, le Miz devrait vite demander à se faire rembourser !

En bref : Pour l’Intercontinental Championship, la victoire de Show semble se dessiner, en espérant que cela se traduira par un push de Cody Rhodes vers le Main Event de Smackdown (ou Raw ?). Côté US Title, je suis personnellement déçu (voir pire) par le booking qui ne sait pas quoi faire de Swagger et Ziggler, qui place le Miz comme un cheveux sur la soupe et qui programme ce match en Dark Match. On sent que la nécessité d’attirer des gens dans l’arène est là : on veut mettre l’accent sur les Darks Matchs. Dommage que l’United States Championship en soit la victime…

Voilà, c’est tout pour cet Extreme Rules 2012 ! Il ne me reste qu’à vous souhaiter un bon Pay-per-View ce dimanche sur Catch au Quotidien et vous donner rendez-vous lundi pour un nouveau numéro de la Semaine de Pino ! Bonne fin de semaines et de vacances pour ceux qui en ont !

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Salut à toutes et à tous et bienvenue pour ce nouveau numéro de la Semaine de Pino. Comme chaque semaine, nous passerons en revue les derniers évènements de Raw et Smackdown, en parlant de gimmik, de rivalités et autres éléments des scénarios qui nous passionnent tant (ou pas !). En cette semaine de préparation à Extreme Rules, on a eu le droit à un Raw honorable et un Smackdown remontant un peu le niveau, à croire que l’air londonien a profité à l’équipe créative de la WWE ! Allez, sans plus attendre, on débriefe cette semaine ! Vous êtes bien installés ? Et bien c’est parti !

On va commencer cette semaine avec le WWE Champion CM Punk qui confirme cette semaine son retour en grâce. Pour la troisième semaine consécutive, c’est Mark Henry qui défie le champion. Ce dernier a su profiter de la stipulation sans disqualification pour envoyer du lourd face au World Strongest Man dans un nouveau combat mettant la chaise en scène. CM punk rappelle donc pourquoi il est actuellement le Best in the World en gagnant sans bavure face à un adversaire de poids. Dans le même temps, le Chicago Kid est confronté à Chris Jericho qui l’accuse d’aller boire des verres en douce dans un pub du coin. La trouvaille n’est pas géniale et le détournement de l’image évident, mais on mettra la bassesse et le manque d’inspiration de cette intervention sur le compte du statut de heel incontournable de Jericho. Elle permet surtout aux deux hommes de continuer à s’envoyer des vacheries à l’écran avec un CM Punk qui rebondit parfaitement sur les attaques très personnelles de Jericho. La tension entre les deux lutteurs est à son comble et le Chicago Street Fight prévu pour Extrême Rules s’annonce électrique.

Cette semaine ramène aussi le WWE Title dans le background dans la rivalité puisqu’on insiste sur la petite phrase de Jericho à propos de la ceinture. Ce n’est pas bien fin mais c’était nécessaire pour que le titre ne soit pas définitivement étouffé par une rivalité de haut niveau. Pour finir, on note avec plaisir que CM Punk reprend du poil de la bête et montre enfin un visage proche de celui montré au cours de l’été dernier. Les plus pragmatiques d’entre nous espérerons que le champion perde enfin sa ceinture, histoire que le jeu en vaille encore un peu plus la chandelle et que CM Punk sorte la boîte à claque et à clash, comme a su le faire un certain John Cena une fois tombé de son piédestal.

Allez, la transition est trop belle, parlons-en. La rivalité entre John Cena et Brock Lesnar continue sur son petit rythme de croisière engagé il y a quelques semaines. C’est Lesnar cette semaine qui se fait plaisir avec une petite promo sous forme d’interview où il confie que c’est un gros dur et qu’il va tout casser sa tête à John Cena. Simple, efficace, bien réalisé, la vidéo a le mérite de donner à espérer un bel affrontement à Extrême Rules. Là où l’utilisation de chaises à crevé l’écran du côté de CM Punk, c’est le saignement de John Cena, petit événement s’il en est il y a quinze jours, qui est bien mis en avant dans les promotions pour le match et qui en fera saliver plus d’un. La signature du contrat pour le match, ce soir, à Raw, devrait être un moment fort de la semaine avant Extrême Rules. On peut toutefois craindre la petit révélation faite par WWE.com qui met en valeur la tenue de ring de Brock Lesnar, très axée MMA. Et si le match dérivait vers un affrontement plus digne d’un simulacre de MMA que d’un vrai match de catch ? La WWE semble en tout cas déterminée à draguer du côté des fans de MMA en exploitant à fond le filon Lesnar. Une dernière interrogation perdure : Lesnar sera-t-il prêt pour ce match à Extrême Rules ? On l’a vu dès son premier coup porté sur John Cena, ses réflexes de MMA sont toujours là et il n’est sûrement pas simple de faire le pont entre UFC et WWE. Même s’il a déjà fait le chemin en sens inverse, la prestation de Lesnar ce dimanche sera à surveiller de près.

On va finir de parler des Main-Events en évoquant la rivalité opposant Daniel Bryan à Sheamus. Et mes amis, on y est presque ! On commence presque à sentir un vrai affrontement entre les deux hommes, on se félicite qu’AJ n’ai plus de raison de venir distraire Bryan. Et pourtant, non, encore une fois, en pleine promo de Yes Man, l’ex petite amie de l’ex World Heavyweight Champion s’acharne à recoller les morceaux et déplace à nouveau le propos du titre à une relation inintéressante et bien trop envahissante. On aura la stupeur de voir AJ squasher Natalya dans une séquence plus comique qu’autre chose. Pour en revenir au titre, la stipulation 2 sur 3 tombés ne permet pas de créer l’excitation autour de ce match puisque le scénario paraît évident. La seule petit variation que pourrait apporter la WWE serait qu’un des tombés se fasse en 18 secondes, histoire de rappeler de bons souvenirs à Bryan et son public, qui se fait de plus en plus bruyant chaque semaine. Toutefois, on se félicitera d’avoir une formule donnant lieu, à priori, à un match assez long entre les deux hommes qui présentent un très bon in-ring. Pour finir, de son côté, Sheamus contenue d’être un champion sans relief, la ceinture étant des plus anecdotiques autour de sa taille alors que son rôle de face est devenu un de ses points forts et qu’on l’imagine mal revenir vers le rôle de méchant de ses débuts. Dommage, Sheamus reste un champion à Smackdown et subit de plein fouet le manque d’imagination et d’audace des bookers vis-à-vis de ce show.

Allez, puisqu’on y est, parlons un peu du reste de Smackdown cette semaine. Notons d’abord l’apparition de Titus O’Neil et Darren Young. Le premier nommé m’a personnellement convaincu sur son segment avec Theodore Long et les deux hommes ont su répondre au bon duo formé par les Usos. On est loin de la renaissance espérée pour la division Tag Team, qui semble vouée, plus que jamais, à rester un circuit de développement pour intégrer certains nouveaux au roster. La défaite des champions par équipe Primo et Epico contre les géants Big Show et Great Khali à Raw ne viendront pas rassurer le public vis-à-vis de ces ceintures. On a par ailleurs vu un nouveau squash signé Ryback qui risque de plus en plus de subir le syndrome Funkasaurus si on ne lui donne pas rapidement un vrai adversaire avec qui feuder. Le temps presse, car l’intérêt pourrait vite retomber.

En parlant de lui, Brodus Clay a lui aussi droit à un nouveau squash, accompagné de Hornswoggle dans une séquence qui ne joue pas en sa faveur. Seul point positif, il montre une nouvelle fois qu’il peut être efficace avec un micro en main. Espérons que les affaires sérieuses commencent un jour pour lui. Par ailleurs, on a vu Alberto Del Rio, nouvel arrivant dans le roster, battre le Big Show grâce à une intervention de Cody Rhodes. Une nouvelle semaine de stagnation pour l’Intercontinental Championship, pas aidé par un Main-Event où rien n’est ressorti et le scénario a été bien banal. Finissons sur Smackdown avec la rivalité midcard du moment entre Randy Orton et Kane qui mènera à un affrontement à Extreme Rules entre les deux hommes dans un Falls Count Anywhere Match. Pas grand chose de nouveau dans cette rivalité donc mais le background semble prêt pour dimanche prochain. Un peu d’épice cette semaine et ce sera bon.

De côté de Monday Night Raw, Marella a su défendre son titre face à David Otunga. Si ce dernier est sur une bonne période, profitant au mieux de l’exposition offerte par son association avec Laurinaitis et incarnant parfaitement le heel que l’on adore détester, Marella et son titre continuent de paraître bien décalés. On attendra un nouveau champion pour redorer le blason de cette ceinture, à moins que Marella change son personnage du tout au tout, ce qui paraît tout de même fort peu probable… Dans le contexte du supershow, c’est Kane qui a représenté Smackdown en battant Zack Ryder avec une facilité déconcertante, rappelant ensuite l’attaque sur la famille Orton histoire de préparer Extreme Rules dans les conditions les plus belliqueuses. Dans la même idée, Daniel Bryan venait affronter Kofi Kingston pour offrir un très joli match, sans aucune signification pourtant, le Yes Lock de Daniel Bryan venant à bout d’un Kofi Kingston dont on ne finira plus de dire qu’il est invisible.

Pour Dolph Ziggler, par contre, l’heure est à l’inquiétude. Sans réel but en ce moment, il perd contre la machine Brodus Clay sur une intervention de Swagger qui provoque sa disqualification. On ne sait pas trop où vont les deux en ce moment et c’est bien dommage car Swagger a su profiter d’un second départ salvateur tandis que Ziggler est et restera, je le répète chaque semaine, un des meilleurs talents de la WWE actuellement. On finira sur ce Monday Night Raw en parlant du Main Event opposant Lord Tensaï à John Cena dans un Extreme Rules Match, un match sans saveur compte-tenu de la stipulation. Tensaï confirme un très bon bagage in-ring mais cela ne suffira pas à rendre cette affiche de fin de soirée intéressante, clôturant le show sur une mauvaise note avec un Cena vendant à l’excès le Green Mist de Tensaï. Dommage…

Voilà c’est tout pour cette semaine. Comme d’habitude, je vous invite à réagir à cette chronique grâce aux commentaires ou m’envoyer vos messages sur Twitter (@Pino_CaQ) voir sur notre page Facebook officielle. Je vous retrouverais pour ma part mercredi pour une chronique spéciale Extrême Rules. En attendant, bon Raw ce soir, bonne semaine et à bientôt !

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Bonsoir à toutes et à tous et bienvenue sur Catch au Quotidien pour ce nouveau numéro de la Semaine de Pino. Cette semaine encore, je vous propose de passer en revue les derniers évènements à la WWE et faire un bilan sur les storylines, les gimmiks et la préparation d’Extreme Rules qui aura lieu le 29 avril prochain et sera à suivre en direct sur Catch au Quotidien ! Comme d’habitude, j’attend vos réactions et avis dans les commentaires ou sur Twitter (@Pino_CaQ). Vous êtes bien installés ? Et bien sans plus attendre, on débriefe cette nouvelle semaine !

Et l’évènement de la semaine, cela n’étonnera personne, c’est bien entendu le segment d’ouverture de Raw lundi dernier avec la confrontation entre Brock Lesnar et John Cena. Après une petite introduction élogieuse de Laurinaitis, Brock Lesnar vient confirmer son statut de heel en rejoignant le General Manager de Raw et Smackdown sur le ring. Il n’en faut pas plus pour John Cena qui apparaît à son tour et viens mettre une gifle à Lesnar, provoquant une bagarre entre les deux. Très vite, les officiels et autres membres du roster viennent séparer les deux hommes, très déterminés à s’échanger des baffes et l’image qui a choqué tout le monde apparaît à l’écran : John Cena sourit, la bouche en sang, le regard fou. Une image prenante que l’on retrouvera plus tard dans la soirée lors d’un segment avec Laurinaitis où Cena confirme qu’il veut combattre ce soir. De son côté, Lesnar montre qu’il n’est pas là pour faire dans la figuration avec un petit segment micro rassurant sur sa capacité à vendre une rivalité et une attaque en traitre sur Cena à la fin de son match contre Otunga. Un F-5 et s’en va, qu’on se le dise : Lesnar est plus heel que jamais. Le premier affrontement entre les deux hommes aura donc lieu à Extreme Rules, reste à savoir la stipulation qu’aura ce match. En effet, le saignement de Cena lundi dernier donne à rêver aux plus optimistes : peut-être enfin le retour d’une stipulation hardcore ?

Il faut toutefois tempérer tout cela. En effet, ce fameux saignement semble tout à fait involontaire puisqu’il résulte apparemment de la première droite portée par Lesnar qui atterri tout droit dans la bouche de Cena. On voit que tout de suite après, Lesnar se concentre sur les côtes de son adversaire, signe que sa volonté n’était certainement pas de faire mal. De plus, l’arrivée rapide des « secours » et le segment immédiatement après ce brawl entre Cena et Laurinaitis laissent penser que tout était effectivement prévu et que le saignement n’était qu’un accident. Un accident qui en tout cas a bien servi tout le monde et donné l’occasion à Cena de travailler son personnage qui reviens aux discours un peu boy-scout mais avec une nouvelle intensité en plus, une intensité qu’un John Cena motivé par sa rivalité sait vendre mieux que quiconque. Bref, en deux semaines, la rivalité aura su rapidement se mettre en place et si l’on ne devrait pas revoir Lesnar en direct la semaine prochaine à Londres, l’affrontement à Extreme Rules s’annonce déjà très intéressant. Une seule ombre au tableau : le fait que Lesnar ait un contrat limité accentue les risque de voir Cena faire tourner sa feud autour du même thème que contre The Rock : le gentil Cena présent 7 jours sur 7 à la WWE contre la méchante légende qui reviens une semaine sur deux…

Deuxième rivalité intéressante cette semaine, a suivi l’attaque de Kane sur Bob Orton à Smackdown. Alors que le match entre Orton et Mark Henry fait rage, Kane apparaît sur le titantron et provoque Randy en se tenant à côté du père de la Vipère, gisant inanimé au sol. Ni une, ni deux, Orton oublie son combat pour se faire attaquer par Kane qui l’attendait sournoisement. Après avoir détruit les trois Stooges la veille à Raw, Kane réussit donc à porter un coup physique et psychologique à Randy Orton et on s’attend déjà à les voir s’affronter le 29 avril lors d’Extreme Rules. Un affrontement qui, on l’espère, saura se montrer à la hauteur des attentes des fans après un match sans disqualification où les deux lutteurs ont su sortir le grand jeu à Smackdown à coups de chaise.

Autre annonce faite à Smackdown, celle d’un match 2 out of 3 Falls Match à Extreme Rules entre le World Heavyweight Champion Sheamus et Daniel Bryan, son challenger. Une bonne occasion de faire oublier le match trop court lors du dernier WrestleMania mais qui devrait présenter un scénario bien classique : on imagine déjà les deux hommes comptant chacun un tombé pour se disputer le dernier dans des spots enflammés. Reste à savoir si Daniel Bryan récupérera son titre ou non et rien pour le moment ne permet de dire qui sortira vainqueur à Extreme Rules. En effet, après la séparation avec AJ et le Piper’s Pit de mardi dernier, Daniel Bryan devrait pouvoir se concentrer pleinement sur son match. Mais attention, une apparition de la demoiselle est toujours possible, la WWE étant adepte de scénario un peu tirés par les cheveux et AJ n’a pas semblé convaincue par le segment de mardi en compagnie de Rody Piper et Daniel Bryan, assez peu intéressant puisque trop axé sur la relation entre AJ et Bryan et pas assez sur la promotion du match d’Extreme Rules. Encore une fois, on regrette que la relation de Bryan prenne le pas sur le match à venir, donnant, une fois n’est pas coutume, l’impression que la rivalité autour du World Heavyweight Championship passe au second plan.

Toutefois, certains me diront qu’à Raw, pour le WWE Title, c’est pareil et ils n’auront pas tord ! CM Punk a en effet à Raw sa deuxième défense de titre en deux semaines contre Mark Henry et va une nouvelle fois perdre, cette fois-ci par disqualification, Punk attaquant Mark Henry avec une TV. Chris Jericho en profitera pour prendre Punk à part et l’arrosera cette fois-ci de bière au milieu du ring. Avant son match sans disqualification ni count-out la semaine prochaine, toujours contre Mark Henry, Punk apparaît plus en danger que jamais et aura fort à faire pour défendre son titre contre un World Strongest Man semblant plus irrésistible que jamais. Pour l’instant, impossible de prévoir l’affiche pour le WWE Title à Extreme Rules. Même si voir Punk perdre son titre pour Mark Henry serait une surprise, on peut être sûr que Laurinaitis saura donner du fil à retordre à CM Punk le 29 avril en lui donnant un match compliqué lors du PPV le plus Extreme de l’année. Reste à savoir si ce sera contre Chris Jericho, contre Mark Henry, voir contre les deux. Affaire à suivre, mais une chose est sûre: la tension est à son comble à Raw et on peut s’attendre à ce que CM Punk réponde enfin aux assauts de Jericho ! La rivalité est en tout cas intéressante puisqu’elle permet à Chris Jericho de jouer son rôle de heel ne reculant devant aucune saloperie pour gagner la guerre psychologique contre le champion qui semble plus affaiblit que jamais, lui que l’on croyait capable de combattre efficacement Chris Jericho, CM Punk semblant jusque là intouchable. Mais voilà, Jericho a trouvé la faille dans ce qui semblait être le point fort de Punk, le fait qu’il soit Straight Edge. Chris Jericho en sort donc plus fort que jamais, après un WrestleMania convainquant et rassure ses fans : Jericho a trouvé son rythme, a trouvé son personnage et en a encore sous la pédale ! Seul bémol : le côté très personnel de la rivalité met le WWE Title de côté. Dommage, les deux titres majeurs de la WWE devenant, avec le temps, de véritables faire-valoirs plutôt que les trophées des champions incontestés et incontestables.

Et il n’y a pas que du côté des titres majeurs que l’on peut s’inquiéter. En effet, à Smackdown, Big Show peine à faire vivre son titre. Si ses interventions à l’encontre de Cody Rhodes sont intéressantes, à l’image du segment de mardi particulièrement bien orchestré, il manque encore une fois une petite intervention du Big Show pour rappeler l’honneur de porter cette ceinture légendaire. On a juste l’impression que le titre est une bonne occasion pour le Big Show d’ennuyer Rhodes et que c’est la seule raison qui le motive à le porter. Dommage car rien ne semble destiné à redorer le blason de ce titre, victime comme tout les autres d’un booking qui, depuis plusieurs mois maintenant, semble définitivement avantager le côté série TV aux dépend de l’aspect compétition sportive de la WWE. Si certains se posaient la question, l’ère divertissement est donc toujours omniprésente à Stamford… Et ce n’est pas l’avenir de l’United States Championship qui va effacer cette impression puisque celui-ci est dans une situation encore plus dramatique que l’Intercontinental Championship.

