Salut à toutes et à tous et bienvenue sur Catch au Quotidien pour ce numéro spécial Extreme Rules 2012. Je vous propose à l’occasion du Pay-per-View le plus extrême de l’année de passer la carte en revue et de faire le bilan, match par match et rivalité par rivalité en préparation de la soirée de dimanche. Je vous rappelle que vous pourrez suivre Extreme Rules en direct sur Catch au Quotidien ! Vous êtes prêt pour cette revue extrême ? Et bien c’est parti !

Le logo de cette chronique vous est proposé par CM Warrior (@CelticWarriorFR) !
On va commencer par évoquer la grosse rivalité de ce Pay-per-View, l’affrontement entre Brock Lesnar et John Cena. D’un côté, le porte drapeau de toute une génération, représentant de la Kids Era et superstar la plus décriée du moment. John revient de WrestleMania avec une défaite qui fait mal et se prend le retour de Lesnar en plein dans les dents. Ce dernier, après un passage du côté de la MMA nous offre un retour digne de sa réputation : déterminé, fier de maltraiter ceux qui croisent son chemin, dénigrant les fans et passant ouvertement à l’argent qu’il se met dans les poches grâce à ce retour. Si la rivalité est intéressante, on ne s’empêchera pas de noter quelques défauts. D’abord, le filon « retour de légende, venu d’une autre époque pour botter les fesses du Cena vendeur de t-shirt et faisant une apparition pour un show sur deux en parlant d’argent et de célébrité » fait bien trop penser au Rock. La feud commence donc et on a déjà l’impression d’avoir trop mangé de ce contenu. Pourtant, la droite malheureuse de Lesnar, entrainant le saignement de Cena, a sauvé les apparences. C’est l’arbre qui cache la forêt et il ne nous en fallait pas plus pour s’extasier devant une feud qui va ramener du hardcore à la WWE ! A tête reposée, on se dit qu’on est bien naifs et qu’on avait eu le même délire lors du Cena vs Kane. De la même manière, le heel turn de Cena semble toujours d’actualité, semaine après semaine, tant le gimmik est déstabilisée et tourmenté. Mais honnêtement, on imagine mal un turn à l’heure actuelle… Enfin et surtout, alors qu’on nous montre un Cena combattif et prêt à en découdre directement après la droite reçue dans la machoire, il apparaît deux semaines plus tard aussi tourmenté que le chanteur de Tokio Hotel. On s’imaginait que Cena avait le gimmik d’un grand champion travailleur et combattif, on se serait trompés ? Cena a en effet cette semaine été victime d’un choix nullissime de la part des bookers qui ressortent sa défaite à WrestleMania en mode « Au fait, il a perdu et il est destabilisé, finalement. Oubliez ce que vous avez vu et entendu les semaines précédentes. » Pas génial. Je ne parle même pas de la signature de contrat, vendue comme un choc électrique entre les deux hommes, que l’on imaginait plein de tension et prêt à partir en live, on nous l’a remplacé par un segment pittoresque entre Lesnar et Laurinaitis, gâché par le micro trop hésitant d’un Brock dont on retrouve le vrai visage : faites les combattre mais coupez lui le micro, par pitié. Dommage, car ses apparitions en interview, enregistrées, avaient donné le change et on aimait presque le personnage de Lesnar. Ce dernier est revenu à la case départ ce lundi et redevient une machine à détruire bonne à faire péter les droites mais incapable d’aligner deux mots. Pour finir, on évoquera la stipulation, Extrême Rules Match qui, s’il suit le déroulement du Tensaï vs Cena, devrait faire bon nombre de déçus. L’annonce de la tenue de Lesnar, là-aussi trop hypée voir spoilée (on aurait aimé la découvrir en direct, garder cette petite surprise !) et rappelant la tenue de MMA fait craindre un simulacre de combat UFC… Drôle de choix. La WWE cherche-t-elle à séduire les fans de MMA en leur donnant une imitation de leur sport préféré dans un ring de catch… ? Pas besoin d’évoquer les clichés courants sur le catch pour pointer du doigt l’aberration : pour populariser cet univers, il vaut mieux lui chercher à affirmer son identité plutôt qu’essayer d’en copier une.
