RAW HD (20/02)

NXT HD (15/02)

Superstars HD (16/02)

SmackDown HD (21/02)

Category: Analyses de Pino

Salut à toutes et à tous et bienvenue pour ce numéro spécial dédié au Pay-per-View de Dimanche : Le Chamber de Pino. Comme promis, on se retrouve pour faire le point un peu avant l’Elimination Chamber et essayer de dégager les tenants et aboutissants du dernier événement avant WrestleMania. S’il est encore trop tôt pour affirmer avec certitudes qui gagnera, on peut dores-et-déjà faire quelques observations qui nous permettront d’y voir plus clair avant de savoir, en fin de soirée, qui défendra quel titre à WrestleMania. Je vous rappelle par ailleurs que vous aurez le droit à un debrief après l’Elimination Chamber, en milieu de semaine prochaine, qui nous permettra de faire le point sur les plans de WrestleMania. En attendant, préparons cet Elimination Chamber comme il se doit (nous, au moins, on le vend, à défaut de pouvoir compter sur la WWE pour nous faire envie…).

Elimination Chamber de Raw

On commence par la cage de Raw où, pour rappel, Dolph Ziggler, The Miz, Jericho, R-Truth et Kofi Kingston tenteront de prendre le WWE Title à CM Punk. A l’heure où j’écris ces lignes, Jericho semble bien parti pour remporter le titre, pour plusieurs raisons. D’abord, et la plus évidente, car Jericho et CM Punk devraient très certainement s’affronter à WrestleMania. Mais pourquoi penser que Jericho devrait porter la ceinture pendant tout le mois de Mars plutôt que CM Punk ? On pourra dire que Jericho a obtenu le droit d’entrer en dernier dans le match. Même si cela semble un peu gros comme un camion, on peut se dire que les bookers ne sont plus à ça près. Mais plus important, alors que CM Punk porte sa ceinture depuis un moment maintenant, Jericho a, lui, depuis son retour, besoin de s’affirmer et se crédibiliser. Pour beaucoup, son mois de janvier aura été catastrophique et porter la ceinture, avec tout ce que cela implique comme promotions micros et occasions de travailler son personnage heel donnera une vraie bonne raison d’être à cette rivalité. Oui car soyons francs : si CM Punk sortait gagnant du Pay-per-View de ce dimanche, on serait en droit de se demander pourquoi Jericho rivaliserait avec CM Punk plutôt que Dolph Ziggler, par exemple (je parle ici de la storyline, sinon, bien entendu, la raison est évidente : Jericho a plus de prestige aux yeux des bookers que Ziggler). Après, bien entendu, la perspective de voir Punk défendre son titre une nouvelle fois n’est pas à écarter, mais je le crie haut et fort depuis plusieurs semaines : CM Punk est meilleur en challenger qu’en champion et il ne faut pas qu’il soit touché par le syndrome Superman, classique après plusieurs défenses de titre (les exemples de Cena et Orton ont montré comme on pouvait se laisser de ces champions imbattables sur une longue période…)

Pour les autres, donc, pas vraiment de surprises attendues. Même si les cartes ont été assez bien brouillées à Raw, coupant court aux traditionnelles luttes par feuds dans la cage, le suspens est nul pour les quatre hommes. A moins d’un choc incroyable et d’un scénario des plus surprenants, aucun de ceux-là ne devrait porter la ceinture en sortant de la structure de fer. Pire, rien ne semble arrêté quand à savoir de quoi sera faite leur route pour WrestleMania. Un retour en Tag Team avec Evan Bourne pour Kofi ? Retour par la case midcard et US Title pour Ziggler (une rivalité avec Swagger lui permettrait de se détacher de Guerrero et de s’émanciper, mais a deux inconvénients : le risque de tenter le face turn, alors qu’on ne l’imagine pas une seule seconde dans ce rôle, et le fait que Swagger soit, de ce fait, son adversaire désigné pour WrestleMania, franchement pas top niveau prestige) ? Et que faire du Miz et de R-Truth ? Pour le premier, tout dépend de sa popularité en coulisses qui serait, selon les rumeurs, au plus bas. Si c’était le cas, cela entraînerait-t-il une mise (t’as compris la blague ?) aux oubliettes ? Quand à R-Truth, il semble à l’inverse très apprécié en backstage au point qu’une place à WrestleMania puisse lui être accordée pour le travail accomplit cette année. Une participation au Money in the Bank match semble cohérente. Autant dire que rien, aujourd’hui, ne semble indiquer que l’avenir à WrestleMania de ces lutteurs ne semble se dessiner avec le WWE Title, contrairement à CM Punk et Jericho. Même si certains rêveront d’une surprise, attendez-vous tout de même à voir l’un des deux hommes champion dimanche soir. Et mon pronostique va à Jericho.

Elimination Chamber de Smackdown

Un ajout de dernière minute suite aux dernières infos a été fait à la suite de ce paragraphe, en correction. Comme il contient des spoilers de Smackdown, je vous invite à éviter toute la partie en italique si vous souhaitez garder la surprise pour vendredi.