En effet, le titre US est actuellement porté par un Santino Marella invisible en champion, vaguement impliqué dans une rivalité avec Ziggler et Swagger, les poulains de Guerrero, rivalité qui n’a su intéresser cette semaine que grâce à l’implication de Brodus Clay qui viens se meler à la bataille un peu par hasard. S’il est intéressant de voir le Funkasaurus quitter enfin la case brawl répétitifs pour se mêler à une rivalité concrète, on peu s’inquiéter de voir le titre défendu par un pur comic-wrestler et son acolyte au gimmik de dinosaure danseur… En face, Ziggler et Swagger n’en sortent que grandis puisque Ziggler montre une fois de plus sa capacité à sublimer l’adversaire avec des ventes de prises magnifiques et un in-ring impeccable, là où Swagger, malgré un look ridicule, présente une activité sur le ring intéressante, basée sur un bagage de lutteur efficace, rappelant bien entendu la légende Kurt Angle. La question du booking se pose encore une fois puisque lorsque l’on voit Swagger aujourd’hui, à son aise en équipe avec Ziggler et très intéressant en midcard, on peut se demander pourquoi la WWE a choisi de le faire commencer directement en top-card à la lutte pour le titre : Swagger aujourd’hui montre beaucoup plus de potentiel et pourrait même plaire aux fans si ceux-ci n’avaient pas l’amer goût de son règne de champion il y a plusieurs mois.

Allez, on fini cette semaine en parlant des restes de la WWE. Du côté des squasheurs, Lord Tensaï et Ryback on renouvelé l’expérience de la semaine précédente en détruisant leurs adversaires sans trembler. Ca pourrait passer si Brodus Clay n’avait pas déjà passé plusieurs mois à enchaîner les squashs et s’ils n’étaient pas deux en ce moment à jouer les machines de destruction impossible à arrêter… On a vraiment l’impression que la WWE fait le minimum et ne cherche absolument pas à surprendre. Dommage car Tensai et Ryback ont du potentiel que ce soit par leur in-ring ou leur impact à l’écran. De son côté, Alberto Del Rio bat Zack Ryder sans que l’on n’en sache plus sur le match pour le titre qu’il a mérité en battant Sheamus la semaine précédente. Il devrait toutefois arriver bientôt et Alberto Del Rio montre qu’il revient en forme, battant Zack Ryder avec assurance. Le Miz est lui aussi toujours présent à l’écran et attend que Laurinaitis lui donne quelque chose à faire, la carte étant bien bouchée à Raw. Pour le General Manager, il y a du boulot et cette semaine, la rivalité n’avance pas trop avec Long. Comme prévu, celui-ci s’est mis à son service et devrait patienter jusqu’à Bragging Rights avant de revenir sur le devant de la scène. Enfin, côté Diva, on est rapidement apparues à Smackdown pour un match anecdotique, propice au départ de Drew McIntyre qui mérite mieux que cela, il a raison (on espère d’ailleurs un début de storyline pour l’écossais) et un segment bisou bisou entre le Great Khali et Mae Young. On aimerait bien que la WWE arrête de nous ressortir ce genre de choses à l’écran car cela devient particulièrement gênant, pour Khali comme Young, la pauvre n’arrivant presque plus à se déplacer à l’écran. Laissez-la donc tranquille ! La soirée Blast from the Past n’avait pas vraiment besoin de ça pour être assez longue, les anciens faisant des apparitions plus promotionnelles qu’intéressantes et ne parvenant pas à faire oublier l’impression que ce Smackdown Live n’a pas servi à grand chose dans le paysage actuel de la WWE.

Voilà, c’est tout pour cette semaine alternant le bon et le moins bon et présentant un nouveau Smackdown globalement décevant. On se retrouve en tout cas la semaine prochaine pour un nouveau debriefing de la WWE et la préparation d’Extreme Rules qui arrive maintenant à grands pas ! Merci à tous d’avoir lu, n’hésitez pas à donner vos avis et vos commentaires sur cette chronique, bonne semaine et à la semaine prochaine !

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Salut à toutes et à tous et bienvenue pour ce nouveau numéro de la Semaine de Pino. En cette semaine d’après WrestleMania, on a eu le droit à un programme assez chargé, avec pas mal de retours et quelques bonnes surprises. La folie du 1er avril passée, il faut déjà penser à Extreme Rules et la préparation du PPV commence déjà à se faire sentir. On va donc comme chaque semaine passer en revue les derniers évènements à Raw et Smackdown en matière de stoyrlines, de gimmiks et essayer de tirer des enseignements de tout ça ! Z’êtes bien installés ? Et bah c’est parti !

Et on commence cette semaine de Pino avec LA grosse info du moment, celle qui a fait la une, qui a réveillé Twitter, le retour fracassant, attendu et pourtant sensationnel : le retour, ce lundi à Raw, de Brock Lesnar ! Et quel retour mes amis ! The Next Big Thing revient et envoie du lourd d’entrée ! Et pourtant… Passée la folie du moment, votre serviteur se doit de ramener tout le monde à la réalité. On a un bon retour, oui, mais ce n’est pas extraordinaire non plus. D’abord et cela me semble le plus important, parce que Lesnar reste Lesnar. Son passage en MMA n’aura certainement pas changé la brute épaisse qu’il était, tout en puissance et emblématique d’une caste de catcheurs qui n’ont plus la mode à la WWE. Il est donc intéressant de voir de nombreux fans s’extasier sur le retour d’un gros bras assumé à l’heure où CM Punk est considéré comme le meilleur catcheur en activité et où Daniel Bryan est plébiscité par le public pour son in-ring très technique. Pire, on se félicite de le voir venir porter son F5 à John Cena, ce dernier n’ayant rien à envier à Lesnar. Personnellement et n’ayant aucun soucis avec les powerhouse et leurs matchs testostéronés, ce retour ne me dérange pas plus que ça, mais je vois d’ici les critiques qui vont pleuvoir de la part de nombreux fans lorsque les premiers matchs entre Cena et Lesnar vont avoir lieu. En fait, le gros problème de ce retour, le voici : pourquoi diantre Lesnar doit-il s’attaquer à John Cena ?! La WWE va encore nous jouer pendant plusieurs mois le refrain du John Cena face mais pas supporté par la foule, sortant ses discours de boy-scout alors que le public supporte ouvertement le heel qui est en face de lui. Car ne nous y trompons pas : Lesnar reviens en heel en attaquant le baby face de la fédération et les bookers nous ont suffisamment montré par le passé qu’ils n’étaient pas prêts à faire turner Cena. Donc après Kane, Jericho, voilà Lesnar qui va à son tour faire un retrour applaudit un jour et sifflé le lendemain. On reproche au public son manque d’activité dans les arènes de la WWE, mais en même temps, à force, le pauvre, il ne sait plus s’il doit applaudir ou siffler… Que les choses soit claires : c’est très intéressant de mettre un peu d’antagonisme dans les gimmiks, mais trop c’est trop. On aimerait juste pouvoir, de temps en temps, marker comme au bon vieux temps où un face était un face et un heel était un heel. A trop vouloir tweener, on y perd un peu le nord… Enfin, une chose est sûre : ni Raw ni Cena n’avaient besoin de ce retour. Le show est déjà bien bouché et certains n’ont pas eu la place de s’exprimer pendant le Road to WrestleMania le lundi soir. La fin de l’occupation de carte par Triple H, HBK, Undertaker et The Rock aurait pu permettre de relancer quelques superstars délaissées dans la préparation de Miami, mais finalement, non. Quand à Cena, il va une nouvelle fois devoir faire tout le travail dans sa feud avec un VIP en récoltant les sifflets du public en guise de récompense. 2012 va être long, John…

Car la grosse attente de la semaine, c’était bien entendu l’après One in a Lifetime Match et les annonces du Rock et de Cena après ce match. En ouverture de show, c’est The Rock qui vient parler au public, rendant hommage à Cena et expliquant qu’il sera au prochain WrestleMania avec la ceinture. Pauvres haters… Je pense à tout ceux qui souhaitent la mort du Rock depuis son retour et qui le voient, en direct, leur annoncer qu’il sera là dans un an. Champion en plus. Même en tant que fan du Rock et avec une position que je veux objective, il devient difficile de défendre le People’s Champ. Je trouve personnellement que son Road to WrestleMania était réussi, que son absence avant cette période a permis à John Cena de travailler et trouver un angle d’attaque sur The Rock. Le tout était donc bien goupillé. Mais là, si The Rock arrive effectivement à New-York en champion, la WWE va devoir bien ficeler le dossier pour le faire accepter aux fans. La question de la légitimité du Rock en champion WWE à WrestleMania 29 se pose en effet très sérieusement. Pire, cela risque de faire grincer de nombreuses dents en backstage. Et s’il revient peu de temps avant WrestleMania, comme son contrat semble le prévoir, il ne faudra pas s’étonner s’il reçoit les même critiques de haters qu’avant WrestleMania 28. Aujourd’hui, on a juste l’impression que The Rock a les yeux plus gros que le ventre et qu’il veut en effet se relancer dans le catch, mais n’est pas prêt à faire les concessions nécessaire pour cela : les fans attendent de lui que le 24/7-365 ne soit pas qu’un effet de style pour son marchandising mais bien une réalité, Dwayne Johnson n’a visiblement pas prévu de renoncer à Hollywood pour le leur offrir. Le débat autour du Rock reste donc ouvert à l’heure où sa rivalité avec John Cena semble bien terminée, ce dernier ayant lui aussi, en fin de show, tenu un discours de fin de feud. J’ai eu d’ailleurs beaucoup de peine pour Cena sur cette fin de Raw. Le pauvre John, à peine sorti d’une défaite à Raw se présente devant un public plus hostile que jamais, qui n’a rien à faire de ce qu’il raconte et alterne les chants pour l’arrivée de Lesnar et les Yes de soutien à Daniel Bryan. Si on ajoute à cela l’axe de son segment qui avait pour but d’affirmer son respect envers Dwayne Johnson, quelque chose qui a du lui en coûter tant la défaite de dimanche dernier devait avoir un goût amer, on a l’un des segments les plus chaotiques de John Cena, qui aurait visiblement préféré se faire arracher une dent que de continuer à tenir le crachoir. S’ensuit le retour de Lesnar dont a déjà parlé et l’attaque sur Cena et vous avez une vision d’ensemble de l’enfer que traverse en ce moment John Cena. Il était intéressant jusque là de voir son personnage torturé par le booking, placé à la limite du turn etc. Mais il y a des occasions comme lundi soir où le public doit savoir sortir de son rôle et simplement applaudir le performeur et travailleur exemplaire qu’est Cena qui, si certains l’oublient, est l’un des rares à ne pas avoir été absent depuis plusieurs années.

On va revenir à Smackdown et parler un peu de Sheamus et son titre tout neuf de Champion Poids-lourd. Mais juste une petite note, avant cela. Au moment du retour de Lesnar, je me suis demandé pourquoi ils le faisaient revenir à Raw et pas à Smackdown. La réponse est simple et tout à fait évidente : le risque de spoiler empêche tout retour surprise à Smackdown à cause des enregistrements. Et bien voilà. A l’heure où beaucoup s’interrogent sur la baisse d’attractivité de Smackdown, la réponse est là : le différé et internet tuent le suspens autour du show et font que plus rien de sensationnel ne s’y passe. La preuve : Alberto Del Rio est revenu Lundi soir à Raw pour annoncer son match à Smackdown contre Sheamus ! La WWE devrait donc se poser des questions sur l’avenir de Smackdown et sérieusement réfléchir à l’éventualité d’un passage en live pour le brand bleu. Et toutes les superstars VIP s’amoncèlent à Raw, au détriment de Smackdown. Le draft n’y changera pas grand chose : Cena ne pourra jamais être drafté à Smackdown puisqu’il est le centre de trop de storylines regorgeant de surprise pour passer en différé. C’est aussi la raison qui explique pourquoi l’affrontement Triple H contre Undertaker n’a pu avoir lieux à Smackdown, show auquel est pourtant attaché l’Undertaker rien que par son code couleur… La WWE doit donc faire un choix : accepter que Smackdown soit un show bis et faire en sorte que Raw soit mis en avant en live (plus long, moins de pub, roster élargi) ou remettre Smackdown dans le droit chemin en lui offrant à nouveau la compétitivité face à Raw (effet de surprise, retours sensationnels et feuds dantesques). Car pour l’instant, on est tous d’accord, Smackdown va droit dans le mûr…

Et du coup cette semaine à Smackdown, on a reprit le train train quotidien, ou presque. Le seul changement intervient au niveau du porteur de ceinture, pour le reste, rien ne change. Daniel Bryan annoncé qu’il va disputer un rematch contre Sheamus mais la déclaration passe au second plan à cause d’une nouvelle histoire avec AJ. De son côté, Sheamus se désintéresse totalement du champion sortant en affrontant le revenant Alberto Del Rio et lui offrant la victoire sur disqualification, synonyme de match pour le titre pour le mexicain. Du côté des bookers, on ne profite même pas de la situation bizarre de WrestleMania 28 pour donner un peu de pep’s à la rivalité entre l’American Dragon et le Great White, en invitant Alberto Del Rio pour se diriger vers un Triple Threat à Extreme Rules. Tout ceci est bien bancal et n’offre pas vraiment d’intensité, pour le moment, autour de la défense du titre, d’autant que Christian est toujours en embuscade, John Laurinaitis lui ayant promis un match pour le titre à son retour (un Fatal Four Way à Extreme Rules ?). La seule interrogation concerne Sheamus qui attaque un arbitre en fin de match : heel turn ou pas ? La réponse semble être non, tout de même, sachant que l’irlandais tourne bien en face et est opposé à Del Rio, Bryan et au second plan Christian, trois heels purs et durs (seul Bryan pourrait faire un face turn si les situations comme celle de vendredi par rapport au public se répétaient…) Bref, une nouvelle journée sans saveur à Smackdown, pas servi par la mollesse de la rivalité Big Show vs Cody Rhodes, qui devrait accoucher d’un rematch et puis s’en va. Enfin et pour finir sur un Smackdown peu reluisant, la rivalité entre Theodore Long et Laurinaitis continue son bonhomme de chemin, Teddy Long étant à priori mis en réserve pour être ressorti dans quelques temps. Reste à savoir ce qu’il adviendra de chacun des membres des équipes de WrestleMania. Trop tôt actuellement pour en parler, les uns et les autres ayant eu l’opportunité de combattre au fil de la semaine dans différents matchs en un contre un.

Du côté de Raw cette semaine, on avait aussi le retour de champion WWE CM Punk après sa victoire contre Jericho à WrestleMania. C’est Mark Henry qui est choisi par Laurinaitis pour combattre CM Punk lundi soir et on sent tout de suite que les tensions sont toujours d’actualité entre le Voice of the Voiceless et le nouveau General Manager de Raw et Smackdown. L’effet de l’arrivée de CM Punk au milieu des superstars des deux brands pour confronter Laurinaitis est réussi. Toutefois, Jericho n’est pas en reste et s’attaque à Punk après son match avec un opportunisme et une intensité bienvenue. Y2J est parfait dans son rôle et confirme qu’il est le heel parfait pour Punk. On notera toutefois le saignement assez étrange de CM Punk ainsi que son absence de signe de vie depuis l’attaque sur Twitter. Un bon moyen de mobiliser les fans et d’accentuer l’attente du prochain Raw et des annonces futures. Cette période est en tout cas charnière pour CM Punk et ses rivalités futures puisque l’avenir de Jericho sur le long terme est encore incertain et que Laurinaitis semble vouloir mettre son grain de sel dans l’avenir du champion WWE en forcant un changement de main sur la ceinture. Affaire à suivre, mais un match à Extreme Rules entre CM Punk et Jericho semble assez probable, la bouteille utilisée par Jericho pour frapper le champion allant de paire avec l’aspect hardcore du PPV du 29 avril. Une telle affiche avec une bonne stipulation pourrait faire plaisir à voir !

On finira cette Semaine de Pino en parlant des quelques nouveaux visages aperçus et autres retours en forme ! On a déjà parlé du retour de Lesnar, évoquons maintenant un autre gros gabarit sur le retour : Lord Tensaï, anciennement connu sous le nom de A-Train. Tensaï se paye une arrivée fracassante en squashant Alex Riley, forçant l’arbitre à mettre fin au combat. Sans être particulièrement rafraîchissant, le gimmik est intéressant et le in-ring est prometteur avec un impact physique indéniable. Ryback signe lui aussi son grand retour à Smackdown en squashant un catcheur local. Heureusement, son gimmik à la terminator n’est pas encore trop dominant. On espère qu’il ne tournera pas à la caricature et que Ryback saura rester sur son registre mécanique intéressant, mettant en valeur sa force brute. Après WrestleMania, The Miz est lui aussi revenu aux affaires en battant Ryder pour rester sur son bon élan suite à un 1er avril favorable. L’Awesome One semble donc reprendre de l’élan alors que Ziggler, autre grand talent un peu oublié ces derniers temps est de retour du côté de l’United States Championship. Une petite régression pour le blond que l’on attend toujours en haut de carte à Raw (mais quand c’est bouché, c’est bouché…). Sur le même registre des retours de WrestleMania, Kane et Orton nous ont offert un match sans disqualification de qualité à Smackdown vendredi, suggérant que leur rivalité ne soit pas terminée et puisse se poursuivre jusqu’à Extreme Rules. Enfin, on a aperçu Damien Sandow en promo vidéo, qui semble un peu dans un mélange de style à cheval entre JBL et Alberto Del Rio. En attendant de le voir revenir sur le ring, on appréciera son intervention intéressante, montrant un certain charisme quand il parle. Talent à suivre.

Voilà, c’est tout pour cette semaine et c’est déjà pas mal ! On se retrouve la semaine prochaine pour la Semaine de Pino, on reviendra sur le prochain Raw qui s’annonce palpitant, avec notamment les dernières infos sur CM Punk ou Lesnar et un Smackdown Live qui, on l’espère, proposera plus de surprises que les dernières éditions ! En attendant, bonne fin de week-end, bonnes Pâques et à dimanche prochain !