En bref : j’espère que le match saura me faire mentir mais je vois d’ici une nouvelle déception pointer le bout de son nez dans le même style que l’Ambulance Match entre Cena et Kane… Les ingrédients sont là pour donner aux fans ce qu’ils veulent, il manque juste l’audace d’une WWE trop hésitante en ce moment pour mettre le feu au poudre. Dommage d’avoir changé le visage de Cena en cours de route, qui passe du revanchard insolent au champion déchu et timoré, ça ne rajoute rien au match et dessert Cena. De son côté, Lesnar a su rapidement planter son personnage même si le gimmik n’est finalement qu’un mix du Rock (apparitions au compte-goutte), de Batista (tout pour l’argent) et de Chris Jericho (critique ouverte et cinglante du public). Son segment micro ce Lundi n’a certainement pas joué en sa faveur…
On va maintenant parler WWE Title et là, pour le coup, on a du lourd. A WrestleMania, déjà, la rivalité avait su accélérer dans la dernière ligne droite pour proposer un match plaisant avec un background intense. Les deux excellents lutteurs et showmen que sont Chris Jericho et CM Punk n’en pas profité pour se reposer sur leurs lauriers. A peine WrestleMania passé, la bataille reprend de plus belle entre un Y2J déterminé à amener CM Punk du côté obscur du comptoir et un champion qui semble touché et dépassé par les matchs contre Mark Henry conjugués aux attaques violentes de son challenger. La formule marche à plein régime et on se délecte de voir Chris Jericho à son meilleur niveau s’attaquer à un CM Punk qui lui donner parfaitement la réplique et lui rend coups pour coups. Le fil rouge du dernier Raw autour du test d’alcoolémie en est la parfaite représentation et est sans contexte le moment fort de la soirée, tant par la construction que par l’histoire racontée. CM Punk semble prendre un malin plaisir à jouer sur ses (vrais) démons et Chris Jericho est comme un poisson dans l’eau face à son public hostile et un adversaire capable de le concurrencer. A Extreme Rules, les deux hommes s’affronteront dans un Chicago Street Fight qui pourrait bien être le show stealer de la soirée (Qui a dit que l’affiche est déjà la plus intéressante du PPV ? Bon c’est vrai, mais théoriquement, c’est Lesnar vs Cena le Main Event…). Lâchés dans l’arène avec tout les outils à portée de main pour se faire mal, ça sent le très gros règlement de compte devant un public que l’on connait bien et qui jouera à coup sûr son rôle de troisième protagoniste à merveille : le face de l’histoire, CM Punk, sera plus supporté que jamais et le heel, Y2J, sera sifflé du début jusqu’à la fin. Reste à savoir ce qu’il adviendra du titre de CM Punk et s’il va « enfin » le perdre pour retrouver un peu de l’aura qu’il avait quand il était outsider à grande gueule. Non pas que le Chicago Kid manque de crédibilité actuellement, ayant bien repris du poil de la bête grâce à cette feud, mais son règne actuel devra bien finir un jour et qui de mieux que Jericho pour prendre cette ceinture, Y2J qui montre enfin tout son talent ces temps-ci et qui n’a certainement pas accepté de revenir sans ceinture… Le temps presse, le mois de Juin arrive !
En bref : Moins d’incertitudes sur ce match, ça devrait être le clou du spectacle et un bon moment de catch. La stipulation devrait être utilisée jusqu’à plus savoir qu’en faire et ce match sera lui certainement l’un des rares moments vraiment Extrêmes de la soirée ! J’espère toutefois qu’il mènera à une victoire de Jericho histoire que leur rivalité perdure encore un peu, jusqu’à son départ en tournée avec Fozzy !
On passe à Smackdown pour parler de Daniel Bryan et Sheamus qui s’affronteront dans un 2 out of 3 Falls Match ce dimanche. En attendant le Smackdown de vendredi, on se félicitera d’avoir enfin vu un peu d’interaction entre les deux hommes avec Bryan en arbitre spécial de Sheamus contre Mark Henry. On est encore loin d’une animosité pure mais c’est déjà pas mal. Il manquera toutefois à cette rivalité de vrais affrontements entre les deux hommes puisque actuellement, on n’aura eu le droit qu’à quelques joutes verbales bien molles ou des petites attaques en traitre de Bryan… La faute à l’omniprésence de AJ à ses côtés qui ramenait la couette à leur relation là où on attendait un débat autour du titre. Et mis à part le fait d’être champion, rien n’oppose vraiment les deux hommes qui travaillent leur personnage dans leur coin au lieu d’évoluer ensemble dans cette rivalité. Voilà donc un match au background un peu fade, répondant à un combat trop court à WrestleMania. Une bonne occasion donc pour Sheamus de crédibiliser sa ceinture ou à Daniel Bryan de montrer enfin qu’il peut être un heel un temps soit peu dominateur. On est donc loin de l’intensité attendue pour un match pour le titre à Extreme Rules mais les enjeux individuels sont là. De même, si la stipulation du match est bien molle pour un PPV de ce type, on se félicitera d’avoir l’opportunité d’assister à un match forcément assez long et de profiter des qualités in-ring de ces deux lutteurs. Enfin, si les enjeux sont importants pour les deux hommes, on peut s’attendre à voir Sheamus remporter la victoire pour devenir un vrai Champions Poids-Lourd pour ensuite rivaliser avec Alberto Del Rio et éventuellement Daniel Bryan, si celui a toutefois un avenir en Main Event.