Passons maintenant à Smackdown, qui nous donnera un match entre Daniel Bryan, champion, Big Show, Wade Barrett, Cody Rhodes, Randy Orton et… The Great Khali. Commençons par le champion entrant qui, après quelques semaines de règne, perdra son titre à l’Elimination Chamber. Si ce n’est pas le cas, c’est que la chambre de Smackdown aura tenu ses promesses : nulle, comme les shows. En effet, à l’heure qu’il est, Bryan n’a qu’une idée en tête : énerver tout le monde avec ses légumes et faire disqualifier ses adversaires. Une victoire de Bryan serait donc synonyme de screwjob de l’American Dragon ou d’une apparition divine du dieu du catch, lui ayant octroyé le pouvoir, pour un soir, de défendre son titre comme un grand, de la tête et des épaules (ça c’est storyline hein, en backstage cela voudrait dire qu’un autre booker aurait abusé de la poudre qui fait rigoler). Non, sérieusement, le titre devrait se jouer entre Daniel Bryan et Randy Orton. Comme dit plus haut, la victoire ne pourra pas être éclatante pour le heel naissant qu’est Bryan et sera donc forcément sujette à controverse. Reste à savoir si le scénario sera à la hauteur… Du coup, Bryan s’opposerait à Sheamus jusqu’à WrestleMania tandis que Orton continuerait son bonhomme de chemin avec Wade Barrett. L’autre option, c’est de faire gagner Orton et de l’amener à rivaliser avec Sheamus jusqu’à WrestleMania. L’un des deux feraient donc un turn (oui, on prie tous pour que ce soit Orton, mais la jaquette de WWE’12 n’est pas encore sèche, alors pas d’emballement…). Barrett et Bryan, eux, pourraient se placer pour le Money in the Bank Match en revanche du Pay-per-View de l’été dernier, histoire de ressortir les vieilles rancoeurs.

Quoiqu’il en soit, cela devrait se jouer entre ces deux hommes. Barrett, même s’il est sur un bon élan, ne semble pas avoir les épaules pour assumer un rôle de champion entrant à WrestleMania. Quand au Big Show, il serait, selon les rumeurs, dores-et-déjà prévu contre Shaquille O’Neil. Pas de titre pour le géant, donc, qui devrait avoir un mois de mars tranquille. Enfin, les deux gars qui avaient vu de la lumière et son rentrés n’ont, eux, strictement aucune chance de gagner. Du moins, on aimera penser ça, pour se rassurer. Même si voir Cody Rhodes porter deux ceintures est un rêve pour une bonne partie des fans de la WWE, qui apprécieront son travail, le jeune lutteur n’a pas encore l’ampleur pour obtenir un tel rôle, surtout avant WrestleMania. Sa ceinture d’InterContinental Champion est donc un frein évident et personne ne sera surpris de le voir éliminé dimanche. Quand à Khali… Si l’indien gagne, ce sera le signe évident que la WWE aura décidé de saboter son show du vendredi soir. Comment imaginer une seule seconde le Great Khali main-eventer à WrestleMania avec la ceinture de champion poid-lourd… ? T’façon, le 1er avril, il peu pas, il a poney… Nan sérieux quoi, pas de blague, hein les bookers ?! Bref, autant dire que voir l’un des deux précédemment nommés gagner ce dimanche serait une vraie grande et grosse (et peut-être affreuse) surprise. Mon pronostique ? Randy Orton.

AJOUT DE DERNIERE MINUTE (et du coup, gros coup de gueule) : Mes chers lecteurs, l’heure est grave. Que ceux qui apprécient le Pino tout en retenue, le style effacé pour la puissance de l’idée, les éloges dithyrambiques comme les critiques les plus acerbes, le tout dédié à la force de l’objectivité, passez votre chemin. Je deviens fou, j’enrage, je m’étrangle. Ce matin, j’apprend comme vous la nouvelle : Orton blessé. Et c’est le drame. Je lis les spoilers de Smackdown pour en savoir plus et l’autre nouvelle tombe… Santino Marella le remplace. What ?! Non content de nous occuper pendant le mois de préparation du Rumble avec ce guignol, non content de (presque) gâcher 10 minutes de Royal Rumble avec ce nul, non content de nous prendre pour des débiles en nous demandant d’apprécier un canadien caricaturant l’italien depuis trop d’années, voilà qu’on nous le fou à Elimination Chamber ?! Alors, après avoir inscrit à son palmarès les titres ronflant de « superstar éliminée le plus rapidement du Royal Rumble » ou « seul et unique lutteur à avoir gagné le titre de Miss WrestleMania », que vont nous sortir les scénaristes cette fois-ci ?! Faites-nous rêver sacrebleu ! On a hâte de voir Santino apporter tout son talent, son dynamisme et son charisme à ce match attendu par énormément de fans chaque année ! On a hâte de le voir suivre les traces des Shawn Michaels, Edge ou Goldberg, qui ont laissé à jamais leur empreinte mythique dans le métal implacable de l’Elimination Chamber ! La voilà la WWE d’aujourd’hui ! A l’époque, on avait Goldberg qui allait chercher ses adversaires dans les cellules en détruisant le plexiglas à main nues. Cette année, on aura Santino Marella qui gueulera Cobra devant un public en délire. Voilà le choix des bookers suite à la blessure de l’homme sur qui reposait tout l’intérêt technique de ce match : faire entrer dans ce qui est présenté comme une structure punitive, à la limite de l’instrument de torture, le catcheur le moins intéressant du moment, à peine bon à faire rire. A défaut de pouvoir rêver d’un Drew McIntyre ou d’un Justin Gabriel dans cette cage (ou même un Ezeckiel Jackson hein, tant qu’à faire…), je rêve que le public réserve l’accueil que ce match mérite : qu’il siffle à l’annonce du combat. Mais il ne faut pas rêver, justement, car avant que le public comprenne qu’en arrêtant d’applaudir pour ce spectacle parfois à la limite du supportable, la WWE changerait enfin les choses, il s’en passera, des années… En attendant et à moins d’un changement de plan surprise (rah, mon royaume pour une entrée surprise façon Edge prenant la place de Kingston en 2009 ! Go Drew, goooo! Le pire, c’est que ça ne serait pas illogique, vu le lien des deux hommes ces dernières semaines), on va s’éclater dimanche soir avec Khali et Marella dans la cage. Quel bonheur, mes amis, quel bonheur !