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Bonsoir à toutes et à tous et bienvenue sur Catch au Quotidien pour ce numéro spécial WrestleMania de la Semaine de Pino ! Aujourd’hui, nous allons donc débriefer WrestleMania 28 et passer en revue la carte, les matchs et les dénouements de ces feuds qui nous ont tenu en haleine en ce début 2012 ! Mais avant de commencer, je dois m’excuser de mon absence ces deux dernières semaines. Vous le savez sûrement, à l’approche de WrestleMania, ça a été un peu chaud sur Catch au Quotidien. Notamment, la préparation des lives de Raw et de WrestleMania ainsi que les podcasts et autres animations proposées sur le site m’ont pris beaucoup de temps, m’obligeant à délaisser le Road to WrestleMania de Pino. Tout ça pour, au final, ne pas pouvoir rejoindre notre équipe de commentateurs pour le live de WrestleMania… Quoiqu’il en soit, cet événement a été une belle fête pour Catch au Quotidien grâce à vous et je me dois de vous en remercier : tout ce travail a été bonifié grâce à votre soutien et votre présence ! Merci à tous ! Mais voilà, WrestleMania est passé et on revient à nos affaires quotidiennes. Vous retrouverez demain La Semaine de Pino qui revient pour débriefer la semaine passée, mais en attendant, c’est l’heure de parler de WrestleMania 28 ! Z’êtes prêts ? Alors c’est parti !

Et on commence ce review de WrestleMania avec le match qui aura pas mal fait parler, l’opposition entre Daniel Bryan et Sheamus. Après un Road to WrestleMania très mou, on ne pouvait attendre de ce match, au mieux, qu’une bonne surprise. La surprise on l’a eue, bonne ou pas, chacun se fera son avis. En effet, Daniel Bryan quitte le ring avec AJ et sans ceinture au terme d’un « match » de 19 secondes, un brogue kick dans la face et un tombé victorieux pour Sheamus. Quelle que soit la raison d’un affrontement si court, on retiendra finalement un booking bancal qui aura attiré les foudres du public au Raw suivant. D’un côté, on nous dit que l’équipe créative voulait battre le record de match le plus court de WrestleMania. Si c’est vraiment l’idée derrière ce match, on peut une nouvelle fois féliciter les bookers qui ont réussi à rater leur effet. On parle aussi d’une éventuelle blessure de Daniel Bryan. Mais là encore, rien n’excuse l’attitude des bookers par rapport à ce match : ils auraient pu profiter de cette occasion pour faire revenir une superstar dans la course pour ce titre, par exemple Alberto Del Rio ou Christian. Bref, on reste sur l’idée que l’équipe créative aurait pu faire au moins semblant de s’intéresser à ce match. Au lieu de ça, on a une victoire en squash match qui désert le World Heavyweight Championship, Smackdown, Sheamus et Daniel Bryan. Carton plein. On espérait que l’affrontement entre les deux hommes sauve une rivalité peu attrayante dans un Smackdown apathique ces dernières semaines, le résultat est pour le moins raté. Seul point positif, s’il en est, de la soirée : Sheamus remporte le titre (quel surprise) et confirme donc que son statut de face est une affaire qui marche bien. Esperons que la champion sera redonner un peu de vie au brand bleu et au titre poids-lourds, qui n’ont pas été aidés par un Daniel Bryan mal dirigé en top heel du vendredi soir. Finalement, cela fait deux WrestleMania de suite que deux supertsars présentées comme le futur de la WWE se font marcher dessus par les bookers. Et que personne ne me dise « jamais deux sans trois »…

Après avoir pu apprécier l’ambiance du locker room de l’équipe de John Laurinaitis, on rejoins le ring avec le match entre Kane et Randy Orton. Soyons clairs, ces deux hommes étaient les deux perdants du Road to WrestleMania : le Big Red Monster était rappelé pour occuper John Cena en attendant The Rock et Orton perdait son adversaire annoncé pour Miami, le regretté Wade Barrett. C’était donc par défaut que les deux hommes se mettaient à feuder et offraient une confrontation à Smackdown clairement bricolée mais plutôt sympathique. Son côté brutal et dénuée de tout sens moral volait même la vedette à la feud pour le titre poids-lourd. Du coup, le sentiment était mitigé avant ce match : Kane n’a pas donné de certitude par rapport aux affiches de Main-Event contre Cena, mais les deux lutteurs devraient être assez complémentaires sur le ring. Et heureusement, c’est surtout cette complémentarité que l’on a vu ressortir sur le ring. Face à un Kane tout en puissance, Randy Orton aura sorti une prestation plus technique et intelligente, rappelant à tous pourquoi on l’appelle la Vipère. De son côté, Kane, dont on pourrait presque dire qu’il était galvanisé par l’évènement, aura su donner un peu plus de rythme et d’intensité à sa prestation. Au final, c’est le Big Red Monster qui s’impose et c’est tant mieux. D’abord car Orton n’a pas besoin d’une victoire à WrestleMania pour briller. The Viper est définitivement à part dans le roster et le montre encore et encore : on parlait déjà de sa capacité à être aimé de la foule sans micro, il montre qu’il reste un top performer même sans victoire. Pire, lui qui devait rejoindre Smackdown pour devenir le top face de la fédération se retrouve finalement jobber de luxe pour Henry, Rhodes ou Barret et n’a pas l’air de s’en plaindre, vu la constance de ses prestations. De son côté, Kane s’offre une victoire à WrestleMania sous forme de juste retribution pour le travail accompli jusque là. On l’a dit, il était revenu masqué pour affronter Cena et la façon dont il avait jobbé pour lui était presque insultante au regard de la légende que représentent ce masque et ce lutteur. Ici, Kane est recompensé d’une victoire à WrestleMania contre l’un des top performers de la fédération et avec, en prime, le cri de joie de la foule au moment du tombé victorieux. Le heel provoquant une réaction positive et spontanée de la foule quand il bat la baby face de Smackdown. Que demander de plus pour Kane que ce brillant hommage qui lui est rendu ?

Après une petite pause mettant en scène Santino Marella, Capitaine Kirk, Mick Foley et Ron Simmons (segment classique mais sympa), on retourne vers le ring pour le match entre Cody Rhodes et le Big Show. Si l’Intercontinental Championship est en jeu, on retient surtout l’importance pour le Big Show de gagner et effacer ses moments pas franchement reluisants à WrestleMania. Une autre rivalité sortie du chapeau et pas très bien utilisée, même si on aura apprécié de voir Rhodes jouer la fouine face au géant Big Show. Le segment à Raw où Rhodes avait boxé la tête de Show était un moment fort de la rivalité, donnant un petit côté animal à la feud qui en avait bien besoin. A WrestleMania, le match a eu la physionomie attendue : un Big Show en contrôle et un Rhodes s’engouffrant dans la moindre brèche laissée ouverte par Show. Sans être transcendant, le match aura été bon, dans la continuité du match entre Orton et Kane. Encore une fois, les deux lutteurs ont su jouer sur leurs différences pour offrir un match varié alternant domination de Show et acharnement de Rhodes. Certains regretteront la défaite de Rhodes mais celui-ci n’a pas à rougir de son match, même s’il aura manqué quelques nearfall pour faire monter l’incertitude par rapport à au résultat. Cody Rhodes peut en tout cas être optimiste pour la suite et devrait jouer un rôle dans la futur de la WWE. Quand à Big Show, il a enfin son « WrestleMania Moment » et mérité de sortir vainqueur de l’affrontement. Même si la période n’est pas géniale pour lui et si son gimmik de nounours gentil nous fait regretter son époque heel, cette victoire est méritée pour lui. On espère par ailleurs qu’elle permettra à l’Intercontinental Championship de repartir un petit peu, puisque la ceinture a eu un petit coup de mou ces derniers temps après une bonne prise de pouvoir de Rhodes.

Allez, on passe maintenant au match de Divas et c’est bien parce qu’on a insisté pour que je le commente en tant que tel que je réserve toute une partie de cette chronique aux filles. Au programme, l’affrontement opposant Eve et Beth Phoenix à Kelly Kelly et Maria Menounos. Après l’entrée de Eve et Beth sur la musique de Eve (c’est pas Beth la championne…?), Kelly Kelly et Maria Menounos descendent la rampe, confirmant que Maria va combattre malgré les rumeurs de blessure à son sujet. Le match n’aura pas créé la surprise. Si, à la montre, il est équivalent au temps d’antenne total des Divas depuis le début de l’année, la qualité sur le ring aura elle été au niveau des prestations générales des filles ces derniers temps. Pas mal de botchs des deux côtés, pas d’intensité et une foule absolument pas intéressée par le match. Maria Menounos sera sifflée à son entrée sur le ring, Kelly Kelly essayera de lancer les applaudissement d’un public qui s’en fiche… Bref, le constat est cruel mais il est réaliste : les Divas touchent le fond cette année. Et ce n’est pas le travail de l’invitée du soir, qui aura plus galéré en montant sur la troisième corde qu’un Mark Henry, qui sauvera l’impression générale sur ce match. C’est surtout dommage pour Beth Phoenix et Eve, qui ont eu le droit à la pire opposition possible pour ce WrestleMania, Kelly Kelly étant vraiment insoutenable sur un ring, entre les cris, les mouvements sans impact et le courses dans les cordes risibles… Bref, fort heureusement, Maria aura réussi le roll up de la victoire et remporte la victoire. L’équipe pin-up sans talent sort donc victorieuse et les vraies lutteuses peuvent aller pleurer dans leur coin, la politique Divas à la WWE, c’est pas demain la veille que ça changera…

Ca y est, on y est ! Il reste quatre matchs et presque trois heures de show ! Et bien entendu, après un petit segment avec Shawn Michaels, voilà le match tant attendu, le Hell in a Cell entre Triple H et l’Undertaker. On appréciera l’invitation de Jim Ross à commenté, salué comme il se doit par Michael Cole (enfin, il semblerait que les bêtises soient terminées entre commentateurs!). Après l’entrée ratée d’un Shawn Michaels survolté (s’il y avait des feu d’artifices, la caméra a oublié de les filmer!), Triple H et l’Undertaker font leur entrée. Et même si ça avait de la gueule, on est loin des entrées grandioses qu’ont eu Taker et HBK il y a quelques années. Les entrées sont pourtant un moment attendu à chaque WrestleMania et on ici le sentiment que le rendez-vous a été raté. On appréciera toutefois le manteau à la Assassin’s Creed de l’Undertaker (ils n’ont pas lésiné sur les flammes et la fumée pour son entrée et ça, c’était vraiment énorme!) et la petite structure fumante dont est sorti Triple H. C’était bien, mais on aurait demandé du plus incroyable encore. Enfin, le thème du match, The Memory Remains par Metallica n’aura pas été bien exploité. Je ne pense pas être le seul qui aurait préféré les voir invoquer la cage en jouant en live à la place des concerts de fin de show. Mais passons… Enfin et pour finir sur les entrées, l’un des moments tant attendus serait le moment où l’Undertaker enleverait ENFIN se capuche et révélerait son crâne rasé. Passée la surprise, force est de constater que ce look lui va bien et lui donne un air de tueur. Bref, la cage descend avec force lumières, Shawn Michaels est prêt, les deux compétiteurs aussi, le décor est planté : l’un des plus grands moments de l’histoire, la fin d’une ère va commencer !

Et tout les fans attendaient ce match avec impatience, ils avaient raison. La fin de l’Undertaker mystique et intouchable avait donné un second souffle à cette rivalité, effaçant les peurs de voir un rematch de rematch. L’ajout de la cage autour des hommes avait provoqué l’impatience des fans qui esperaient voir du hardcore et du sang entre les deux légendes. Seul le fait que Shawn Michaels soit nommé arbitre spécial du match avait fait un peu peur aux fans, craignant que le résultat soit un screwjob dépendant du choix de Shawn Michaels. Mais la WWE a été excellente sur ce match. Le booking était parfait et le rôle de HBK n’aurait pas pu être meilleur. Finalement tiraillé entre le respect pour l’Undertaker et l’amitié pour Triple H, Shawn Michaels aura joué un second rôle parfait dans ce match et a su laisser la part belle aux deux protagonistes. De leur côté, Triple H et l’Undertaker auront fait le boulot qu’on attendait d’eux : un match hors comparaison, comme on en fait plus. L’affrontement aura été, comme prévu, physique, intense et dantesque. Le scénario retenu aura tenu la foule en haleine du début jusqu’à la fin, offrant aux fans le plaisir d’apprécier un dénouement pourtant attendu. Oui, la scène était déjà vue, oui, la victoire de l’Undertaker paraît finalement trop logique. Pourtant, à aucun moment on ne se sera ennuyer et personne, à la fin de ce match, n’aura penser pu « oui, bah tout ça pour ça… ». Les phases de domination se sont parfaitement enchainées et la domination de l’Undertaker en fin de match, pour finir Triple H, a été amenée avec finesse et brio. C’est ce genre de match qu’il faut voir dans sa vie pour comprendre l’importance du charisme et de l’expérience dans le catch, rappelant aux sceptiques que deux superstars annoncées comme « vieillissantes » peuvent encore tenir à elle seules l’affiche d’un WrestleMania. Certains regretteront que le match n’ai pas été plus hardcore, on y répondra en rappelant qu’un Deadman ne saigne pas. Surtout, au regard du match et de l’activité in-ring, on ne peut pas vraiment demander plus puisque les escaliers d’acier ou les chaises ont été parfaitement utilisés. Bref, pas de question à se poser, si vous n’avez pas vu ce match, voyez-le au plus vite. Pour finir, on appreciera l’image de fin avec Shawn Michaels et l’Undertaker sortant Triple H de l’arène. L’Undertaker a pris sa revanche et l’histoire entre les trois hommes devrait à priori être belle et bien finie. Reste à savoir si cette sortie était prévue dans le booking ou s’il s’agissait d’un baroud d’honneur pour ces trois légendes, après un dernier match inoubliable.

Drôle de choix de la part des bookers de placer le match par équipes après l’affrontement entre l’Undertaker et Triple H. C’est un peu comme enchaîner un foie gras avec un big mac frites coca. Parlons d’abord de ces entrées des équipes qui ont déjà mis le ton à ce match. La WWE s’est trompée et après avoir construit une belle rivalité entre deux équipes, a réussi a rater son rendez-vous. Les lutteurs entrent sur les thèmes des shows et rien que pour la déception de ne pas entendre la musique de Booker T raisonner à Miami, c’est une honte. Surtout, le match n’aura jamais réussi à entrer dans la dimension épique attendue. Alors que la direction des deux shows est en jeu, le combat n’arrive pas à donner d’intensité ou de moment fou où la foule retient son souffle. Encore une fois, Smackdown se sera demarqué par rapport à Raw en offrant, en fin de combat, un affrontement Marella et Zack Ryder contre Ziggler et The Miz. Pas la peine de faire un dessin pour vous expliquer en quoi ce carré final est bancal. Pire, Zack Ryder et Marella auront dominé leurs adversaires, preuve s’il en est que le comic prend la part belle sur le catch dans l’esprit des bookers sur certaines affiches. Pire, la fin de match provoquée par Eve donne vraiment un mauvais goût à cette victoire qui est volée dans le kayfabe (mais méritée vu les noms dans chaque équipe). Quoiqu’il en soit, le rendez-vous des équipes au terme d’une feud très intéressante aura été décevant, mais paraît finalement logique : on s’est fait de faux espoirs vis-à-vis d’une affiche qui ne méritait peut-être pas autant d’attente. Il y a toutefois quelques points positifs : c’est The Miz qui remporte la victoire pour son occupe, l’Awesome One signant enfin son retour. Par ailleurs, Laurinaitis prend la direction des deux shows et devrait mettre un peu d’ambiance dans les semaines à venir à Raw et Smackdown. Bonne nouvelle, d’autant que je suis personnellement un grand fan de son duo avec Otunga. Theodore Long ne devrait toutefois pas avoir dit son dernier mot et on devrait probablement retrouver la rivalité entre les deux General Managers à Bragging Right très bientôt…

On revient aux choses sérieuses pour les derniers matchs de la soirée et d’abord l’opposition entre les auto-proclamés Best in the World. Et juste avant le match, le nouveau manager des deux brands, John Laurinaitis, annonce à CM Punk que s’il perd les nerfs et se fait disqualifier, il perdre son titre au profit de Chris Jericho. Un peu de piment rajouté au combat donc, après une rivalité qui a su, dans les dernières semaines, entrer dans une toute autre dimension. Encore une fois, les entrées sont décevantes. Jericho semble perdu en attendant la vidéo rappelant ses attaques verbales sur Punk et l’entrée du WWE Champion manque un tout petit peu de piment, les feux d’artifice à l’extérieur du stade ne remplaçant pas une bonne vieille mise en scène. Très tôt, l’importance de la stipulation imposée par Laurinaitis aura été mise en avant dans le duel entre les deux hommes, Chris Jericho s’amusant à provoquer CM Punk, une chose qu’il sait faire mieux que quiconque. Face à lui, CM Punk répondra parfaitement aux provocations avec le jeu d’acteur qu’on lui connait. Côté ring, on aura comme attendu eu le droit à un affrontement surtout technique, les deux hommes montrant pourquoi ils peuvent tout les deux prétendre à l’appellation Best in the World. Sur les prises de risque, notamment, Chris Jericho aura prouvé qu’il était prêt pour ce match. On pourra juste regretter que ce combat n’ai pas le grain de folie et le rythme endiablé de la fin, réveillant la foule pour un dénouement au panache, garni de soumissions et de tombés enchaînés avec une justesse technique impressionnante. Finalement, CM Punk vs Jericho aura bien été le match des puristes, finissant logiquement sur une soumission de Punk, battant ainsi Chris Jericho, restant champion et Best in the World. Seul bémol : après un retour mitigé et un début d’année 2012 pour lui, Y2J avait grandement besoin de ce titre pour regagner sa crédibilité auprès de certains fans. Même si sa prestation aura été exemplaire contre Punk, certains ne retiendront que les défaites au Royal Rumble, à Elimination Chamber et à WrestleMania. Et si on ajoute à cela que rien n’assure que Y2J soit revenu pour de bon au catch et à 100% avec la WWE, on peut s’inquiéter de l’avenir de Jericho, qui a pourtant un sacré potentiel avec ce gimmik de rockstar arrogante (et qu’est-ce qu’on aime son manteau à lumières!) Pour CM Punk, par contre, pas d’ombre au tableau : il a enfin la reconnaissance qu’il mérite avec cette victoire à WrestleMania et est prêt pour le retour du défi Laurinaitis à Raw, en attendant Stone Cold Steve Austin au prochain WrestleMania. Que du bonheur pour le Best in the World !