En bref : Un match pas palpitant à cause d’un background trop vague mais, à priori, une bonne revanche sur l’affrontement de WrestleMania, décevant. Le match du 1er avril que j’espérais agréable à regarder devrait avoir lieu ce dimanche et c’est tant mieux. Je regrette toutefois, encore une fois, que la rivalité majeure de Smackdown soit si peu mise en avant. Cela nuit inévitablement au show dans son ensemble…
Autre rivalité estampillée Smackdown, celle opposant Randy Orton à Kane a le mérite de proposer plus d’action que celle pour le titre poids-lourd. Alors que Kane s’était attaqué à Papa Orton, la Vipère répond en sortant Paul Bearer de l’ombre pour le mettre au frigo. Le jeu marche plutôt bien et la surprise de voir Bearer à l’écran fait son effet. Les personnages sont bel et bien là, Kane impitoyable et prêt à tout pour déstabiliser l’Apex Predator qui, de son côté, ne compte pas se laisser marcher sur les pieds et rend coup pour coup au Big Red Monster. Leur Falls Count Anywhere Match ce dimanche devrait être un bel affrontement qui, on l’espère, saura se baser sur le bon match présenté à WrestleMania. Les enjeux pour les deux hommes sont minimes : les plans sont flous pour chacun des lutteurs puisque cette feud semble plus boucher les trous causés par des absences qu’autre chose. Même si Kane fait le forcing, on voit mal Orton faire un heel turn tant son personnage face fonctionne et vu l’embouteillage de heel à Smackdown. Malgré tout, ce match a un fort potentiel si on se réfère aux bons affrontements précédents entre les deux hommes, que ce soit à WrestleMania mais aussi à Smackdown où Kane et Orton s’étaient échangé de bons coups de chaises pour le plaisir du public.
En bref : Ce match tient son rang en offrant une bonne attraction midcard. On est en tout cas au-dessus de l’intérêt suscité par les matchs pour les titres mineurs… C’est un comble. Pas de pronostics sur ce match où seule la fierté des lutteurs est mise en jeu.
On fini cette carte d’Extreme Rules avec les titres Intercontinental et des Etats-Unis. D’un côté, l’Intercontinental Championship sera défendu par le Big Show contre Cody Rhodes dans un match simple, sans stipulation, comme si tout était fait pour reléguer cette affrontement au second voir troisième plan. Alors que les interventions de Show après WrestleMania pour se venger de Rhodes avaient le mérite de faire sourire, on a perdu un peu de rythme depuis, n’aidant pas une feud peu passionnante à décoller. Show est plat en gentil nounours et Cody Rhodes, malgré son bon travail pour présenter un personnage déstabilisé », ne semble pas voué à monter dès maintenant dans la hiérarchie. Une fois n’est pas coutume, le titre Intercontinental n’est pas à la fête pour ce PPV… Et une fois n’est pas coutume, c’est pire pour l’United States Championship qui passe lui carrément par la case Dark Match et opposera Santino Marella à… The Miz ! Alors que Ziggler et Swagger semblaient tourner avec assistance autour de ce titre, voilà que le Miz est placé en challenger au titre, comme si de rien n’était. Les poulains de Vickie pourront faire la tête, d’autant que les plans pour ce duo sont très flous : on voyait l’un des deux récupérer le titre US, voilà qu’ils semblent se diriger à présent vers le titre par équipe de Primo et Epico. De son côté, le Miz régresse fortement après avoir participé au Main Event de WrestleMania il y a 2 ans. Si c’est ainsi que Laurinaitis compte le remercier de l’avoir fait gagner à WrestleMania, le Miz devrait vite demander à se faire rembourser !
En bref : Pour l’Intercontinental Championship, la victoire de Show semble se dessiner, en espérant que cela se traduira par un push de Cody Rhodes vers le Main Event de Smackdown (ou Raw ?). Côté US Title, je suis personnellement déçu (voir pire) par le booking qui ne sait pas quoi faire de Swagger et Ziggler, qui place le Miz comme un cheveux sur la soupe et qui programme ce match en Dark Match. On sent que la nécessité d’attirer des gens dans l’arène est là : on veut mettre l’accent sur les Darks Matchs. Dommage que l’United States Championship en soit la victime…
Voilà, c’est tout pour cet Extreme Rules 2012 ! Il ne me reste qu’à vous souhaiter un bon Pay-per-View ce dimanche sur Catch au Quotidien et vous donner rendez-vous lundi pour un nouveau numéro de la Semaine de Pino ! Bonne fin de semaines et de vacances pour ceux qui en ont !





















































