Alors voilà, du coup, pas de pronostique, je m’en fou, ce match n’est pas intéressant. Les seuls personnages qui retiennent mon attention (Cody Rhodes et Barrett) ne devraient pas avoir la chance d’être champions. Les deux autres, Bryan et Big Show ont des gimmiks juste passable, ne donnant pas envie de les voir nous pomper l’air à Smackdown jusqu’en avril. Alors même si Bryan a toutes ses chances de défendre son titre, maintenant, je prie pour une surprise et j’y croirais presque, celle de Drew prenant la place de Marella pour « impressionner » Teddy Long. Mais il devrait alors devenir champion et le push semble bien trop gros… Dommage, dommage. Cet Elimination Chamber de Smackdown semble, jour après jour, aller de mal en pis… Et à ceux qui remarqueraient intelligemment que je m’insurge de voir Santino booké alors que j’explique qu’un changement de dernière minute est possible (certaines rumeurs me confortent dans l’idée qu’un revirement de situation avec Henry ou McIntyre pourrait avoir lieu), je répondrais que même si Santino ne participait finalement pas, le mal est fait : on a pas envie de voir ce match, on a pas envie de voir Santino et je ne suis pas particulièrement excité avant cet Elimination Chamber… Et puis surtout, même si l’hypothèse d’un changement est crédible, pourquoi s’embêter à intercaler Santino et ne pas faire le travail dimanche directement avec Orton… ? Bref, on pourra en parler pendant des heures, le constat est là : booking nul, Pay-per-View mal vendu. Bref, on veut que ça change à la WWE. En 2012, votez Pino !

Ambulance Match : John Cena vs Kane

Voilà, on y est ! Après le rendez-vous raté du Royal Rumnle, les deux hommes s’affrontent une nouvelle fois et auront, cette fois-ci, à composer avec la stipulation : Cena et Kane s’affronteront dans un Ambulance Match. Deux choses sont certaines : il y aura de l’action et la rivalité entre les deux hommes finira ce dimanche. Mais comment ? C’est la grand interrogation. Le premier plan possible serait de faire gagner John Cena, lui faisant ainsi surmonter l’épreuve proposée par Kane. Cette solution implique un repos de Kane qui, de ce fait, ne ferait pas WrestleMania, bien qu’on puisse l’imaginer participant au Money in the Bank Match. Pourquoi ? Car il serait difficilement justifiable (même si les créatifs ne sont plus à ça près) de voir Kane, jusqu’alors obsédé par le turn de Cena, accepter une défaite face au Marine et changer de cible par magie. Par ailleurs, John Cena n’embrasserait pas la haine et resterait certainement, de ce fait, le top face de Raw et reviendrait un peu à la case départ. Une hypothèse qui semble donc en adéquation avec la frilosité des scénaristes en ce moment. Toutefois, on peut imaginer un turn, tout de même, de Cena, si Ryder était impliqué ou si Kane prenait vraiment du lourd dans le masque… L’autre scénario possible, c’est une victoire de Kane. Celui-ci, satisfait, pourrait alors continuer à travailler jusqu’à WrestleMania (c’est quand même dommage de lui sortir une blessure ou un truc comme ça juste après son retour et juste avant le grand événement de l’année, alors que son personnage n’avait plus autant intéressé que depuis le début des années 2000). Pour Cena, là encore, les deux issues sont jouables : s’il perd, il pourra aussi bien rester face (le Marine refusant de laisser sa colère exploser, perdant de ce fait le match trop violent pour les coups à la régulière, ou même perdant en protégeant Eve ou Ryder) ou virer heel (le lendemain, à Raw, il revient en boitant, sous les sifflets et déclare que tout le monde l’a lâché, etc etc…). Bref, si les derniers évènements de Raw font une nouvelle fois penser qu’un heel turn est éventuellement dans les tuyaux, le statut de vendeur de produits dérivés de Cena continue de sembler bloquer ce turn. Au final, compte-tenu de la rivalité avec le Rock qui devrait occuper le mois de mars de Cena et du manque d’audace des bookers, je pronostique une victoire de John Cena sans heel turn. Mais bien-sûr, je rêve, comme beaucoup, de ce heel turn, quel que soit le résultat… Le match aura, en tout cas, beaucoup de promesses à tenir.

Voilà, on a fait le tour de la carte. Toute la carte ? Pas tout à fait. Il reste les Diva’s, en effet et à défaut de m’étendre sur le sujet (faut pas abuser non plus), je vois bien Tamina gagner la ceinture dimanche soir, histoire de changer un peu. Difficile de donner un quelconque argument, tant les storylines chez les Diva’s manquent de fond… On peut s’attendre à quelques surprises après l’Elimination Chamber, pendant le mois de mars. En effet, un retour de Kharma aux affaires courantes serait sympathique. Par ailleurs, maintenant que son mari a fait son retour remarqué, on peut s’imaginer qu’une certaine Michelle McCool n’a plus besoin d’être à la maison 24 heures sur 24, non… ? Avec Layla et un peu de temps d’antenne, la division féminine pourrait relever un peu la tête avec WrestleMania. M’enfin depuis le temps qu’on propose tous des idées pour sauver ce qu’il reste de cette division… C’est Gail Kim quoi doit se marrer devant les segments de Natalya ! Allez, n’oubliez pas de donner vos réactions, de supporter Santino Marella et de partager vos pronostiques pour le Pay-per-View de ce dimanche, en direct sur Catch au Quotidien dès 2h du matin ! Je vous retrouverais pour ma part dimanche soir pour le debrief des derniers Raw et Smackdown. Bonne fin de semaine, soyez sages et à dimanche !