Petit interlude après ce match avec l’apparition du Funkasaurus Brodus Clay, accompagné par Mama Clay. C’est marrant mais pas forcement bien placé puisque là encore, on a un mauvais contraste entre un très bon match et un segment beaucoup trop léger. La question se pose : pourquoi placer un moment aussi peu sérieux entre deux affiches si importantes pour les fans ? Alors après mes amis… Les moments les plus longs de ce WrestleMania : les concerts. Au programme : P. Diddy qui apparaît pour annoncer son protégé, Machine Gun Kelly et qui n’a visiblement rien à dire au micro (il a qu’a dire qu’il est venu faire sa pub et palper de la money, l’impression sera la même) suivi des musiques de deux lutteurs interprétées en live. D’un côté, Invicible avec un MGK survolté mais une Skylar Grey trop en retrait, remplacant Ester Dean mais s’attirant les foudres de certains fans l’accusant de ruiner la chanson malgré le playback. Un playback beaucoup trop présent qui ne réussira pas non plus à FloRida et Stacy (pas trouvé plus d’info sur la chanteuse), interprétant ses deux tubes du moment mais ne faisant que grandir l’impatience du public. Bref, on a hâte que ça finisse et les lyrics préparés pour l’occasion ne sauveront pas l’impression de longueur de ces instants. Mais finalement, on les a enfin, les entrées de nos deux lutteurs. Là encore, rien de bien extraordinaire et c’est dommage. John Cena innove juste un peu en présentant sa nouvelle collection, choisissant cette fois le vert pour provoquer la foule de Miami : les Celtics et les Heats sont de grand rivaux en NBA et il n’en fallait pas plus pour accentuer la haine du public à l’égard de Cena. Le décor est planté.

Et ce match m’aura personnellement bien plu. Beaucoup on hurlé au scandale sur ce match. Certains râleront contre le match en lui-même, apparemment pas assez bien, d’autre crieront à l’injustice par rapport à la victoire du Rock. Commencons sur le match en lui-même. Il s’agit là d’un classique du catch américain, une sorte de retour aux sources. Là où le CM Punk vs Chris Jericho est l’exemple parfait de l’arrivée de la technique dans le ring de la WWE, le combat du Rock contre Cena, au même titre que l’affrontement entre l’Undertaker et Triple H rappelle à tous qu’à la base, la WWE a construit son succès en présentant des bodybuilders engagés dans un combat de muscle et de testostérone. Il n’y a qu’à voir le STF de John Cena verrouillé sur The Rock : ce dernier fait mine de s’évanouir avant de retenir son bras au dernier moment et revenir dans le match. Il s’agit là d’un spot classique de l’Attitude Era qu’on ne voit plus de nos jours. En considérant que ce match est une sorte d’hommage aux grandes années de la WWE, on peut dire qu’on a eu le droit à un bel affrontement. Un détail toutefois m’a marqué. Tout au long du match, les droites ont volé entre les deux hommes et difficile de dire si elle était très bien échangées ou si elle claquait plus que d’habitude, mais je les trouvais très… viriles. Sur l’une d’elle notamment, John Cena a semblé perdre son calme, lancant un regard véritablement haineux au Rock avant de se jeter sur lui. La descente de la cuisse sur le Rock était elle aussi particulièrement rude, étrangement portée par Cena sur le haut du dos du Rock plutôt que sur son crâne. Drôle de prise de risque de la part d’un Cena que l’on connait comme étant très professionnel. Bref, on peut légitimement se demander si, sur la lignée des trash talks des ces derniers mois, les deux hommes n’auraient pas un peu dépassé le cadre de leur rivalité sur le ring. Néanmoins, outre cette interrogation, on peut retenir de ce match qu’il était excellent, dans la tradition des matchs de gros bras de la WWE. The Rock a fait très vite taire les mauvaises langues avec un enchaînement technique pour le moins surprenant en début de match et Cena a très bien travaillé sur la longueur.

Parlons maintenant du résultat. J’ai lu énormément de réactions évoquant le fait que Cena aurait du gagner, ayant dominé le match de bout en bout. Certains auraient besoin de se rafraîchir le mémoire sur The Rock. Ce dernier a souvent gagné ses matchs à l’arrachée, en s’accrochant désespérément et profitant d’une ouverture au dernier moment pour placer un finisher et remporter la victoire. Ces critiques sont à mon sens infondées, au même titre que les critiques sur son trash talk à l’égard de Cena et ses attaques en dessous de la ceinture : The Rock n’a jamais été un grand poète et c’est presque une marque de fabrique pour lui d’attaquer ses adversaire au micro avec le niveau d’un enfant de maternelle. C’est pour ça que certains l’aiment ! La vraie critique que l’on peut faire vis-à-vis de ce match est le fait que The Rock gagne aux dépends de John Cena, qui enchaîne deux WrestleMania sans victoire alors qu’il est celui qui, aujourd’hui, donne le plus de son temps et de ses efforts pour faire vivre la fédération. C’est vrai, c’est dur, mais comme on dit, c’est le business, ça marche comme ça. Et cette défaite de Cena peut-être le point de départ d’un nouvel élan dans sa carrière, un élan que l’on attend depuis un moment avec notamment la rivalité contre Kane… Toutefois, je ne pense pas qu’il faille s’inquiéter pour Cena dans l’avenir. Cet homme là est un vrai professionnel et je pense qu’il sait que faire gagner The Rock à Miami était la solution la plus logique. Et nous savons tous que ce n’est pas le dernier WrestleMania du Marine, loin de là. Quand à The Rock, on l’a dit, sa victoire était attendue et ne créé par vraiment la surprise, au contraire d’un match qui a tenu en haleine et a du en rendre plus d’un fou à travers le monde. A l’heure du bilan, son retour est gagnant puisqu’il a tenu le Road to WrestleMania et WrestleMania 28 sur ses épaules avec Cena, offrant aux fans un retour à la grande époque à base de Trash Talk, de segments endiablés, d’opposition d’univers de fans et conclu par un match digne des plus grands. Bravo à eux.

Voilà, ce WrestleMania est debriefé. Pour conclure sur une appréciation générale, j’ai personnellement bien aimé ce WrestleMania, qui a su monter dans les tours au fil de la carte, même si le match par équipes et celui de Bryan contre Sheamus ont déçu. J’ai particulièrement apprécié le contraste proposé entre les deux matchs de brawlers et celui très technique de CM Punk et Jericho, ces trois matchs répondant aux attentes des fans en terme d’intensité, de contenu in-ring et de suspens. Du bon boulot pour la WWE, même si tout n’a pas été parfait : on pense notamment aux pauses concerts trop showbiz et malvenues ou aux entrées pas assez spectaculaires. Mais au final, WrestleMania 28 aura réussi à rehausser le niveau après deux éditions en dessous. De bonne augure pour le prochain numéro qui s’annonce, avec les premières rumeurs, tout à fait exceptionnel ! Allez, on se retrouve demain pour le debrief de la semaine passée, en plein après-WrestleMania. Du lourd à venir ! Bonne soirée et à demain !

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Salut à toutes et à tous et bienvenue pour ce nouveau numéro du Road to WrestleMania de Pino. Cette semaine encore, nous allons parler des dernières avancées dans les rivalités de WrestleMania et évoquer la préparation du grand événement du 1er avril prochain ! Comme d’habitude, je vous invites à réagir à cette chronique et son contenu en donnant votre avis à vous et vos prévisions éventuelles pour WrestleMania. Et sans plus attendre, on débrief la semaine !

On commence cette semaine avec The Rock vs Cena. Sans dévier de sa trajectoire virile et testostérone des dernières semaines, les deux protagonistes avaient un rendez-vous important à négocier à Raw puisqu’une soirée concerts était prévue pour illustre la rivalité entre les deux hommes. Un choix risqué qui aurait pu facilement tourner à la caricature, pourtant, force est de constater que les deux lutteurs ont su transformer l’essai avec brio. John Cena d’abord, en ouverture de show, a créé la sensation en arrivant sur le ring dans sa tenue de rappeur et avec un thème sorti des DVD d’archive. Rajeuni de plusieurs années, le Marine aura répondu présent en descendant The Rock en bonne et due forme, dans un rap bref mais efficace avec juste ce qu’il fallait de trash talk. The Rock aura lui clôturé Raw en apothéose, en déchaînant le public sur une reprise de « Jailhouse Rock » de Elvis Presley. Là encore, on dépasse complètement le cadre du PG pour le plus grand plaisir des fans qui n’en finissent plus d’halluciner devant un segment qui fait office, aujourd’hui, d’OVNI. Alors, bien-sûr, les avis resteront partagés. The Rock a les paroles de ses chansons, The Rock a l’insulte facile et mauvaise, The Rock par-ci, The Rock par-là. Je préférerais voir dans cette rivalité une excellente orchestration : The Rock se comporte comme il l’a toujours fait (et oui, historiquement, le personnage du Rock a toujours été un cheap-shooter assumé, efficace dans le crêpage de bas étage, très cohérent avec l’esprit WWF et l’Attitude Era où les lutteurs étaient encore des brutes épaisses qui se battaient pour un oui ou pour un non, et pas des superstars pseudo-syndicalistes qui se mettent un grève quand, soudainement, ils trouvent leur environnement de travail pas assez sécurisant. Forcément, y a un contraste…) et Cena s’adapte à cette rivalité codée « à l’ancienne », en adoptant à son tour un trash-talk surprenant dans la bouche du baby face auquel on a été habitué ces dernières années. Bref, cette semaine encore, du très bon pour cette rivalité qui tiens décidement ses promesses, avec des segments véritablement captivants et une intensité qui n’en fini plus de croître à l’approche de WrestleMania. Ajoutez à cela le brouillard savamment entretenu par la WWE autour de la vraie relation Dwayne Johnson/Cena, l’incertitude autour du personnage du Rock, sincère à l’écran ou pas et la ferveur des membres de la Team Bring It et de la Team Cenation, toujours prêts à défendre leur poulain au détriment parfois même du bon sens et vous avez l’une des meilleurs feuds produite par la WWE ces dernières années, pour un Main-Event qui, si The Rock est au meilleur niveau, devrait ravir les fans. Vivement WrestleMania.

 L’autre electro-choc de Raw, cela ne vous a certainement pas échappé, c’était le véritable Pipebomb interstellaire envoyé par Chris Jericho en travers de la tronche de CM Punk. Après un match anecdotique qui a vu la défaite du Miz contre le champion WWE, le premier nommé ratant son occasion de rejoindre la Team Laurinaitis à WrestleMania (pour le moment ?), Chris Jericho apparaît sur le titantron pour ce qui devait être une nouvelle provocation classique histoire d’entretenir la flamme entre les deux hommes. Mais à la surprise d’une arène sous le choc, Jericho a envoyé du bois bien sec pour enflammer l’atmosphère entre les deux hommes. En s’attaquant au père de CM Punk, alcoolique, en direct à Raw, Jericho a sorti, dans le fond et dans la forme, une des promo les plus abouties de sa carrière. Enfin, la rivalité dépasse le cadre classique du champion vs challenger, avec le Best in the World en leitmotiv. En quelques minutes, l’animosité entre les deux hommes devient réelle, le champion, jusque là imperturbable, accuse le coup à l’écran et l’image du porteur de ceinture imbattable, se fend en direct, nous rappelant qu’après tout, Jericho a gagné il y a quelques temps contre lui. Les pièces du puzzle prennent enfin place et l’image est saisissante : Jericho se marre, CM Punk éloigne les caméras. On a enfin le contexte tant attendu entre les deux hommes, une vraie guerre psychologique, qui amènera certainement une réaction d’orgueil de CM Punk au prochain Raw et, on l’espère, une réponse à la hauteur de l’attaque fantastique de Chris Jericho. Et au delà de cela, il faut féliciter Phil Brooks qui, pour illustrer ce match d’anthologie à WrestleMania et faire de cet affrontement un événement à part entière, accepte d’amener ses problèmes personnels et bien concrets à l’écran. Une preuve de l’engagement véritable de certains performers de la WWE, prêts à ce donner à 200% pour le business. Et un rappel, si besoin est, que CM Punk mérite plus que quiconque aujourd’hui d’être main-eventer à Raw. L’effet est en tout cas réussi et à 2 semaines de l’évènement, le combat entre Chris Jerico et CM Punk prend enfin sa place dans la carte, là où elle le mérite : ce match sera pour les fans, le troisième pilier de la soirée.

En lisant certains avis sur internet ces derniers temps, il m’est apparu que tout le monde n’était pas ravi que Shawn Michaels pointe le bout de son nez dans la rivalité entre Triple H et The Undertaker. Cette semaine, ce qui en dérange certains m’est finalement apparu assez clair. Il était prévu, cette semaine, à Raw, que l’Undertaker et Shawn Michaels aient une confrontation au micro, rebondissant sur le fait que HBK soit nommé arbitre spécial du match. Le fait est que cette confrontation micro, malgré tout le côté presque historique (déjà !) et les souvenirs qu’elle ravive, aura été assez décevante. Ponctuée par les What du public, qui semble se lasser de ce manège à trois, HBK et l’Undertaker vont s’éloigner un peu du sujet qui nous intéresse tous et se perdre dans des considérations d’égo et de machin qui va finir ceci ou cela. On en oublie un peu le principal : on va voir un Hell in a Cell entre deux vétérans à WrestleMania, une formule propice au match inoubliable. Au lieu d’insister sur cela, Shawn Michaels est un peu trop mis en avant et l’histoire entre les trois hommes à WrestleMania revient trop sur le tapis, ravivant les inquiétudes des fans par rapport au soucis majeur de l’affiche : il s’agit d’un rematch de la revanche du meilleur copain de celui qui a perdu contre l’Undertaker en rematch de WrestleMania 25… Et finalement, on peut se demander si l’ajout d’HBK en arbitre soit une bonne chose, si on considère que la vague de satisfaction après l’annonce du Hell in a Cell était déjà très flatteuse pour ce match. Pire, comme je le disais la semaine dernière, Shawn Michaels ajoute au suspens autour du résultat puisqu’il pourrait, actuellement, avantager l’un ou l’autre des participants. Mais le problème vient du fait qu’il risque, selon toute vraisemblance, avantager l’un des deux hommes : si Triple H gagne grâce à Shawn Michaels, sa streak sera brisée de façon illicite et donc sans gloire, mais si l’Undertaker gagne grâce à HBK, sa streak continuera sans gloire. Or, dans un combat annoncé comme un choc entre deux légendes, un duel d’homme avec comme enjeu celui d’être le plus fort, le fait de voir un arbitre spécial arriver dans l’histoire et certainement influer sur le résultat (on voit mal HBK rester en dehors de l’histoire et garder sa neutralité…) gâche complètement l’idée du « à la fin du match, on saura qui est le meilleur ». Dommage, donc, mais logique, puisque le WWE, grâce à cela, a déjà préparé le WrestleMania 29 et un retour de l’Undertaker avec comme grande idée « cette fois, pas d’arbitre spécial, juste toi et moi, yeux dans les yeux ». On semble en tout cas se diriger vers ce schéma et cette semaine, l’affiche perd un peu de son intêret. Reste à se raccrocher à l’espoir que le match soit énorme, que les coups pleuvent et que le sang coule (si, je suis confiant !) entre les deux (trois ?) hommes. Et bien entendu, il ne faudra pas oublier de se mettre en mode « mark » pour profiter à fond de ce combat.

Allez on continue avec le point General Manager et les premières annonces dans les équipes. Du côté de Teddy Long, qui commence à convaincre dans son rôle (ce n’est pas encore ça à mon goût, mais il semblerait que j’ai été trop catégorique avec Long la semaine dernière, tout le monde peut avoir un jour sans!) et son capitaine charismatique Santino Marella, le stable enregistre l’arrivée de Kofi Kingston et R-Truth. De son côté, Laurinaitis, qui avait déjà annoncé Mark Henry (qui s’est offert un squash anecdotique sur Yoshi Tatsu à Smackdown) en renfort de Otunga, peut se féliciter d’accueillir Christian dans ses rangs. Côté Long, donc, statut quo dans l’équipe, c’est pas mal mais pas transcendant non plus. Pour l’équipe de Johnnie, on commence à y voir clair. Christian, déjà, fait un bon retour à Smackdown et rappelle à tous pourquoi on l’appelle Capitain Charisma. Ca ne devrait pas durer longtemps s’il insiste et continue à nous vendre du One More Match dans les prochains mois, mais sur ce dernier Smackdown, son segment avec les deux General Manager fait office de bon opener. C’est par ailleurs un bon tremplin pour le match opposant Otunga à Kingston, gagné par ce dernier. La Team long montre qu’elle est à craindre et la Team Laurinaitis montre déjà son esprit maléfique avec l’intervention dans le match de Christian. Surtout, Otunga, sans être génial sur le ring, faut pas rêver non plus, montre enfin quelque chose et semble trouver son rythme aux côtés de Laurinaitis. J’en étonnerais sûrement plus d’un, mais il commence doucement à se faire une place dans mon cœur à côté d’un General Manager que j’apprécie particulièrement : et oui, le cœur a ses raisons que la raison ignore et, même si ces deux acteurs sont très moyens dès qu’il s’agit de cracher un texte, je les trouve convainquant dans leurs rôles respectifs. Bref, une rivalité qui anime agréablement le midcard et fera un excellent trou normand dans la carte très copieuse de WrestleMania.

Pour Daniel Bryan et Sheamus, la donne est bien différente. On n’arrivera pas, avec cette nouvelle semaine d’errance, à nous enlever l’impression désagréable que les deux sont les gros jobbers de luxe de ce WrestleMania 28. Sheamus va combattre contre Dolph Ziggler en ouverture de Raw et contre Chris Jericho en clôture de Smackdown, perdant par décompte extérieur dans le deuxième match. Un décompte bien aidé par une attaque de Daniel Bryan, venu assisté au match. Heureusement d’ailleurs, car sans cela (et les commentaires de Michael Cole), il aurait été difficile de garder à l’esprit que Sheamus et Bryan s’affronteront à WrestleMania. On a donc eu le droit à une timide attaque du champion sur son challenger, mais c’est toujours trop maigre pour parler de vraie intensité. Le tout reste correct pour un match de WrestleMania mais reste bien loin des affiches proposées par Raw pour le 1er avril : bref, tout ceci est particulièrement représentatif de la médiocrité actuelle de Smackdown. Je donnerais toutefois un bon point cette semaine à Daniel Bryan, qui commence à mettre en place son attitude machiste à l’égard de sa copine AJ et se construit un personnage intéressant. Bien entendu, il n’y a la aucun rapport avec Sheamus et on a l’impression que la WWE construit déjà l’après WrestleMania de Daniel Bryan, sauce rupture avec AJ, mais le tout rend pas si mal à l’écran. On s’amusera de le voir coacher sa copine comme un père motive son fils à un match le dimanche et célébrer sa victoire contre Brie Bella (ou sa sœur…) comme s’il avait lui-même remporté le titre mondial. Oui, c’est énervant, oui, il est détestable, mais après tout, eh, c’est un heel ! Ses petits clashs sans s’en rendre compte à l’encontre de la fragile et naïve AJ prêtent eux-aussi à sourire. Bien entendu, on se demande où cela va mener Daniel Bryan, qui ne semble plus s’inscrire dans la durée avec la ceinture, d’autant que pour WrestleMania, sa relation avec AJ ne devrait servir à rien, mais bon… On s’en contentera.

 Pour finir, on parlera des trois autres feuds qui n’ont pas grandement avancé cette semaine. Pour commencer, rien ne bouge du côté de Big Show et Cody Rhodes, le premier détruisant le malheureux Drew McIntyre à Smackdown, le second battant The Great Khali dans la même soirée. Rien d’ajouté, rien d’enlever donc. Pour Randy Orton et Kane, ça bouge en fin. Après avoir battu Swagger à Raw, Orton est alerté par les flammes typiques de Kane. Toutefois, c’est à Smackdown que la confrontation aura lieu et… au micro ! Après plusieurs mois d’actions sans un mot, ça y est, Randy Orton parle et nous ressort son « My name is Randy Orton » qui n’avait, soyons honnête, manqué à personne. Toutefois et bien que je sois très réticent à l’idée d’écouter Orton parler, puisque je suis fan de son personnage tout en action et muet, je dois reconnaître que cette promo aura été convaincante en cela qu’elle reste sur le registre « J’suis quand même une brute de décoffrage et j’viens pas pour raconter ma vie, juste là, j’ai pas l’choix, faut qu’on parle ». L’idée principale étant qu’Orton veut juste savoir pourquoi il va faire bouffer ses dents au Big Red Monster. Et ça c’est cool, ça c’est viril, ça c’est bref mais intense, ça c’est du catch. Le Kane arrive juste derrière lui et complète bien Orton au micro, dans le registre voix grave, on parle lentement pour se donner un genre. Jericho a du aimer. Finalement, après le long speech de Kane qui explique pourquoi il s’attaque à Orton, rappelant à tous que son personnage reste un maniaque compulsif particulièrement dérangeant, Orton coupe court à la promo en disant, en gros « oké, et du coup, ramène ton gras sur le ring qu’on règle ça à l’ancienne ». C’est du tout bon, les deux passent l’obstacle du segment micro explicatif haut la main et valident leur ticket pour WrestleMania : c’était pas bien engagé, mais on aura plaisir à les voir à WrestleMania. Quand à Orton. J’ai passé mes dernières semaines à dire que sans le micro, il avait l’un des personnages les plus intéressants et sur le dernier Smackdown, il a montré qu’il pouvait, tout de même, prendre le micro de temps en temps pour nous vendre du rêver au kilo. Là encore, chapeau l’artiste. Enfin, le dernier match annoncé cette semaine concerne les Diva’s : Eve et Beth Phoenix deviennent potes parce qu’elles sont toutes les deux super garces et ça c’est trop cool, mais Kelly Kelly est l’ancienne meilleure bestah de Eve, donc on lui met un title match contre Beth Phoenix pour qu’elle affronte sa meilleure ennemie à WrestleMania. Et en soutien de Kelly Kelly, c’est Maria Menounos, qu’on a déjà vue à Raw contre Beth Phoenix notamment, qui viendra épauler la blonde. Bref, un truc tombé d’un peu nulle part, d’autant que Menounos ne devrait a priori par se pointer à Raw avant WrestleMania…

Voilà, c’est tout pour cette semaine et à deux semaines de WrestleMania, on peut dire que tout ça commence à prendre forme ! On est dans le sprint final et l’atmosphère WrestleMania est bien présente. On ne manquera pas de vous faire vivre tout ça sur Catch au Quotidien, à commencer par le live de Raw demain soir qui devrait être chaud bouillant, avec la suite des rivalités Rock vs Cena et Undertaker vs Triple H, ainsi que la réponse de CM Punk à Chris Jericho ! En attendant WrestleMania le 1er avril sur Catch au Quotidien, restez connecté et à dimanche prochain !

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Salut à toutes et à tous et bienvenue pour ce deuxième numéro du Road to WrestleMania de Pino. En cette période de préparation au plus grand évènement de l’année à la WWE, je me propose de suivre pour vous les avancées des rivalités que nous aurons le plaisir de retrouver au soir du 1er avril. J’en profite pour vous rappeler que WrestleMania sera en direct sur Catch au Quotidien et commenté par moi-même et mes chers collègues pour vous, en français. Cette chronique fais bien évidemment partie du vaste programme pre-WrestleMania mis en place afin de préparer au mieux l’évènement ! J’espère lire, comme chaque semaine, vos réactions à cette chronique et vous invite à donner votre avis sur les shows de la semaine ! Allez, sans plus attendre, debriefons cette semaine à la WWE !

General Manager vs General Manager : Laurinaitis vs Theodore Long et les conséquences qui en découlent…

Difficile de suivre la WWE cette semaine sans entendre parler de la grosse rivalité du moment : le General Manager vs General Manager. Au programme : un échange de show entre les deux hommes pour essayer de convaincre le board, qui pourrait choisir entre Laurinaitis et Long pour diriger les deux shows. Ils auront l’occasion d’être face à face à plusieurs reprises : lors de Raw d’abord, quand Long vire Laurinaitis de l’arène, puis à Smackdown où Laurinaitis a profité du fait de diriger le show pour donner un match à Aksana contre… Kane. Au lieu de ça, on nous a vendu un match entre les Managers pendant la soirée pour finalement mettre en scène un segment à l’intérêt douteux. Encore une fois, l’acting désastreux de Theodore Long et sa copine nous amènera à préférer le duo Laurinaitis et Otunga qui, sans briller, fait tout de même son boulot : on s’habitude enfin à Otunga (tant qu’il ne catche pas…) et Laurinaitis a su passer du lèche-cul sans amour propre à la terreur des bacs à sable que l’on a vu cette semaine. Si son micro n’évolue pas, sa mine déterminée plutôt crédible et son charisme naturel dans ce rôle sauvent le tableau et permettent à cette rivalité d’intéresser. On regrettera bien entendu le côté recyclé de Bischoff vs Long ou la trop forte ressemblance entre l’attitude de Laurinaitis et celle d’un certain Vince McMahon à l’époque, mais dans le paysage de la WWE actuellement, il faut savoir se contenter de peu. Surtout, la rivalité apporte un petit vent de fraîcheur cette semaine le vendredi soir. Et si c’était vraiment Long, le problème Smackdown ? Enfin, au niveau du booking, on retrouve plusieurs matchs impliquant beaucoup (trop ?) de lutteurs, ne donnant pas pour l’instant de réelles pistes pour un éventuel match en équipe à WrestleMania. Si c’est encore un peu brouillon, on appréciera que Drew McIntyre soit sauvé par Laurinaitis : ça fait déjà deux fois pour le Chosen One (qui porte bien son nom, finalement), qui pourrait enfin revenir sur le devant de la scène à Smackdown (et sans mèche bizarre dans les cheveux!). Pour l’instant, ce serait contre The Great Khali et Hornswoggle, mais franchement, pour Drew McIntyre, c’est mieux que rien…

Et deux grosses rivalités cette semaine seront indexées à la guerre des Managers. Santino contre Swagger, d’abord. Importante sans l’être, cette rivalité offrira une bonne attraction d’ouverture à Smackdown, surtout grâce au Steel Cage et donnera lieu à un changement de main de l’United States Championship qui reviens à Marella. Ni une ni deux, Laurinaitis propose un rematch en Steel Cage, répondant à ce match pour le titre initié par Teddy Long. Une animation midcard au final tout à fait potable même si certains diront, à raison, que le titre des Etats-Unis vaut mieux que cela. Difficile de lire dans l’avenir du champion des Etats-Unis ou même de sa ceinture à l’heure actuel : Dark Match à WrestleMania ou participation à la bataille des General Managers, si elle est confirmée ? De la même manière, on peut se demander si Swagger sera orienté vers une équipe avec Ziggler ou continuera à chasser le titre US dans les semaines à venir.

La deuxième rivalité concernée un peu malgré elle par la bataille Long vs Laurinaitis est la rivalité opposant Orton à Kane. On avait déjà du mal à comprendre que Kane s’intéresse à Orton, voilà que cette semaine, Kane devient le bulldog de Laurinaitis qui claque des doigts et le Big Red Monster apparaît. Il faudra juste m’expliquer, dans le kayfabe, ce que Kane a à faire des chamailleries entre Long et Laurinaitis… On imagine facilement le gros monstre sadique et satanique en pleine séance de scarification dans une cave humide répondre à un sms reçu sur son smartphone (sonnerie : Personnal Jesus de Marilyn Manson…), envoyé par Laurinaitis et lui demandant de venir tabasser Aksana. Non, sérieusement. Kane et sa folie mystico-philosophique est vraiment censé être dans un autre monde que celui de Laurinaitis et Long… Quoiqu’il en soit, Orton interviendra pour défendre Long contre Kane, Kane interviendra Orton pour l’empêcher de fêter sa victoire en Main-Event de Smackdown. Au final, un brawl dans le public et puis sans va. La rivalité silencieuse fait son boulot et avance, au risque d’être reprise par les General Managers alors qu’un match en face à face entre Kane et Orton n’est pas encore officialisé…

The Rock vs John Cena et Triple H vs Undertaker (Shawn Michaels en arbitre spécial) : le top micro de sortie

Je ferais vite sur ces deux rivalités qui avancent tranquillement et sûrement cette semaine encore. Pourquoi ? Car finalement, je pourrais aussi bien me répéter sur trois paragraphes chaque semaines jusqu’à WrestleMania tant les performeurs impliqués tiennent leurs promesses et offrent, show après show, les prestations espérées par les fans. Du côté de la rivalité entre The Rock et John Cena, c’est le Marine qui cette semaine aura eu la primeur de porter le segment in-ring sur les épaules. Une formule qui a sensiblement mieux marché que la semaine précédente (il y avait peu de marge de manœuvre tant le segment précédent était bon) : on préfère voir The Rock dans le rôle « Arrive. Fais lever les foules. Part. » et Cena dans le rôle du provocateur qui appelle l’adversaire sur le ring. Cena est fidèle à lui-même : solide, impliqué dans la rivalité, on aime le voir comme ça. De son côté, The Rock offre des promotions en vidéo tout au long du show, en fil rouge, histoire de cracher le venin sur Cena comme il se doit et nous offrir de franches rigolades. Il interviendra ensuite dans le segment de Cena et le rendu final est quasi parfait : cette rivalité, en plus de nous proposer les performances de deux showmans visiblement motivés par ce qu’ils font chaque semaine, en segment ou en promo, nous offre de vrais moments d’intensité et prend enfin la dimension titanesque attendue jusque là.

Les bases commencent à être vraiment solides et l’atmosphère entourant ces deux hommes est électrique : entre l’amalgame Dwayne Johnson/The Rock, l’incertitude quand à la vraie relation des deux hommes, la guerre Team BringIt vs Team Cena et les éternels débats entre haters et fans, il y a de quoi faire encore et encore avec cette rivalité qui va nous tenir en haleine jusqu’à WrestleMania. Reste à sortir le match que tout le monde attendra le 1er avril. Pour le Hell in a Cell Match, c’est Shawn Michaels qui s’y colle encore cette semaine et donne un bon segment d’ouverture avec Triple H, annonçant par la même qu’il sera arbitre du match de son meilleur copain contre l’Undertaker. Un ajout de marque qui, si nécessaire, aide à faire de ce match une affiche très attendue par les fans. HBK sera donc tiraillé entre l’envie de voir l’Undertaker prendre sa retraite et la peur de voir son meilleur ami réussir là où il a échoué. Impossible ou presque, donc, de donner un pronostique sûr avant ce match. Finalement, la WWE a su revenir aux basiques avec ces 5 superstars exceptionnelles et leur a donné les meilleurs outils pour nous offrir un spectacle digne de ce nom. Bravo.

Les titres majeurs à WrestleMania : ça intéresse encore quelqu’un du coup… ?

Parlons à présent des matchs pour les titres majeurs qui auront lieu à WrestleMania. D’un côté, le titre WWE sera disputé entre CM Punk et Chris Jericho, de l’autre, c’est pour le World Heavyweight Championship que Daniel Bryan et Sheamus s’affronteront. Et mieux vaut tard que jamais, ces rivalités commencent enfin à prendre un peu d’épaisseur. Alors rien de bien transcendant, mais tout de même, de quoi être optimiste pour WrestleMania : ces matchs ne seront pas que des bouche-trou laissant la vedette aux matchs de légendes. A Raw, Jericho continue son travail contre CM Punk. Malgré l’attaque d’après match il y a quelques temps et l’opposition micro entre les deux hommes, cette rivalité entre les deux hommes est encore trop étouffée par la concurrence imposée par The Rock, Cena, HBK, Triple HHH, l’Undertaker… Non pas que Y2J et Punk soient moins bons ou moins méritants que les superstars nommées. Mais entre le temps d’antenne limité et le côté légendaire des autres feuds, le combat Best in the World apparaît (et c’est un paradoxe) trop classique pour monopoliser l’attention. Et pourtant, quand on y regarde de plus près, les ingrédients sont là : de l’animosité, des victoires partagées et sans tricherie d’un côté comme de l’autre ainsi qu’un Jericho qui donne enfin l’impression qu’il sera prêt pour un match dantesque à WrestleMania. Il ne manque donc qu’un peu plus de temps d’antenne pour qu’on arrête de se dire, en regardant Raw « Ah oui, c’est vrai, ces deux là vont s’affronter ». L’autre solution serait de demander une baisse de niveau des deux rivalités phares de WrestleMania, mais on serait bien masochistes de réfléchir ainsi.

De leurs côtés, les deux rookies (ou presque) de ce WrestleMania ont encore du travail. Malgré un segment les opposant cette semaine à Smackdown, sous le regard bienveillant du metteur de bazar (pour rester poli) Michael Cole, on a toujours cette désagréable impression que leur rivalité existe par défaut. En effet, leurs clashs sont finalement assez mous et le « Tais-toi AJ » du mâle bigarré qu’est Bryan ou l’impact impressionnant de Sheamus en match restent plus dans les mémoires que les provocations mollassonnes que s’envoient les deux lutteurs au micro. Un segment qui finira d’ailleurs en queue de poisson avec l’arrivée des superstars participant au Main Event de Smackdown. Et alors qu’en fin de match, Sheamus se jette sur Bryan pour engager un combat en tête à tête à l’extérieur du ring, Orton et Kane volent la vedette et nous font une nouvelle fois oublier que Sheamus et Bryan sont censés se tataner la figure à l’autre bout de l’arène. Bref, les plus optimistes diront que les bases sont là pour la semaine prochaine, mais tout ceci est encore bien maigre pour s’extasier sur cette affiche : oui, le match sera certainement de qualité entre deux lutteurs au talent indéniable. Mais entre le manque d’intensité dans cette feud et le fait que Daniel Bryan n’ai plus gagné de façon incontestable depuis un moment amènent un regretter un booking baclé en préparation de ce match. Il reste trois semaines, mais quand même…

 Les autres à WrestleMania : Cody Rhodes vs Big Show, les Tag Teams…

Cette semaine encore, Cody Rhodes aura provoqué le Big Show en rappelant son parcours extraordinaire à WrestleMania. Rien d’extraordinaire, la feud continuant elle aussi sur la lancée de ces dernières semaines. L’opposition des deux hommes lors du Main Event n’apportera rien à la rivalité qui, programmée pour WrestleMania, se contentera de garder le rythme actuel : un souvenir gênant pour Show imposé par Rhodes et surtout pas d’affrontement en face à face entre les deux lutteurs. C’est d’ailleurs pour compenser la monotonie de cette rivalité que, sur internet et le site officiel de la WWE, on se demande si Rhodes n’aurait pas peur du Big Show. Clairvoyants, les confrères. Côté Tag Teams, ça se précise ! Nos champions Tag Teams actuels sont bien actifs et apparaissent régulièrement à l’écran. A Smackdown, on les retrouvera contre l’équipe montante de Kofi Kingston et R-Truth. On peut donc être optimistes et attendre un match à WrestleMania avec ces deux équipes.

Toutefois, la WWE a une bonne occasion d’offrir un peu plus que cela puisque les équipes des Usos, celle de Swagger et Ziggler ou même celle de Hunico et Camacho semblent disponibles pour apporter un petit plus à un éventuel match pour le titre par équipe à WrestleMania. Il y a donc de quoi faire histoire de relancer un peu la division et entamer la période après WrestleMania 28 sur le bon pied. Enfin, celui qui inquiète toujours plus reste The Miz. Et alors que les jours avancent, cela sent mauvais pour l’Awesome One qui risque de se taper un scénario bidon au soir du 1er Avril. La promo micro « j’ai pas eu de match, c’est un scandale » avec un brawl éventuel d’une guest star invitées (Shaquille O’Neal ?) semble par exemple tout à fait probable… Reste à savoir s’il est prévu que le Miz remonte la pente ou si son avenir est dores-et-déjà compromis, d’autant qu’il reste sur une suite de défaites inquiétante… L’interrogation reste la même pour certains (anciens) main-eventers : Alberto Del Rio, Mark Henry, Christian… Plus ou moins là ces derniers temps et à trois semaines de l’évènement, on attend toujours d’en savoir plus sur leur avenir.

Allez, c’est tout pour cette semaine et c’est déjà pas mal ! On suivra Raw avec attention cette semaine, une soirée musicale étant prévue autour des personnages de The Rock et John Cena, et bien entendu l’évolution de toutes les feuds du moment Lundi comme Vendredi à Smackdown. N’oubliez pas que ce mercredi, Catch au Quotidien fêtera sa deuxième année d’existence ! Peut-être quelques bonnes surprises au rendez-vous… Pour ma part, je vous retrouvez dimanche prochain pour un nouveau numéro du Road to WrestleMania de Pino ! Merci d’avoir lu et à dimanche prochain !

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Salut à toutes et à tous et bienvenue pour ce premier numéro spécial de la Semaine de Pino consacré, en ce mois de mars, à la Road to WrestleMania et la préparation de l’évènement le plus attendu de l’année par les fans de catch. Alors, ça ne vous aura pas échappé, voilà plusieurs semaines que la Semaine de Pino n’est pas sortie sur Catch au Quotidien. La raison est plutôt simple, avec les préparations des différents lives en version française que vous avez pu suivre sur notre site, le temps m’a manqué pour tenir cette chronique en temps et en heure. Toutefois, Road to WrestleMania oblige on se retrouvera chaque dimanche (ou lundi, éventuellement…) pour discuter de l’évolution des grandes rivalités dont on va voir l’aboutissement à Miami le 1er avril prochain. Allez, sans plus attendre lançons notre Road to WrestleMania !