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Salut à toutes et à tous et bienvenue pour ce nouveau numéro de la Semaine de Pino. Et mes amis, quelle semaine… Pour ne rien vous cacher, il a fallu me retenir pour offrir une chronique PG tant les noms d’oiseau et autres boutades peu recommandables ont volé lors de mes visionnages de Raw et Smackdown. Rarement un Pay-per-View n’aura été aussi mal vendu, rarement Smackdown n’aura été aussi mauvais que ces derniers temps. On va quand même essayer de rester objectif et voir quelques bons côtés à cette semaine, comme d’habitude. De toute façon, mal vendu ou pas, je vous annonce dès maintenant que vous me retrouverez mercredi pour l’Elimination Chamber de Pino, une chronique consacrée exclusivement au Pay-per-View de ce Dimanche. N’oubliez pas que vous êtes invités à réagir à cette chronique et son contenu via les commentaires, mais aussi via Twitter en envoyant vos messages à Pino_CaQ. En attendant, c’est de Raw et Smackdown dont on va parler. Allez, sans plus attendre, on débriefe la semaine !

CM Punk vs Jericho et Main-Event de Raw

C’est donc officiel, exit John Laurinaitis, plus occupé par son sauvetage de job que par le sort de CM Punk, exit Dolph Ziggler, dramatiquement invisible cette semaine et bienvenue à Chris Jericho en Main-Event de Raw qui donne, enfin, sa première vraie promo micro. On s’y attendait un peu, le discours est sensiblement le même qu’à son départ avec un ajout de taille, tout de même : Jericho se présente comme celui qui a tout fait avant tout le monde. Mis à part une rapide mention en rapport avec les promos fin du monde, on ne sera absolument pas convaincu par ce lien bricolé à la va-vite qui ne donne qu’une seule impression : ce retour a été fait n’importe comment et il n’y avait rien de prévu sur le long terme. Même si objectivement, les arguments de Jericho se tiennent et s’il n’y a rien à dire sur la performance micro, son personnage aux goûts de déjà-vu déçoit un peu… On pourra par ailleurs pointer du doigt sa performance en Main-Event à Raw. Au programme : un match à 6 sous forme de Battle Royal entre les participants de l’Elimination Chamber de Raw. Et quelle déception.

On pourra d’abord évoquer le Miz qui, sur ce match, c’est montré catastrophique. Outre la réception manquée de R-Truth, qui n’aura échappée à personne et qui aurait pu mettre Ron Killings en grand danger, c’est la totalité du match que le Miz a traversé comme un fantôme. Visiblement déstabilisé par cette réception et pas vraiment concerné par le combat, il va enchaîner les communications visibles avec les autres lutteurs et finir le match laborieusement. Le résultat de la politique de déstabilisation de la WWE mise en place ces dernières semaines à son encontre ? Outre le Miz, le travail de Jericho laisse songeur… Egaré à des moments, il n’a pas semblé dans le rythme. Normal, après tant d’inactivité, mais son final au Royal Rumble avait semblé moins compliqué que ce match à 6. Alors, bien-sûr, on pourra dire pour la défense de ces deux lutteurs que l’élimination prématurée de R-Truth aura quelque peu changé les plans, forçant les lutteurs à, peut-être, improviser. Mais ne sont-ils pas des Main-Eventer aguerris ? Jericho n’est-t-il par le meilleur du monde ? On peut en tout cas se poser des questions quand on voit les fins de match du Miz et Jericho (« Pour le double pinfall, tu prends lequel ? Ah zut, c’est l’autre, bon alors attends… ») contraster avec celles de CM Punk et Ziggler (quel GTS magnifiquement vendu encore une fois !) qui, eux, non pas semblé perdre le fil. Et que dire de Kofi Kingston qui n’a pas su profiter de la blessure de R-Truth pour prendre la case acrobatique et se mettre en avant. Certainement pas en confiance dans un Main-Event où il est l’invité surprise, Kofi aura montré son manque d’audace et de personnalité. Dommage, car le Ghanéen ne manque pas de talent… Au final, on regrettera pour ce match un nouveau scénario moyen, un match peu imaginatif sans attraction ni moment fort, qui place Jericho comme favoris pour l’Elimination Chamber de Raw, puisqu’il entrera en dernier. Une chose est certaine, ce Raw n’aura pas aidé à créer l’impatience chez les fans à l’approche du Pay-per-View.