Triple H vs The Undertaker : Hell in a Cell Match

Et on commence le débriefing de ces dernières semaines en envoyant, d’entrée, du très lourd. Alors oui, bizarre, oui, de parler en ouverture de cette chronique d’une des rivalités les moins vues à l’écran. Mais voilà, à l’heure actuelle, c’est l’affiche la plus attendue de ce WrestleMania, celle dont on attend qu’elle marche la légende. Avec un seul segment à Raw il y a deux semaines et une multitude de promotions vidéo, l’Undertaker et Triple H auront réussi à éviter tout les obstacles. L’Undertaker paraissait invincible, rendant une victoire à WrestleMania pour continuer le streak trop prévisible pour garder le suspens ? Demander à Mark Calaway d’adapter son personnage en adoptant un parlé moins mystique ou en lui prêtant quelques expressions faciales et l’Undertaker devient plus humain, donc moins infaillible. Ajoutez à cela ces promotions rebondissant sur la fin de match un brin inquiétante du Phenom au dernier WrestleMania et la victoire devient moins évidente. Le match s’annonce ennuyeux entre deux lutteurs à l’âge avancé et un remake du dernier WrestleMania ? Donnez-leur un Hell in a Cell dans lequel se tirer la bourre et vous verrez que ce qui devait être le rematch du rematch du rematch devient l’une des affiches les plus attendues et les plus excitantes de l’année. Après tout, quand on voit que les deux hommes, pris dans l’euphorie de leur match à WrestleMania, ont enfreint le règlement en s’échangeant des coups de chaise au crâne, on peut espérer les plus belles folies une fois enfermés dans ce Hell in a Cell Match, un type de match que les deux vétérans connaissent sur le bout des doigts. Enfin, histoire de compléter la recette d’un Road to WrestleMania réussi, ajouter quelques segments micro dont l’intensité ira crescendo pendant le mois de Mars, histoire de faire monter les enchères à l’approche de ce combat de géant. Bref, de l’excellent boulot entre un Triple H qu’on aime dans ce rôle ambivalent (COO d’un côté, Cerebral Assassin de l’autre) et un Undertaker qui semble plus affaiblit que jamais (mais gare à la bête blessée).

CM Punk vs Chris Jericho : WWE Championship match

Du côté du WWE Title, c’est bien l’effet inverse qui se produit. Après avoir défendu son titre dans l’Elimination Chamber en éliminant The Miz, CM Punk se dirige vers un match contre Chris Jericho à WrestleMania. Mais Y2J est sans contexte l’homme faible de cette rivalité jusqu’à maintenant. Après un retour raté, un Royal Rumble ne répondant pas aux promesses, Jericho aurait du profiter de l’Elimination Chamber de Raw pour récupérer le titre et se donner enfin un peu de crédibilité. Au lieu de ça, le dernier entrant dans la cage offre une prestation peu glorieuse ponctuée d’une sortie provoquée par CM Punk. Bien gérée puisqu’on se demande, sur le coup, s’il s’agit d’une réelle blessure, on est encore une fois déçu par le manque de répercussion de ce fait de match : le fait que Jericho remporte le Battle Royal de Raw le lendemain justifie mieux le match de WrestleMania entre les deux hommes que la vidéo assez plate à base de « tu m’as éliminé donc j’vais t’courir après ». Mais encore une fois, alors que CM Punk offre un Main Event impeccable contre Daniel Bryan à Smackdown et ce en étant visiblement gêné par un bras douloureux pendant une bonne partie du combat, Jericho gagne sans gloire à Raw grâce à l’aide de Cody Rhodes. Alors oui, le Jericho heel est plus réputé pour son opportunisme que le danger qu’il représente sur le ring, mais trop, c’est trop. D’autant que les fans espéraient le retour d’un Y2J irréprochable en tant que lutteur, facette que l’on n’a pas encore eu l’occasion de voir. On peut dès lors se demander si Jericho arrive à retrouver le rythme. En deux Pay-per-View, il a juste montré qu’il n’était pas prêt à assumer de grosses participations. Même s’il devrait être prêt pour WrestleMania et s’il n’a rien à prouver, on aimerait tout de même être enfin rassuré par un Jericho somme toutes fantomatique depuis son retour début janvier… Surtout qu’il affrontera un CM Punk au sommet de son art, que ce soit au micro avec les commentateurs à Raw ou sur le ring face à Daniel Bryan à Smackdown. Tant que Jericho ne prouvera pas qu’il est prêt à rivaliser avec CM Punk, leur match à WrestleMania ne pourra pas passionner… Finissons sur ce match avec un peu d’optimisme, tout de même : il reste 4 semaines avant WrestleMania pendant lesquelles les deux hommes pourront nous offrir des segments micro de haut niveau et quelques matchs intéressants en préparation du grand événement du 1er avril. Espérons simplement que ce bras inquiétant mardi dernier à Smackdown n’empêchera pas CM Punk de nous régaler de son talent…

Daniel Bryan vs Sheamus : World Heavyweight Championship match

On s’en doutait avant l’Elimination Chamber, Sheamus serait certainement programmé à WrestleMania pour conquérir le World Heavyweight Championship, restait à savoir contre quel champion. La réponse est tombée dans le Chamber Match de Smackdown, agréable surprise d’une soirée pourtant médiocre. Au terme d’un final haletant et d’un match mis en valeur par un Santino Marella surprenant, Daniel Bryan défend sa ceinture et valide son ticket pour WrestleMania. Mais que ce fut dur… S’il n’aura pas été inquiété par le caméo nommé Great Khali, éliminé aussi vite qu’il était entré par un spear du Big Show, Bryan aura compté sur le travail en duo de Wade Barrett et Cody Rhodes pour être débarrassé du géant de Smackdown. Et contre toute attente, c’est Santino Marella qui a sorti les deux jeunes superstars. Si pour Rhodes, une élimination n’était pas surprenante, on s’attendait plus à voir Barrett au finish que Bryan. Mais force est de constater qu’en plus du soutien inconditionnel du public, les deux éliminations de Marella et un match courageux et complet ont permis au canadien de crédibiliser sa présence en tête à tête avec Bryan. Sans grand suspens pour autant, Bryan défend sa ceinture et gagne sans avoir vraiment brillé, ayant plus regardé Marella ou Big Show faire le travail dans ce Chamber pour donner du spectacle au public. Même s’il est un champion de l’ombre, travailleur mais pas mis en valeur par un booking défavorable, Bryan manque, par l’absence de victoires éclatantes, d’une réelle aura en tant que champion. Encore une fois, ici, il gagne contre Santino qui est, dans le kayfabe, censé être un piètre lutteur. Bref, avant WrestleMania et son affrontement contre le convainquant Sheamus, à l’aise en face et incontournable sur le ring, Bryan aura fort à faire pour convaincre les spectateurs qu’il est autre chose qu’un champion sans panache. Pire, depuis l’Elimination Chamber, les deux hommes n’ont pas encore eu de réelle occasion de démarrer leur rivalité. A 4 semaines du grand événement, on a eu tout au plus deux segments de confrontation dépourvus d’intensité, les deux hommes se battant le reste du temps avec le Miz, CM Punk, Ziggler… Drôle de façon de construire l’intérêt autour de ce match donc. Un schéma se dessine toutefois : le Role Model Danie Bryan contre celui qui a du lutter contre ceux qui le tyrannisaient pour en arriver là. Un combat Vegan contre Ginger donc… Autant dire que votre serviteur n’attend pas ces segments micro avec une grande impatience.

John Cena vs The Rock : Once in a Life Time

On va a présent évoquer la transition de Cena lors de ce mois de Février. Mais reprenons la chronologie. D’abord, on a la fin de la rivalité Kane vs Cena, à Elimination Chamber, qui nous a laissé avec un sentiment d’inachevé et qui a prouvé, s’il le fallait, que les bookers n’étaient pas prêts à nous changer ce Cena, redevenu pour un soir le superman que l’on connaissait. Un match plat, sans intensité, presque inquiétant pour Kane dont la lenteur et le manque d’impact s’est ressenti tout au long du combat. Peu d’utilisation de la fameuse ambulance, presque pas d’objets… Le rendez-vous était râté et à l’image du travail de la WWE en ce moment : de bonnes idées de base, un manque cruel de finition. Pourtant, Cena aura su rebondir et prouver que tout n’était pas perdu et qu’il avait, à présent, la possibilité de sortir le trash talk face à Eve ou The Rock sans que cela ne choque. Ainsi, malgré ce match inquiétant contre Kane, Cena en aura rassuré plus d’un en descendant tour à tour Eve et The Rock à Raw, pour des segments micro extrêmement plaisant. John Cena confirme donc qu’il reste l’un des meilleurs chauffeur de salle à la WWE en ce moment. The Rock aura lui fait un retour remarqué, électrisant le public de Portland pour une promo qui m’a personnellement convaincu.

Alors, bien-sûr, autour de Cena et The Rock, tout est fait pour que le débat dure des heures, pour qu’on en parle, que les pro et haters s’opposent et pour que l’intensité soit maximale dans le cœur des fans. Je n’entrerais donc pas dans les détails autour de cette feud et ce segment, des points scénarisés ou non, de la naturelle réelle ou pas de cette rivalité… Je relèverais simplement quelques points déterminants pour WrestleMania. D’abord, la première interrogation concerne le combat en lui-même. La grande interrogation repose sur la forme du Rock et sa capacité à tenir un match annoncé comme le Main-Event à Miami (ne rêvez pas hein, le Main-Event, on en a parlé en début de chronique !). Ce n’est pas un mystère, je suis un grand fan du People’s Champ. Mais une chose est sûre, le Rock n’offre aucune certitude et pourrait même inquiéter avant le 1er avril. Son seul combat depuis son retour, aux Survivor Series, n’aura pas été extraordinaire, loin de là. Et puisqu’on ne devrait normalement pas le voir lutter avant WrestleMania, prions, mes amis, prions que The Rock soit prêt et puisse tenir la dragée haute à Cena, sans quoi ce match dont tout le monde attend beaucoup trop décevra énormément les fans… Autre observation et je finirais là-dessus. Cette feud est une réussite, de bout en bout. Comme je l’ai dit, elle fait parler, elle fait débattre, elle oppose et elle passionne tout les fans. Les fans Attitude comme les Kids. Et ça, c’est beau. Ca, c’est un bon coup pour la WWE. Alors que certains s’amusent à alimenter le débat de Team vs Team, que certains aient des débats enflammés, très bien, mais n’oubliez pas que cela reste du catch. Il est dommage de voir, dans les commentaires de ce site notamment, certains oublier la courtoisie entre fans de catch (avant tout) pour défendre une Team qui n’existe, finalement, que par la volonté des bookers !

Theodore Long vs John Laurinaitis : Smackdown vs Raw à WrestleMania ?

On va maintenant parler de la dernière feud, toute neuve, née à Elimination Chamber. A la base sortie du chapeau, les bookers nous ont vendu en deux segments une guerre entre Laurinaitis et Theodore Long. En résumé : Laurinaitis veut devenir GM des deux brands, les lutteurs heels débarquent subitement en disant que ça fait des années que Teddy Long est une plaie à ce poste. Bref, pas besoin de vous faire un dessin, la construction aurait pu être plus subtile. Néanmoins, quelle bonne surprise. Cette feud a un réel potentiel et devrait nous tenir en haleine jusqu’à Bragging Rights, après WrestleMania. Espérons que ce soit le cas en tout cas, mais difficile d’être sûr si on prend en compte les cas Jericho, Funkasaurus, Ziggler, entre autre, qui ont prouvé que les bookers étaient incapables de réfléchir sur le long terme.

Il est en tout cas probable que cette rivalité donne un match à WrestleMania, avec deux formes possibles : un match entre les deux GM ou un match par équipe… On appréciera toutefois cette rivalité entre General Managers pour le moment, qui nous offre deux affrontements entre Otunga et Ezekiel Jackson. Alors d’accord, les résultats sont en faveur de Otunga, deux fois de suite : le fait qu’il gagne contre Jackson avec une prise portée après un squash de la Personnification of Domination tant à prouver qu’Otunga est une machine de guerre et qu’on est aveugles ou que les bookers ont trouvé un nouveau fournisseur pour leurs soirées un déjantées. Mais la magie naissante de cette rivalité n’est pas là. Elle se trouve à Smackdown, lors du match de CM Punk contre Daniel Bryan, relancé à deux reprises et finissant sur un scénario incroyable. Entre l’image des deux managers assis côté à côté pour regarder ce match, Laurinaitis qui pète son câble et enlève sa veste pour en venir aux mains, le potentiel de folie de cette rivalité a crevé l’écran. Outre le fait que cette rivalité va certainement dégager du temps d’antenne pour les midcarders, comme Jackson déjà qui a pu combattre deux soirs de suite cette semaine, cette guerre Smackdown vs Raw devrait rajouter un peu de piment à cette Road to WrestleMania. On regrettera deux choses. Premièrement, Teddy Long et Laurinaitis sont réputés pour être des massacreurs de segment et le micro entre leurs mots devient un instrument de torture pour les foules. Alors imaginons la perspective de voir ces deux géants du micro robotique et récité se donner la réplique… Deuxièmement, on regrettera le schéma un peu trop classique du GM de Smackdown face et celui de Raw heel. Un schéma plus neutre, histoire de laisser à la foule le soin de choisir son équipe préférée, aurait été plus subtile, mais bon, il ne faut pas trop en demander non plus. Cela ne devrait en tout cas pas (trop?) gâcher une rivalité où l’on a déjà vu Teddy Long prendre un peu d’épaisseur dans ses clashs avec Laurinaitis et c’est pas si mal, playa’ ! D’autant que le fait d’échanger les shows entre les deux hommes cette semaine pourrait apporter un peu de folie et ravir les fans si on voit de belles affiches. Aux dépends des bookings de certains, certes…

Les oubliés sur le bord de la Road to WrestleMania

Wade Barrett, l’occasion manquée

Eh, oui car certains sont une nouvelle fois victimes de booking désastreux. Commençons par le grand perdant de Fevrier : Wade Barrett. Alors non, Roselyne n’a pas pris le contrôle de cette chronique, non, elle ne m’a pas payé et non, je ne vais pas abuser avec son cas non plus. Mais oui, j’apprécie Barrett (depuis un moment), et oui, je trouve dommage qu’il soit blessé. Surtout, je trouve dommage que son cas ait été enterré. Je trouve cela choquant de la part de la WWE de ne pas mentionner, à l’antenne, la blessure d’un catcheur et la bonifier d’une quelques manières, au moins pour lui montrer que son sacrifice a été reconnu en tant que tel. Comme l’a dit Roselyne, c’est ce genre de management qui entraîne des actions similaires au botch du Miz avec R-Truth. Espérons tout de même pour Barrett qu’il aura du malheur dans sa chance et le droit à un retour énorme, supporté par un public qui semble enfin avoir compris que derrière ce micro magnifiquement horripilant se cache un lutteur comme on croyait ne plus en faire.

Kane vs Orton : Faute de mieux

J’aimerais évoqué à présent, dans la série des bookings désastreux, le cas de Kane. Après avoir été détruit par Cena et donc échoué dans son projet de lui faire rejoindre la haine, Kane revient comme si de rien n’était et s’attaque à la division Tag Team en clôture du très bon match à trois Tag Teams pour le titre. La semaine suivante, il s’attaque à Randy Orton qui réglait ses comptes avec Daniel Bryan et n’est pas passé loin de se faire ridiculiser par la vipère. Bref, tant d’actions pour le moment incompréhensibles et difficiles à justifier. Alors oui, une explication vaseuse tombera certainement un jour mais pour l’instant, ça n’a juste pas de sens et on sent bien qu’on se demandait, chez les bookers, quoi faire du Big Red Monster. L’élu a d’ailleurs été Orton, abandonné par Barrett et donc libre de tout engagement à WrestleMania. Or, la particularité d’Orton en ce moment, c’est d’être l’un des employés de la WWE ayant le moins de gimmik du moment. Micro inexistant, segments backstage inexistants, Orton existe uniquement par le ring et cela fait de lui le catcheur le plus excitant et le plus imprevisible du moment, justifiant à 100% sont surnom de Predator, parfaitement symbolisé par une attitude froide, dominatrice, implacable et impitoyable. Face à cela, on opposera un Kane dont la volonté profonde reste assez trouble, d’autant que le lien entre Cena et Orton est, en ce moment, peu évident. Il y a donc du boulot, beaucoup de boulot même pour cette feud et je vous le rappelle, 4 semaines pour construire le bordel avant WrestleMania. Messieurs les bookers, pour nous donner envie de regarder Kane combattre Orton en 4 semaines, bon courage ! Seul point positif : Orton est tellement nerveux, contrairement à Cena, que Kane aura pas besoin d’aller l’ennuyer longtemps pour péter son câble et lui faire manger de la chaise.

Ziggler et The Miz, les Main Eventers oubliés

Encore un délaissé du booking : Dolph Ziggler. Actuellement, le blond est sans conteste mon favoris parmi les « jeunes ». Impeccable sur le ring, toujours en progrès sur le micro, Ziggler avait eu une brève intrusion dans le haut de carte à Raw contre CM Punk. Un voyage aller-retour bref mais intense puisque les matchs avaient été plaisants. Mais voilà, depuis, Ziggler n’a plus la place pour progresser. Au point de revenir à la case départ : son association avec Swagger et Vickie Guerrero. Même si cette équipe a indéniablement de la gueule (on aime leurs célébrations de crâneurs, leur côté « jeune, beaux, forts, be jealous »), beaucoup seront d’accord pour dire que Ziggler n’a pas sa place aussi bas dans la hiérarchie de la WWE. Depuis maintenant de nombreux mois, le blond enchaîne sans sourciller les matchs, les doubles apparitions en Pay-per-View et les participations à différents Main-Event. Un engagement qu’il faudra récompenser au plus vite par un titre ! Et je ne parle pas ici du titre Tag Team, qui pourrait se jouer à WrestleMania, par exemple dans un match à trois ou quatre équipes avec les Porto-Ricains, les Usos, R-Truth et Kofi Kingston par exemple. Ca peut paraître un peu utopiste mais on peut espérer, cette affiche faisant rêver pour promouvoir une Tag Team Division qui ne demande qu’à revivre en ce moment. Un petit réveil uniquement pour WrestleMania ? En effet, c’est à craindre… De son côté, The Miz est, à quatre semaine, libre de toute rivalité. Jobbant pour Sheamus, détruit par Triple H en dehors des caméras, il est difficile d’y voir clair pour l’Awesome One qui semble se diriger vers un petit WrestleMania. On ne peut évidmment pas s’empêcher de penser aux problèmes backstage rapportés par les rumeurs dernièrement… Une lente descente aux enfers pour The Miz ? Si c’était le cas, beaucoup seraient, à juste titre, fort déçus…

Cody Rhodes vs Big Show : le match sorti de nulle part

Enfin et pour finir avec ces bookers qui, s’ils me lisaient, m’auraient déjà envoyé des avocats sur le dos tant je ne leur fait pas de cadeaux, nous allons parler du dernier match annoncé : Cody Rhodes vs Big Show. Alors voilà, d’un côté on a Cody Rhodes, qui a mollement rivalisé avec son frère Goldust ou avec la légende Booker T avant de se retrouver, par hasard et par défaut, dans le Chamber Match de Smackdown où il n’a pas démérité sans pour autant pouvoir créer l’illusion d’une possible victoire. De l’autre, le Big Show, sorti très plat et très mou de sa rivalité avec Daniel Bryan, loin de la machine qu’il était lors de son époque heel il n’y a pas si longtemps. La rivalité nait du fait de Rhodes qui après avoir éliminé Show du Chamber de Smackdown a aidé Jericho à éliminer le géant en lui coutant sa place à WrestleMania. S’ensuivent quelques petits souvenirs WrestleMania humiliant pour Big Show et Teddy Long qui hold on playa et annonce un match pour le titre à WrestleMania entre les deux hommes, comme ça, sans plus d’affrontement préalable que cela… Amen. Alors on appreciera le côté sournois de Rhodes qui provoque et s’enfuit derrière, rappelant son interview d’il y a quelques mois où il confiait s’inspirer des méchants de Comic Books. On est typiquement sur ce registre et cela colle bien à Rhodes qui offre une occasion à Big Show de montrer à nouveau un visage plus brutal, sans oublier ces quelques traits d’humour qui ne lui vont, tout de même, pas trop mal : on aime bien voir son grand sourire tout content après avoir lâché une bonne vanne et on l’imagine bien au bar, une bière à la main, incarnant l’image même de la joie de vivre. Dernier point, le match en lui même : difficile de se faire une idée pour l’instant mais l’association sur le ring ne risque pas d’être évidente à mettre en scène. On a toutefois encore quatre semaines de ce petit jeu du chat et de la souris pour en savoir plus sur cette petite rivalité, pas désagréable mais pas encore bien exploitée par un booking de mise en place trop improvisé.

Allez, ce sera tout pour cette semaine et déjà un bon début pour notre Road to WrestleMania. A 4 semaines de l’évènement, on peut donc dégager certaines tendances et dores-et-déjà espérer quelques beaux moments à Miami le 1er avril prochain. Il y a encore toutefois pas mal de travail à faire sur certaines rivalités et bien-sûr, on l’espère, quelques affiches à venir encore pour le plus grand événement de l’année. On en reparlera bien-sûr la semaine prochaine, ainsi que des dernières avancées lors des Raw et Smackdown cette semaine. Et bien entendu, vous le savez déjà, vous retrouverez WrestleMania en direct sur Catch au Quotidien, avec un commentaire français assuré par notre équipe, en plus des nouvelles, des podcasts que nous vous proposerons. Bref, restez connectés et à la semaine prochaine !

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Salut à toutes et à tous et bienvenue pour ce numéro spécial dédié au Pay-per-View de Dimanche : Le Chamber de Pino. Comme promis, on se retrouve pour faire le point un peu avant l’Elimination Chamber et essayer de dégager les tenants et aboutissants du dernier événement avant WrestleMania. S’il est encore trop tôt pour affirmer avec certitudes qui gagnera, on peut dores-et-déjà faire quelques observations qui nous permettront d’y voir plus clair avant de savoir, en fin de soirée, qui défendra quel titre à WrestleMania. Je vous rappelle par ailleurs que vous aurez le droit à un debrief après l’Elimination Chamber, en milieu de semaine prochaine, qui nous permettra de faire le point sur les plans de WrestleMania. En attendant, préparons cet Elimination Chamber comme il se doit (nous, au moins, on le vend, à défaut de pouvoir compter sur la WWE pour nous faire envie…).

Elimination Chamber de Raw

On commence par la cage de Raw où, pour rappel, Dolph Ziggler, The Miz, Jericho, R-Truth et Kofi Kingston tenteront de prendre le WWE Title à CM Punk. A l’heure où j’écris ces lignes, Jericho semble bien parti pour remporter le titre, pour plusieurs raisons. D’abord, et la plus évidente, car Jericho et CM Punk devraient très certainement s’affronter à WrestleMania. Mais pourquoi penser que Jericho devrait porter la ceinture pendant tout le mois de Mars plutôt que CM Punk ? On pourra dire que Jericho a obtenu le droit d’entrer en dernier dans le match. Même si cela semble un peu gros comme un camion, on peut se dire que les bookers ne sont plus à ça près. Mais plus important, alors que CM Punk porte sa ceinture depuis un moment maintenant, Jericho a, lui, depuis son retour, besoin de s’affirmer et se crédibiliser. Pour beaucoup, son mois de janvier aura été catastrophique et porter la ceinture, avec tout ce que cela implique comme promotions micros et occasions de travailler son personnage heel donnera une vraie bonne raison d’être à cette rivalité. Oui car soyons francs : si CM Punk sortait gagnant du Pay-per-View de ce dimanche, on serait en droit de se demander pourquoi Jericho rivaliserait avec CM Punk plutôt que Dolph Ziggler, par exemple (je parle ici de la storyline, sinon, bien entendu, la raison est évidente : Jericho a plus de prestige aux yeux des bookers que Ziggler). Après, bien entendu, la perspective de voir Punk défendre son titre une nouvelle fois n’est pas à écarter, mais je le crie haut et fort depuis plusieurs semaines : CM Punk est meilleur en challenger qu’en champion et il ne faut pas qu’il soit touché par le syndrome Superman, classique après plusieurs défenses de titre (les exemples de Cena et Orton ont montré comme on pouvait se laisser de ces champions imbattables sur une longue période…)

Pour les autres, donc, pas vraiment de surprises attendues. Même si les cartes ont été assez bien brouillées à Raw, coupant court aux traditionnelles luttes par feuds dans la cage, le suspens est nul pour les quatre hommes. A moins d’un choc incroyable et d’un scénario des plus surprenants, aucun de ceux-là ne devrait porter la ceinture en sortant de la structure de fer. Pire, rien ne semble arrêté quand à savoir de quoi sera faite leur route pour WrestleMania. Un retour en Tag Team avec Evan Bourne pour Kofi ? Retour par la case midcard et US Title pour Ziggler (une rivalité avec Swagger lui permettrait de se détacher de Guerrero et de s’émanciper, mais a deux inconvénients : le risque de tenter le face turn, alors qu’on ne l’imagine pas une seule seconde dans ce rôle, et le fait que Swagger soit, de ce fait, son adversaire désigné pour WrestleMania, franchement pas top niveau prestige) ? Et que faire du Miz et de R-Truth ? Pour le premier, tout dépend de sa popularité en coulisses qui serait, selon les rumeurs, au plus bas. Si c’était le cas, cela entraînerait-t-il une mise (t’as compris la blague ?) aux oubliettes ? Quand à R-Truth, il semble à l’inverse très apprécié en backstage au point qu’une place à WrestleMania puisse lui être accordée pour le travail accomplit cette année. Une participation au Money in the Bank match semble cohérente. Autant dire que rien, aujourd’hui, ne semble indiquer que l’avenir à WrestleMania de ces lutteurs ne semble se dessiner avec le WWE Title, contrairement à CM Punk et Jericho. Même si certains rêveront d’une surprise, attendez-vous tout de même à voir l’un des deux hommes champion dimanche soir. Et mon pronostique va à Jericho.

Elimination Chamber de Smackdown

Un ajout de dernière minute suite aux dernières infos a été fait à la suite de ce paragraphe, en correction. Comme il contient des spoilers de Smackdown, je vous invite à éviter toute la partie en italique si vous souhaitez garder la surprise pour vendredi.

Passons maintenant à Smackdown, qui nous donnera un match entre Daniel Bryan, champion, Big Show, Wade Barrett, Cody Rhodes, Randy Orton et… The Great Khali. Commençons par le champion entrant qui, après quelques semaines de règne, perdra son titre à l’Elimination Chamber. Si ce n’est pas le cas, c’est que la chambre de Smackdown aura tenu ses promesses : nulle, comme les shows. En effet, à l’heure qu’il est, Bryan n’a qu’une idée en tête : énerver tout le monde avec ses légumes et faire disqualifier ses adversaires. Une victoire de Bryan serait donc synonyme de screwjob de l’American Dragon ou d’une apparition divine du dieu du catch, lui ayant octroyé le pouvoir, pour un soir, de défendre son titre comme un grand, de la tête et des épaules (ça c’est storyline hein, en backstage cela voudrait dire qu’un autre booker aurait abusé de la poudre qui fait rigoler). Non, sérieusement, le titre devrait se jouer entre Daniel Bryan et Randy Orton. Comme dit plus haut, la victoire ne pourra pas être éclatante pour le heel naissant qu’est Bryan et sera donc forcément sujette à controverse. Reste à savoir si le scénario sera à la hauteur… Du coup, Bryan s’opposerait à Sheamus jusqu’à WrestleMania tandis que Orton continuerait son bonhomme de chemin avec Wade Barrett. L’autre option, c’est de faire gagner Orton et de l’amener à rivaliser avec Sheamus jusqu’à WrestleMania. L’un des deux feraient donc un turn (oui, on prie tous pour que ce soit Orton, mais la jaquette de WWE’12 n’est pas encore sèche, alors pas d’emballement…). Barrett et Bryan, eux, pourraient se placer pour le Money in the Bank Match en revanche du Pay-per-View de l’été dernier, histoire de ressortir les vieilles rancoeurs.

Quoiqu’il en soit, cela devrait se jouer entre ces deux hommes. Barrett, même s’il est sur un bon élan, ne semble pas avoir les épaules pour assumer un rôle de champion entrant à WrestleMania. Quand au Big Show, il serait, selon les rumeurs, dores-et-déjà prévu contre Shaquille O’Neil. Pas de titre pour le géant, donc, qui devrait avoir un mois de mars tranquille. Enfin, les deux gars qui avaient vu de la lumière et son rentrés n’ont, eux, strictement aucune chance de gagner. Du moins, on aimera penser ça, pour se rassurer. Même si voir Cody Rhodes porter deux ceintures est un rêve pour une bonne partie des fans de la WWE, qui apprécieront son travail, le jeune lutteur n’a pas encore l’ampleur pour obtenir un tel rôle, surtout avant WrestleMania. Sa ceinture d’InterContinental Champion est donc un frein évident et personne ne sera surpris de le voir éliminé dimanche. Quand à Khali… Si l’indien gagne, ce sera le signe évident que la WWE aura décidé de saboter son show du vendredi soir. Comment imaginer une seule seconde le Great Khali main-eventer à WrestleMania avec la ceinture de champion poid-lourd… ? T’façon, le 1er avril, il peu pas, il a poney… Nan sérieux quoi, pas de blague, hein les bookers ?! Bref, autant dire que voir l’un des deux précédemment nommés gagner ce dimanche serait une vraie grande et grosse (et peut-être affreuse) surprise. Mon pronostique ? Randy Orton.

AJOUT DE DERNIERE MINUTE (et du coup, gros coup de gueule) : Mes chers lecteurs, l’heure est grave. Que ceux qui apprécient le Pino tout en retenue, le style effacé pour la puissance de l’idée, les éloges dithyrambiques comme les critiques les plus acerbes, le tout dédié à la force de l’objectivité, passez votre chemin. Je deviens fou, j’enrage, je m’étrangle. Ce matin, j’apprend comme vous la nouvelle : Orton blessé. Et c’est le drame. Je lis les spoilers de Smackdown pour en savoir plus et l’autre nouvelle tombe… Santino Marella le remplace. What ?! Non content de nous occuper pendant le mois de préparation du Rumble avec ce guignol, non content de (presque) gâcher 10 minutes de Royal Rumble avec ce nul, non content de nous prendre pour des débiles en nous demandant d’apprécier un canadien caricaturant l’italien depuis trop d’années, voilà qu’on nous le fou à Elimination Chamber ?! Alors, après avoir inscrit à son palmarès les titres ronflant de « superstar éliminée le plus rapidement du Royal Rumble » ou « seul et unique lutteur à avoir gagné le titre de Miss WrestleMania », que vont nous sortir les scénaristes cette fois-ci ?! Faites-nous rêver sacrebleu ! On a hâte de voir Santino apporter tout son talent, son dynamisme et son charisme à ce match attendu par énormément de fans chaque année ! On a hâte de le voir suivre les traces des Shawn Michaels, Edge ou Goldberg, qui ont laissé à jamais leur empreinte mythique dans le métal implacable de l’Elimination Chamber ! La voilà la WWE d’aujourd’hui ! A l’époque, on avait Goldberg qui allait chercher ses adversaires dans les cellules en détruisant le plexiglas à main nues. Cette année, on aura Santino Marella qui gueulera Cobra devant un public en délire. Voilà le choix des bookers suite à la blessure de l’homme sur qui reposait tout l’intérêt technique de ce match : faire entrer dans ce qui est présenté comme une structure punitive, à la limite de l’instrument de torture, le catcheur le moins intéressant du moment, à peine bon à faire rire. A défaut de pouvoir rêver d’un Drew McIntyre ou d’un Justin Gabriel dans cette cage (ou même un Ezeckiel Jackson hein, tant qu’à faire…), je rêve que le public réserve l’accueil que ce match mérite : qu’il siffle à l’annonce du combat. Mais il ne faut pas rêver, justement, car avant que le public comprenne qu’en arrêtant d’applaudir pour ce spectacle parfois à la limite du supportable, la WWE changerait enfin les choses, il s’en passera, des années… En attendant et à moins d’un changement de plan surprise (rah, mon royaume pour une entrée surprise façon Edge prenant la place de Kingston en 2009 ! Go Drew, goooo! Le pire, c’est que ça ne serait pas illogique, vu le lien des deux hommes ces dernières semaines), on va s’éclater dimanche soir avec Khali et Marella dans la cage. Quel bonheur, mes amis, quel bonheur !

Alors voilà, du coup, pas de pronostique, je m’en fou, ce match n’est pas intéressant. Les seuls personnages qui retiennent mon attention (Cody Rhodes et Barrett) ne devraient pas avoir la chance d’être champions. Les deux autres, Bryan et Big Show ont des gimmiks juste passable, ne donnant pas envie de les voir nous pomper l’air à Smackdown jusqu’en avril. Alors même si Bryan a toutes ses chances de défendre son titre, maintenant, je prie pour une surprise et j’y croirais presque, celle de Drew prenant la place de Marella pour « impressionner » Teddy Long. Mais il devrait alors devenir champion et le push semble bien trop gros… Dommage, dommage. Cet Elimination Chamber de Smackdown semble, jour après jour, aller de mal en pis… Et à ceux qui remarqueraient intelligemment que je m’insurge de voir Santino booké alors que j’explique qu’un changement de dernière minute est possible (certaines rumeurs me confortent dans l’idée qu’un revirement de situation avec Henry ou McIntyre pourrait avoir lieu), je répondrais que même si Santino ne participait finalement pas, le mal est fait : on a pas envie de voir ce match, on a pas envie de voir Santino et je ne suis pas particulièrement excité avant cet Elimination Chamber… Et puis surtout, même si l’hypothèse d’un changement est crédible, pourquoi s’embêter à intercaler Santino et ne pas faire le travail dimanche directement avec Orton… ? Bref, on pourra en parler pendant des heures, le constat est là : booking nul, Pay-per-View mal vendu. Bref, on veut que ça change à la WWE. En 2012, votez Pino !

Ambulance Match : John Cena vs Kane

Voilà, on y est ! Après le rendez-vous raté du Royal Rumnle, les deux hommes s’affrontent une nouvelle fois et auront, cette fois-ci, à composer avec la stipulation : Cena et Kane s’affronteront dans un Ambulance Match. Deux choses sont certaines : il y aura de l’action et la rivalité entre les deux hommes finira ce dimanche. Mais comment ? C’est la grand interrogation. Le premier plan possible serait de faire gagner John Cena, lui faisant ainsi surmonter l’épreuve proposée par Kane. Cette solution implique un repos de Kane qui, de ce fait, ne ferait pas WrestleMania, bien qu’on puisse l’imaginer participant au Money in the Bank Match. Pourquoi ? Car il serait difficilement justifiable (même si les créatifs ne sont plus à ça près) de voir Kane, jusqu’alors obsédé par le turn de Cena, accepter une défaite face au Marine et changer de cible par magie. Par ailleurs, John Cena n’embrasserait pas la haine et resterait certainement, de ce fait, le top face de Raw et reviendrait un peu à la case départ. Une hypothèse qui semble donc en adéquation avec la frilosité des scénaristes en ce moment. Toutefois, on peut imaginer un turn, tout de même, de Cena, si Ryder était impliqué ou si Kane prenait vraiment du lourd dans le masque… L’autre scénario possible, c’est une victoire de Kane. Celui-ci, satisfait, pourrait alors continuer à travailler jusqu’à WrestleMania (c’est quand même dommage de lui sortir une blessure ou un truc comme ça juste après son retour et juste avant le grand événement de l’année, alors que son personnage n’avait plus autant intéressé que depuis le début des années 2000). Pour Cena, là encore, les deux issues sont jouables : s’il perd, il pourra aussi bien rester face (le Marine refusant de laisser sa colère exploser, perdant de ce fait le match trop violent pour les coups à la régulière, ou même perdant en protégeant Eve ou Ryder) ou virer heel (le lendemain, à Raw, il revient en boitant, sous les sifflets et déclare que tout le monde l’a lâché, etc etc…). Bref, si les derniers évènements de Raw font une nouvelle fois penser qu’un heel turn est éventuellement dans les tuyaux, le statut de vendeur de produits dérivés de Cena continue de sembler bloquer ce turn. Au final, compte-tenu de la rivalité avec le Rock qui devrait occuper le mois de mars de Cena et du manque d’audace des bookers, je pronostique une victoire de John Cena sans heel turn. Mais bien-sûr, je rêve, comme beaucoup, de ce heel turn, quel que soit le résultat… Le match aura, en tout cas, beaucoup de promesses à tenir.