Daniel Bryan vs Big Show

« SAY LA FILLE DANS THE GRUDGE ! COUUURT ! » « OMAGAD ! »

En l’absence de Mark Henry, Daniel Bryan flanqué de sa copine AJ et le Big Show vont pouvoir se tirer la bourre le vendredi soir. Et pas que, parce que c’est à Raw qu’on va en fait les regarder s’affronter. Le match sera fidèle au scénario actuel et Big Show gagnera sur disqualification, Daniel Bryan fuyant pour protéger sa bien-aimée. A Smackdown, on retrouvera la jeune femme interrogée par Michael Cole, qui perd une occasion de se taire. AJ montrera à tous son talent micro assez inexistant, ses oublis de texte et laissera à Cole le soin de rendre ce segment un peu vivant. Eh oui, le commentateur est irritant au possible, on aimerait le voir disparaître du ring et des storylines, mais sur ce coup, son intervention est assez juste et son mic-skill sauve un segment ennuyeux au possible quand AJ cherche à retrouver son texte… Finalement, Daniel Bryan interviendra, défendra sa petite copine et en remettra une couche sur son rôle de végétalien, avant de quitter le ring. Teddy Long l’obligera toutefois à participer au Main-Event contre Randy Orton, Main-Event qu’il gagnera par disqualification grâce à Big Show, laissant Bryan partir avec le sourire du manipulateur heureux de son œuvre. Master of Puppets sera-t-il le prochain theme song de Daniel Bryan ? On sort de cette semaine avec un Big Show toujours plus mou du genou et un Daniel Bryan qui utilise son goût pour les falafels et autres galettes de quinoa pour travailler son personnage heel d’une façon trop bancale pour passionner. Reste à esperer que l’Elimination Chamber de Smackdown, absolument pas séduisant, fasse un peu bouger les choses…

Les vétérans de la semaine

Road to WrestleMania oblige, les anciens combattants que sont l’Undertaker et Triple H sont de retour. En fait, c’est surtout Triple H qui travaille, puisqu’il ouvrira Raw en segment micro pour parler du retour du Deadman dans un segment assez anecdotique. Après avoir parlé de Laurinaitis et lâché quelques vannes sympa, il parlera de son respect pour la légende de la WWE, qui le pousse à refuser l’invitation pour WrestleMania. Outre un texte assez classique pour un début de feud de ce genre, on regrettera la fin du segment un peu brouillonne, avec cette promo vidéo du Deadman, plaisante cela-dit, mais qui n’amène pas (encore) de vraie confrontation entre les deux hommes. Une chose est sûre : le retour annoncé de Shawn Michaels la semaine prochaine devrait faire bouger les choses. Si les rumeurs évoquaient déjà il y a quelques temps un possible rôle à WrestleMania pour le HeartBreak Kid, l’annonce de ce retour coupe toute possibilité de surprise hystérique dans le public pour le prochain Raw et Shawn Michaels nous est vendu comme un vulgaire guest host. Là encore, le manque d’imagination est flagrant : on veut juste doper les ratings du prochain Raw. Esperons toutefois que le prochain Raw saura mettre un peu d’intensité dans ce retour de l’Undertaker et de Triple H. Même s’il y a du temps avant WrestleMania, il ne faudrait pas que la rivalité s’enterre avant même d’avoir commencé (même si on peut compter sur l’Undertaker pour la déterrer ! :trollface: )

Les absents de la semaine

Note de dernière minute : En visitant le site de la WWE, je me suis rendu compte que des stars comme Jericho et CM Punk étaient aussi à Abu Dhabi. Donc soit les absences de la semaine n’avaient rien à voir avec cet événement (envoyez moi des tomates), soit certaines superstars étaient présentes plus longtemps que d’autres là-bas. Il n’empêche que ces superstars étaient absentes à l’antenne, mais voyez plutôt…

Pour les inconditionnels de Catch au Quotidien, l’info n’est pas nouvelle : la WWE était à Abu Dhabi cette semaine, provoquant de ce fait l’absence de quelques superstars de la fédération. On peu déjà penser à Jack Swagger pour qui deux hypothèses sont possibles: soit il se trouvait dans le plus grand Emirat des Emirats Arabes Uni avec ses petits copains, soit les bookers n’en ont rien à faire de son titre et de son avenir et ont préféré lui donner du temps libre pour réfléchir à un changement de carrière. On notera par ailleurs l’absence de Brodus Clay qui, après une début d’année d’omniprésence et de squash répétés n’a pas été vu à l’écran de toute la semaine. On s’en plaindra pas car même si c’était marrant les deux premières fois, le Funkasaurus s’est vite montré peu intéressant. Marella et Drew McIntyre ne sont pas apparus non plus (tant mieux pour le premier…), ni aucune des rares Tag Teams. Ainsi, pour tout ceux-là, les choses n’avancent pas et ne risque pas de bouger avant début mars, tant la fin Février devrait être monopolisée par l’Elimination Chamber.

Mais surtout, les grands absents de la semaine sont John Cena et Kane. Les deux hommes ont été utilisés à Abu Dhabi pour flatter les investisseurs, laissant pour Raw deux promos sans grand intérêt. Au lieu de ça, la WWE a préféré mettre les deux hommes en scène en conférence de presse au pays du pétrole, à grands renforts médiatiques, histoire de donner un peu de consistance à leur affrontement en Ambulance Match à Elimination Chamber. Et oui, car c’est officiel : match à stipulation entre les deux hommes, enfin. Cette fois-ci, on ne devrait pas être déçus. En tout cas, il faut espérer, car même si la WWE a su gérer l’absence en utilisant un live event (chose qu’elle devrait faire plus souvent, notamment avec les qualifications à Elimination Chamber), la feud n’a plus qu’une semaine pour se relancer avant le Pay-per-View du 19 février et donner aux spectateurs ce qu’ils attendent : un affrontement brutal et sans merci.

Les points noirs de la semaine

Outre certains problèmes évoqués plus haut, on retrouve cette semaine encore une flopée de points noirs faisant vraiment penser que l’équipe créative de la WWE n’est pas en forme. Manquant d’ambition, visiblement (trop) affaibli par les absences de certains, Raw n’a pas été au niveau des dernières semaines. Quand à Smackdown, il continue sa lente descente aux enfers avec un niveau, semaine après semaine, toujours plus dramatique. On commencera par évoquer la forme en elle-même des deux shows : plus de publicités, de promo vidéo et de blabla micro que de catch, que ce soit lundi ou vendredi… Les promo pour WrestleMania sont dores et déjà invasives et étouffantes alors que le piètre niveau des segments, pas inspirés dans l’écriture, ne justifient pas une telle recrudescence de ces séquences au détriment des matchs. Smackdown reçoit la palme avec la séquence « communication avec Laurinaitis en live au téléphone », un pur moment pause-pipi qui ne sert à rien. Le segment prière d’Otunga talonne celui de son patron de très près au palmarès des pires idées de la WWE en ce début 2012.

On peu aussi évoquer l’écriture des scénarios comme un vrai problème en ce moment. Cette semaine encore, Smackdown n’échappe pas à la règle : le segment d’ouverture du show, où les concurrents à l’Elimination Chamber se succèdent pour montrer qui à la plus grosse, est l’exemple flagrant de ce manque d’imagination symptomatique à la WWE. Vu et re-vu, ce segment ne soulève aucune réaction, ne fait pas avancer les choses et est juste le prétexte pour placer un Tag Team Match brouillon plus tard dans la soirée. La volonté des scénaristes de vendre l’Elimination Chamber vite fait bien fait sur un calendrier serré est ici évidente, au risque d’oublier toute cohérence dans l’écriture… On se retrouve donc, entre autre, avec un Khali et Orton contre Rhodes et Barrett, sous-entendant que Rhodes serait plus ou moins le rival attitré de Khali à Elimination Chamber… ? D’ailleurs, le Cody, pourquoi est-il dans l’Elimination Chamber ? Je ne vois pas de raison valable, à part boucher les trous et faire de cette magnifique ceinture d’InterContinental Champion une simple décoration autour de la taille de Rhodes, sans aucune autre valeur… Par ailleurs, qui dit mauvais scénario pensera forcement à Natalya et ses pets, segment nul parmi les nuls, qui pourra faire rire quelques enfants, tout au plus. La prochaine étape serait un personnage basé sur le problème des mycoses ou un scénario de gastro-entérite à la WWE qu’on ne s’en étonnerait pas, tant on touche le fond du fond avec cette histoire. Absolument regrettable…

Dernier point noir important cette semaine à mes yeux, le segment d’introduction de Smackdown (encore lui) a permis à Sheamus de s’exprimer plus longuement. S’il rappelle qu’il ne choisira son adversaire de WrestleMania qu’après l’Elimination Chamber (un coup de génie selon Michael Cole, bonjour le niveau…), Sheamus profite surtout ce segment pour poser quelques bases à un personnage face jusque là inexistant. En résumé, son personnage c’est « j’étais tyrannisé parce que j’étais roux, mais j’ai surmonté ça ». Après les gens de petites taille, ceux qui ont décidé de ne pas boire ni fumer, les végétaliens, les nationalités ou même les homosexuels, la WWE utilise une nouvelle fois les différences entre les gens pour promouvoir ou faire haïr une superstar. Une façon de faire qui, selon moi, pose un vrai problème éthique. Si cela ne choque visiblement pas le public de la WWE dont on peut dire qu’il joue le jeu (non, on ne fera aucun sous-entendu sur le public américain et considèrerons qu’ils ne font que se prêter au jeu des gimmiks), on peu toutefois regretter ces choix de la part de la WWE.

Les bons plans de la semaine

J’aurais pu tout aussi bien appeler cette section « les rescapés de la semaine ». A Smackdown, on appréciera le retour en midcard de Ted DiBiase. Se battant à nouveau contre Hunico, DiBiase fera un bon retour après quelques semaines d’absence. Alors bien-sûr, tout n’est pas parfait… La feud n’est pas transcendante, le personnage d’Hunico n’est pas encore suffisamment charismatique en gangster mexicain. Toutefois, on peut voir du potentiel chez ces deux lutteurs, l’un en porte-drapeau typiquement américain, l’autre en descendant de la grande classe mexicaine, rôle qu’Alberto Del Rio ne semble pas avoir réussi à s’octroyer. En ramenant leurs prestations au niveau actuel de Smackdown et compte-tenu que ça reste du midcard, cette petite rivalité est tout de même bonne à prendre.

Si ce n’est pas non plus extraordinaire ni transcendant, les Divas montrent elles aussi un peu de progrès. Enfin, vraiment, c’est très relatif… Disons simplement qu’en oubliant le scandale Natalya (et je pèse mes mots) et le retour de Kharma qui se fait toujours attendre, on a le plaisir de voir un semblant de feud à Smackdown entre Tamina et Natalya. Perdues au milieu des Bella Twin’s et autres mannequins à peau de loutre et oreilles d’ours (Alicia Fox), les deux vraies Divas de la fédération nous font miroiter l’espoir d’une rivalité musclée, entre deux athlètes aux gabarits assez similaires. La WWE aurait tout à gagner à promouvoir un peu cette rivalité et y ajouter Kharma pour créer un manège à trois sympathique (sur le ring, bien-sûr, pour le reste, on préférera tout de même Kelly Kelly, Eve et Aksana!)