Voilà, on a fait le tour de la carte. Toute la carte ? Pas tout à fait. Il reste les Diva’s, en effet et à défaut de m’étendre sur le sujet (faut pas abuser non plus), je vois bien Tamina gagner la ceinture dimanche soir, histoire de changer un peu. Difficile de donner un quelconque argument, tant les storylines chez les Diva’s manquent de fond… On peut s’attendre à quelques surprises après l’Elimination Chamber, pendant le mois de mars. En effet, un retour de Kharma aux affaires courantes serait sympathique. Par ailleurs, maintenant que son mari a fait son retour remarqué, on peut s’imaginer qu’une certaine Michelle McCool n’a plus besoin d’être à la maison 24 heures sur 24, non… ? Avec Layla et un peu de temps d’antenne, la division féminine pourrait relever un peu la tête avec WrestleMania. M’enfin depuis le temps qu’on propose tous des idées pour sauver ce qu’il reste de cette division… C’est Gail Kim quoi doit se marrer devant les segments de Natalya ! Allez, n’oubliez pas de donner vos réactions, de supporter Santino Marella et de partager vos pronostiques pour le Pay-per-View de ce dimanche, en direct sur Catch au Quotidien dès 2h du matin ! Je vous retrouverais pour ma part dimanche soir pour le debrief des derniers Raw et Smackdown. Bonne fin de semaine, soyez sages et à dimanche !

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Salut à toutes et à tous et bienvenue pour ce nouveau numéro de la Semaine de Pino. Et mes amis, quelle semaine… Pour ne rien vous cacher, il a fallu me retenir pour offrir une chronique PG tant les noms d’oiseau et autres boutades peu recommandables ont volé lors de mes visionnages de Raw et Smackdown. Rarement un Pay-per-View n’aura été aussi mal vendu, rarement Smackdown n’aura été aussi mauvais que ces derniers temps. On va quand même essayer de rester objectif et voir quelques bons côtés à cette semaine, comme d’habitude. De toute façon, mal vendu ou pas, je vous annonce dès maintenant que vous me retrouverez mercredi pour l’Elimination Chamber de Pino, une chronique consacrée exclusivement au Pay-per-View de ce Dimanche. N’oubliez pas que vous êtes invités à réagir à cette chronique et son contenu via les commentaires, mais aussi via Twitter en envoyant vos messages à Pino_CaQ. En attendant, c’est de Raw et Smackdown dont on va parler. Allez, sans plus attendre, on débriefe la semaine !

CM Punk vs Jericho et Main-Event de Raw

C’est donc officiel, exit John Laurinaitis, plus occupé par son sauvetage de job que par le sort de CM Punk, exit Dolph Ziggler, dramatiquement invisible cette semaine et bienvenue à Chris Jericho en Main-Event de Raw qui donne, enfin, sa première vraie promo micro. On s’y attendait un peu, le discours est sensiblement le même qu’à son départ avec un ajout de taille, tout de même : Jericho se présente comme celui qui a tout fait avant tout le monde. Mis à part une rapide mention en rapport avec les promos fin du monde, on ne sera absolument pas convaincu par ce lien bricolé à la va-vite qui ne donne qu’une seule impression : ce retour a été fait n’importe comment et il n’y avait rien de prévu sur le long terme. Même si objectivement, les arguments de Jericho se tiennent et s’il n’y a rien à dire sur la performance micro, son personnage aux goûts de déjà-vu déçoit un peu… On pourra par ailleurs pointer du doigt sa performance en Main-Event à Raw. Au programme : un match à 6 sous forme de Battle Royal entre les participants de l’Elimination Chamber de Raw. Et quelle déception.

On pourra d’abord évoquer le Miz qui, sur ce match, c’est montré catastrophique. Outre la réception manquée de R-Truth, qui n’aura échappée à personne et qui aurait pu mettre Ron Killings en grand danger, c’est la totalité du match que le Miz a traversé comme un fantôme. Visiblement déstabilisé par cette réception et pas vraiment concerné par le combat, il va enchaîner les communications visibles avec les autres lutteurs et finir le match laborieusement. Le résultat de la politique de déstabilisation de la WWE mise en place ces dernières semaines à son encontre ? Outre le Miz, le travail de Jericho laisse songeur… Egaré à des moments, il n’a pas semblé dans le rythme. Normal, après tant d’inactivité, mais son final au Royal Rumble avait semblé moins compliqué que ce match à 6. Alors, bien-sûr, on pourra dire pour la défense de ces deux lutteurs que l’élimination prématurée de R-Truth aura quelque peu changé les plans, forçant les lutteurs à, peut-être, improviser. Mais ne sont-ils pas des Main-Eventer aguerris ? Jericho n’est-t-il par le meilleur du monde ? On peut en tout cas se poser des questions quand on voit les fins de match du Miz et Jericho (« Pour le double pinfall, tu prends lequel ? Ah zut, c’est l’autre, bon alors attends… ») contraster avec celles de CM Punk et Ziggler (quel GTS magnifiquement vendu encore une fois !) qui, eux, non pas semblé perdre le fil. Et que dire de Kofi Kingston qui n’a pas su profiter de la blessure de R-Truth pour prendre la case acrobatique et se mettre en avant. Certainement pas en confiance dans un Main-Event où il est l’invité surprise, Kofi aura montré son manque d’audace et de personnalité. Dommage, car le Ghanéen ne manque pas de talent… Au final, on regrettera pour ce match un nouveau scénario moyen, un match peu imaginatif sans attraction ni moment fort, qui place Jericho comme favoris pour l’Elimination Chamber de Raw, puisqu’il entrera en dernier. Une chose est certaine, ce Raw n’aura pas aidé à créer l’impatience chez les fans à l’approche du Pay-per-View.

Daniel Bryan vs Big Show

« SAY LA FILLE DANS THE GRUDGE ! COUUURT ! » « OMAGAD ! »

En l’absence de Mark Henry, Daniel Bryan flanqué de sa copine AJ et le Big Show vont pouvoir se tirer la bourre le vendredi soir. Et pas que, parce que c’est à Raw qu’on va en fait les regarder s’affronter. Le match sera fidèle au scénario actuel et Big Show gagnera sur disqualification, Daniel Bryan fuyant pour protéger sa bien-aimée. A Smackdown, on retrouvera la jeune femme interrogée par Michael Cole, qui perd une occasion de se taire. AJ montrera à tous son talent micro assez inexistant, ses oublis de texte et laissera à Cole le soin de rendre ce segment un peu vivant. Eh oui, le commentateur est irritant au possible, on aimerait le voir disparaître du ring et des storylines, mais sur ce coup, son intervention est assez juste et son mic-skill sauve un segment ennuyeux au possible quand AJ cherche à retrouver son texte… Finalement, Daniel Bryan interviendra, défendra sa petite copine et en remettra une couche sur son rôle de végétalien, avant de quitter le ring. Teddy Long l’obligera toutefois à participer au Main-Event contre Randy Orton, Main-Event qu’il gagnera par disqualification grâce à Big Show, laissant Bryan partir avec le sourire du manipulateur heureux de son œuvre. Master of Puppets sera-t-il le prochain theme song de Daniel Bryan ? On sort de cette semaine avec un Big Show toujours plus mou du genou et un Daniel Bryan qui utilise son goût pour les falafels et autres galettes de quinoa pour travailler son personnage heel d’une façon trop bancale pour passionner. Reste à esperer que l’Elimination Chamber de Smackdown, absolument pas séduisant, fasse un peu bouger les choses…

Les vétérans de la semaine

Road to WrestleMania oblige, les anciens combattants que sont l’Undertaker et Triple H sont de retour. En fait, c’est surtout Triple H qui travaille, puisqu’il ouvrira Raw en segment micro pour parler du retour du Deadman dans un segment assez anecdotique. Après avoir parlé de Laurinaitis et lâché quelques vannes sympa, il parlera de son respect pour la légende de la WWE, qui le pousse à refuser l’invitation pour WrestleMania. Outre un texte assez classique pour un début de feud de ce genre, on regrettera la fin du segment un peu brouillonne, avec cette promo vidéo du Deadman, plaisante cela-dit, mais qui n’amène pas (encore) de vraie confrontation entre les deux hommes. Une chose est sûre : le retour annoncé de Shawn Michaels la semaine prochaine devrait faire bouger les choses. Si les rumeurs évoquaient déjà il y a quelques temps un possible rôle à WrestleMania pour le HeartBreak Kid, l’annonce de ce retour coupe toute possibilité de surprise hystérique dans le public pour le prochain Raw et Shawn Michaels nous est vendu comme un vulgaire guest host. Là encore, le manque d’imagination est flagrant : on veut juste doper les ratings du prochain Raw. Esperons toutefois que le prochain Raw saura mettre un peu d’intensité dans ce retour de l’Undertaker et de Triple H. Même s’il y a du temps avant WrestleMania, il ne faudrait pas que la rivalité s’enterre avant même d’avoir commencé (même si on peut compter sur l’Undertaker pour la déterrer ! :trollface: )

Les absents de la semaine

Note de dernière minute : En visitant le site de la WWE, je me suis rendu compte que des stars comme Jericho et CM Punk étaient aussi à Abu Dhabi. Donc soit les absences de la semaine n’avaient rien à voir avec cet événement (envoyez moi des tomates), soit certaines superstars étaient présentes plus longtemps que d’autres là-bas. Il n’empêche que ces superstars étaient absentes à l’antenne, mais voyez plutôt…

Pour les inconditionnels de Catch au Quotidien, l’info n’est pas nouvelle : la WWE était à Abu Dhabi cette semaine, provoquant de ce fait l’absence de quelques superstars de la fédération. On peu déjà penser à Jack Swagger pour qui deux hypothèses sont possibles: soit il se trouvait dans le plus grand Emirat des Emirats Arabes Uni avec ses petits copains, soit les bookers n’en ont rien à faire de son titre et de son avenir et ont préféré lui donner du temps libre pour réfléchir à un changement de carrière. On notera par ailleurs l’absence de Brodus Clay qui, après une début d’année d’omniprésence et de squash répétés n’a pas été vu à l’écran de toute la semaine. On s’en plaindra pas car même si c’était marrant les deux premières fois, le Funkasaurus s’est vite montré peu intéressant. Marella et Drew McIntyre ne sont pas apparus non plus (tant mieux pour le premier…), ni aucune des rares Tag Teams. Ainsi, pour tout ceux-là, les choses n’avancent pas et ne risque pas de bouger avant début mars, tant la fin Février devrait être monopolisée par l’Elimination Chamber.

Mais surtout, les grands absents de la semaine sont John Cena et Kane. Les deux hommes ont été utilisés à Abu Dhabi pour flatter les investisseurs, laissant pour Raw deux promos sans grand intérêt. Au lieu de ça, la WWE a préféré mettre les deux hommes en scène en conférence de presse au pays du pétrole, à grands renforts médiatiques, histoire de donner un peu de consistance à leur affrontement en Ambulance Match à Elimination Chamber. Et oui, car c’est officiel : match à stipulation entre les deux hommes, enfin. Cette fois-ci, on ne devrait pas être déçus. En tout cas, il faut espérer, car même si la WWE a su gérer l’absence en utilisant un live event (chose qu’elle devrait faire plus souvent, notamment avec les qualifications à Elimination Chamber), la feud n’a plus qu’une semaine pour se relancer avant le Pay-per-View du 19 février et donner aux spectateurs ce qu’ils attendent : un affrontement brutal et sans merci.

Les points noirs de la semaine

Outre certains problèmes évoqués plus haut, on retrouve cette semaine encore une flopée de points noirs faisant vraiment penser que l’équipe créative de la WWE n’est pas en forme. Manquant d’ambition, visiblement (trop) affaibli par les absences de certains, Raw n’a pas été au niveau des dernières semaines. Quand à Smackdown, il continue sa lente descente aux enfers avec un niveau, semaine après semaine, toujours plus dramatique. On commencera par évoquer la forme en elle-même des deux shows : plus de publicités, de promo vidéo et de blabla micro que de catch, que ce soit lundi ou vendredi… Les promo pour WrestleMania sont dores et déjà invasives et étouffantes alors que le piètre niveau des segments, pas inspirés dans l’écriture, ne justifient pas une telle recrudescence de ces séquences au détriment des matchs. Smackdown reçoit la palme avec la séquence « communication avec Laurinaitis en live au téléphone », un pur moment pause-pipi qui ne sert à rien. Le segment prière d’Otunga talonne celui de son patron de très près au palmarès des pires idées de la WWE en ce début 2012.

On peu aussi évoquer l’écriture des scénarios comme un vrai problème en ce moment. Cette semaine encore, Smackdown n’échappe pas à la règle : le segment d’ouverture du show, où les concurrents à l’Elimination Chamber se succèdent pour montrer qui à la plus grosse, est l’exemple flagrant de ce manque d’imagination symptomatique à la WWE. Vu et re-vu, ce segment ne soulève aucune réaction, ne fait pas avancer les choses et est juste le prétexte pour placer un Tag Team Match brouillon plus tard dans la soirée. La volonté des scénaristes de vendre l’Elimination Chamber vite fait bien fait sur un calendrier serré est ici évidente, au risque d’oublier toute cohérence dans l’écriture… On se retrouve donc, entre autre, avec un Khali et Orton contre Rhodes et Barrett, sous-entendant que Rhodes serait plus ou moins le rival attitré de Khali à Elimination Chamber… ? D’ailleurs, le Cody, pourquoi est-il dans l’Elimination Chamber ? Je ne vois pas de raison valable, à part boucher les trous et faire de cette magnifique ceinture d’InterContinental Champion une simple décoration autour de la taille de Rhodes, sans aucune autre valeur… Par ailleurs, qui dit mauvais scénario pensera forcement à Natalya et ses pets, segment nul parmi les nuls, qui pourra faire rire quelques enfants, tout au plus. La prochaine étape serait un personnage basé sur le problème des mycoses ou un scénario de gastro-entérite à la WWE qu’on ne s’en étonnerait pas, tant on touche le fond du fond avec cette histoire. Absolument regrettable…

Dernier point noir important cette semaine à mes yeux, le segment d’introduction de Smackdown (encore lui) a permis à Sheamus de s’exprimer plus longuement. S’il rappelle qu’il ne choisira son adversaire de WrestleMania qu’après l’Elimination Chamber (un coup de génie selon Michael Cole, bonjour le niveau…), Sheamus profite surtout ce segment pour poser quelques bases à un personnage face jusque là inexistant. En résumé, son personnage c’est « j’étais tyrannisé parce que j’étais roux, mais j’ai surmonté ça ». Après les gens de petites taille, ceux qui ont décidé de ne pas boire ni fumer, les végétaliens, les nationalités ou même les homosexuels, la WWE utilise une nouvelle fois les différences entre les gens pour promouvoir ou faire haïr une superstar. Une façon de faire qui, selon moi, pose un vrai problème éthique. Si cela ne choque visiblement pas le public de la WWE dont on peut dire qu’il joue le jeu (non, on ne fera aucun sous-entendu sur le public américain et considèrerons qu’ils ne font que se prêter au jeu des gimmiks), on peu toutefois regretter ces choix de la part de la WWE.

Les bons plans de la semaine

J’aurais pu tout aussi bien appeler cette section « les rescapés de la semaine ». A Smackdown, on appréciera le retour en midcard de Ted DiBiase. Se battant à nouveau contre Hunico, DiBiase fera un bon retour après quelques semaines d’absence. Alors bien-sûr, tout n’est pas parfait… La feud n’est pas transcendante, le personnage d’Hunico n’est pas encore suffisamment charismatique en gangster mexicain. Toutefois, on peut voir du potentiel chez ces deux lutteurs, l’un en porte-drapeau typiquement américain, l’autre en descendant de la grande classe mexicaine, rôle qu’Alberto Del Rio ne semble pas avoir réussi à s’octroyer. En ramenant leurs prestations au niveau actuel de Smackdown et compte-tenu que ça reste du midcard, cette petite rivalité est tout de même bonne à prendre.

Si ce n’est pas non plus extraordinaire ni transcendant, les Divas montrent elles aussi un peu de progrès. Enfin, vraiment, c’est très relatif… Disons simplement qu’en oubliant le scandale Natalya (et je pèse mes mots) et le retour de Kharma qui se fait toujours attendre, on a le plaisir de voir un semblant de feud à Smackdown entre Tamina et Natalya. Perdues au milieu des Bella Twin’s et autres mannequins à peau de loutre et oreilles d’ours (Alicia Fox), les deux vraies Divas de la fédération nous font miroiter l’espoir d’une rivalité musclée, entre deux athlètes aux gabarits assez similaires. La WWE aurait tout à gagner à promouvoir un peu cette rivalité et y ajouter Kharma pour créer un manège à trois sympathique (sur le ring, bien-sûr, pour le reste, on préférera tout de même Kelly Kelly, Eve et Aksana!)

Enfin, rayon bon plans, le dernier gagnant de la semaine sera Randy Orton. Pourquoi plaît-il ? Car il ne parle pas, tout simplement. Pas ou peu de segments micro, aucune déclaration, rien… Du coup, il échappe à la médiocrité des bookers : pas de storyline bidon à promouvoir, pas de texte nase à cracher au micro, pas de public ennuyé à essayer de conquérir. Non, Orton en ce moment, c’est le prédateur pur et dur, pas de blabla, que de l’action. On se concentre donc uniquement sur son activité en ring qui suffit à elle tout seule à faire d’Orton un des personnages les plus agréables à voir en ce moment. Ses fins de match contre le Great Khali et face au Big Show à Smackdown rappellent son attitude heel. Même si la rivalité avec Barrett passe au second plan cette semaine (certains en avaient marre, ils seront contents), laissant Orton combattre avec Khali contre Rhodes et Barrett, ainsi que Bryan vendredi, dans le but de promouvoir l’Elimination Chamber de Smackdown, on retiendra une bonne semaine pour Orton. Et une fois de plus, la vipère sera l’un des protagonistes les plus en vue le 19 février, avec les CM Punk, Dolph Ziggler ou Barrett qui, en plus de leur bonne forme en ce début de 2012 sont les seuls épargnés par le booking en ce moment. Espérons que ça dure…

Allez, c’est tout pour cette semaine et c’est déjà pas mal. La semaine prochaine, gros programme ! On suivra les derniers Raw et Smackdown avant l’Elimination Chamber qui se tiendra Dimanche. Qui dit semaine de préparation au PPV dit devoirs supplémentaires pour votre serviteur. Vous me retrouverez donc mercredi (ou jeudi au plus tard) pour l’Elimination Chamber de Pino et peut-être, si vous êtes sages, si vous commentez bien, si je suis en forme et si le PPV est excellent ou très nase (oui j’aime beaucoup cracher du venin), un Afterburn à lire la semaine suivant l’Elimination Chamber. En attendant, réagissez, donnez votre avis, que ce soit sur la chronique, les quelques changements apportés (la formule Point noir/Point fort) ainsi que les review des Pay-per-View (ça risque de devenir une tradition puisque le Rumble de Pino a bien marché). Pour ma part, je vous salue bien bas, vous souhaite une bonne fin de week-end, un bon début de vacances pour ceux qui ont déjà cette chance et vous dit à dans le semaine !

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