Enfin, rayon bon plans, le dernier gagnant de la semaine sera Randy Orton. Pourquoi plaît-il ? Car il ne parle pas, tout simplement. Pas ou peu de segments micro, aucune déclaration, rien… Du coup, il échappe à la médiocrité des bookers : pas de storyline bidon à promouvoir, pas de texte nase à cracher au micro, pas de public ennuyé à essayer de conquérir. Non, Orton en ce moment, c’est le prédateur pur et dur, pas de blabla, que de l’action. On se concentre donc uniquement sur son activité en ring qui suffit à elle tout seule à faire d’Orton un des personnages les plus agréables à voir en ce moment. Ses fins de match contre le Great Khali et face au Big Show à Smackdown rappellent son attitude heel. Même si la rivalité avec Barrett passe au second plan cette semaine (certains en avaient marre, ils seront contents), laissant Orton combattre avec Khali contre Rhodes et Barrett, ainsi que Bryan vendredi, dans le but de promouvoir l’Elimination Chamber de Smackdown, on retiendra une bonne semaine pour Orton. Et une fois de plus, la vipère sera l’un des protagonistes les plus en vue le 19 février, avec les CM Punk, Dolph Ziggler ou Barrett qui, en plus de leur bonne forme en ce début de 2012 sont les seuls épargnés par le booking en ce moment. Espérons que ça dure…

Allez, c’est tout pour cette semaine et c’est déjà pas mal. La semaine prochaine, gros programme ! On suivra les derniers Raw et Smackdown avant l’Elimination Chamber qui se tiendra Dimanche. Qui dit semaine de préparation au PPV dit devoirs supplémentaires pour votre serviteur. Vous me retrouverez donc mercredi (ou jeudi au plus tard) pour l’Elimination Chamber de Pino et peut-être, si vous êtes sages, si vous commentez bien, si je suis en forme et si le PPV est excellent ou très nase (oui j’aime beaucoup cracher du venin), un Afterburn à lire la semaine suivant l’Elimination Chamber. En attendant, réagissez, donnez votre avis, que ce soit sur la chronique, les quelques changements apportés (la formule Point noir/Point fort) ainsi que les review des Pay-per-View (ça risque de devenir une tradition puisque le Rumble de Pino a bien marché). Pour ma part, je vous salue bien bas, vous souhaite une bonne fin de week-end, un bon début de vacances pour ceux qui ont déjà cette chance et vous dit à dans le semaine !

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Salut à toutes et à tous. Comme chaque semaine, je vous retrouve et endosse mon rôle de Drucker de Catch au Quotidien (je sais pas si c’est très flatteur) pour ce rendez-vous du dimanche. Après un Rumble assez décevant, on espérait retrouver le bon niveau de ces dernières semaines à Raw et Smackdown. Le contrat aura été en partie rempli mais on ne pourra pas s’empêcher, dans la lignée des observations faites sur le Rumble, de pointer du doigt cette semaine encore les problèmes d’écriture des scénarios proposés par la WWE.

Mais avant de parler de tout ça, je tiens à vous demander votre avis. Nous voilà en effet au numéro 10 de la Semaine de Pino et la chronique est assez suivie. Toutefois, vous êtes peu nombreux à réagir via les commentaires. J’aimerais donc avoir vos avis sur d’éventuels changements à apporter à cette chronique, ce que vous voudriez y voir apparaître ou disparaître, par exemple. N’hésitez pas à donner votre avis et nous verrons si je serais en mesure d’accéder à vos désirs !

Allez, passées les questions techniques, on y va, on débriefe la semaine de la WWE !

WWE Title : CM Punk, de Ziggler et Laurinaitis à Jericho

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Et on commence cette semaine avec le WWE Title. Après de bonnes semaines de rivalité et un match de qualité au Royal Rumble, dont certains pointeront tout de même du doigt le scénario impliquant Laurinaitis, CM Punk attaque Raw en chambrant Laurinaitis et dénonçant son comportement clairement influencé par l’intervention de Triple H plus tard dans la soirée. Le General Manager, déjà viré dans le cœur de ses détracteurs, annonce un match exceptionnel entre les deux champions de la fédération, entrainant une confrontation micro entre les deux anciens de la Ring of Honor Punk et Daniel Bryan. Plus tard, alors que Ziggler demande son rematch à Laurinaitis, c’est Chris Jericho qui intervient dans le Main-Event de Raw en attaquant CM Punk. Le grand perdant du Royal Rumble donne donc le top départ de la rivalité annoncée en coulisse entre les deux hommes et coupe court aux espoirs de certains fans qui attendaient toujours que ce retour donne enfin quelque chose d’intéressant. Et bien non, exit It Begins, exit « You will see the end of the world as you know it ». Oui, parce que si Jericho avait voulu vraiment faire dans l’original, il n’aurait certainement pas attaqué un champion dans le dos pour démarrer cette rivalité. Il n’aurait pas ruiné un mois de travail assez subtile, qui commençait à payer et donner des résultats, en attaquant le face du moment pour que son heel turn soit suffisamment marqué.

Mais non, voilà, on nous sert une attaque grossière, pour l’instant difficile à justifier, mis à part la course pour le titre et un heel turn confirmé avec perte et fracas. Finalement, on se dit « tout ça pour ça ? » et les détracteurs du Jericho de 2012 peuvent jubiler : en effet, à l’heure du bilan, son retour est un échec. Alors soit la WWE comptais dès le début de It Begins sur ce sentiment de déception pour construire le personnage heel de Jericho, un peu à la manière du Summer of CM Punk où le sentiment que la gestion de la superstar était mauvaise avait permis de créer un angle dantesque, soit il y a un réel problème dans le booking. Deux choses sont sûres : il va falloir commencer à donner des réponses autour de Jericho et faire les différents liens manquants pour (peut-être) apprécier le personne et son retour et faire en sorte que la feud naissante entre CM Punk et Jericho passionne. On attend dores et déjà des segments micro de haute qualité entre ces deux bons orateurs, sur un registre qui saura, on l’espère, s’élever au-dessus du piètre niveau de leurs échanges sur Twitter, alors que la rivalité n’a, au niveau du scénario, qu’un point de départ des plus banals. Comme ces dernières semaines donc, quand on parle de Jericho, on conclura pas la bonne vieille formule : la suite au prochain épisode. Dernier point concernant le WWE Title : à part une timide demande rematch et un combat perdu contre le revenant Orton, Ziggler n’est pas bien actif après un Royal Rumble magistral. Espérons que ce ne soit pas le signe d’un retour midcard du blond qui, on le répète, a encore prouvé qu’il avait les épaules pour assumer un rôle de top-heel à Raw. Rôle qui tarde à arriver…

World Heavyweight Championship : Bryan confirme le heel-turn, Big Show plus sensible que jamais, Mark Henry mis sur le côté.

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Après une défense de titre au Royal Rumble dans un match en demi-teinte, Bryan apparaît à Raw et Smackdown pour promener sa ceinture et son nouveau statut de heel. Il gagnera à Raw grâce à la disqualification de CM Punk avant de se bagarrer avec Big Show dans un segment qui verra l’intervention de AJ, permettant ainsi de s’échapper. On verra plusieurs gros défauts dans ce segment. D’abord et le plus grave je trouve, on peut regretter le choix de la WWE de mettre l’accent sur le fait que Bryan soit végétarien pour qu’il se fasse huer et que son heel turn, jusque là subtile, soit lui aussi bien marqué. Son couplet « je mange sain donc je suis meilleur que vous » rappelle directement le personnage de Straight Edge leader de CM Punk il y a quelques temps. Or, ce personnage s’était révélé être un échec et avait très vite ennuyé. De toute façon, bon personnage ou pas, que la WWE choisisse de donner à Bryan un personnage déjà utilisé et ce d’une manière aussi évidente, voilà qui est assez mauvais de la part de l’équipe créative. De plus, Bryan axe son discours et son personnage sur le côté végétarien plutôt que d’appuyer là où cela faisait mal il y a une semaine, à savoir sa relation avec AJ. Ici, il ne lui rend plus hommage, ne se vente plus de son amour inconditionnel, alors qu’on aimait bien le Bryan qui ne voulait voir que ce qu’il voulait voir, de mauvaise fois et enfermé dans son monde. Enfin, AJ, puisqu’on en parle, fait son retour et plutôt qu’en profiter pour dire à Bryan qu’elle n’est pas d’accord avec ce qu’elle a pu voir à la télé pendant son séjour à l’hôpital, celle-ci reviens docilement aux côtés de Bryan, donnant donc le sentiment qu’on est en présence d’une nouvelle Diva pas particulièrement maligne. La WWE compte donc creuser cette relation dominant/dominée entre les deux mais mélange un peu les choses avec cette arrogance verte de D-Bryan. Cela nous donne un résultat un peu flou pour Bryan et le sentiment qu’il faudra, une nouvelle fois, attendre le prochain Smackdown pour en savoir plus sur ce gimmik qui devrait être important dans les semaines à venir, puisque Bryan ne perd pas le rythme et assure toujours autant en match comme au micro. Quand à Mark Henry, ses blessures ont contraint l’équipe créative à le mettre de côté et l’envoyer en suspension sur décision du très ennuyeux et prévisible Theodore Long. On attendra donc son retour qui, on l’espère et si le paysage de la WWE ne change pas trop, devrait faire du bruit.

Randy Orton contre Wade Barrett, le retour de la vipère !

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L’avantage avec Randy Orton, c’est qu’on peut, d’une certaine manière, vendre son retour pendant 3 semaines sans que cela ne choque. Retour avant le Rumble, pour mettre la pression à Barrett, le retour du Rumble en lui-même, à St Louis et le retour en combat régulier contre le britannique. Point commun ? A chaque fois, Barrett prend du lourd ! Cette semaine, on a la chance de retrouver les deux hommes en No Hold Barred Match à Smackdown, dans un match vendu dès Lundi à Raw. On retrouvera un combat plaisant ponctué de l’utilisation de plusieurs objets tels que tables, chaises ou barrières. Un Main-Event digne de ce nom donc, dans une feud a le mérite de limiter les longs discours pour nous donner de l’action pure maintenant qu’Orton est de retour. On en attendait pas moins. Toutefois, les deux hommes sont prévus pour l’Elimination Chamber match pour le World Heavyweight Champion. Leur rivalité devrait donc se renforcer avant d’arriver au Pay-per-View, Randy Orton étant d’ailleurs un candidat logique à la victoire puisqu’il annonce viser un 10e titre et qu’il n’est pas, comme les Cena ou les CM Punk, encore annoncé pour WrestleMania. Reste à savoir s’il portera le titre de Smackdown lors du grand pay-per-view d’Avril et surtout si Barrett (qui a quand même entretenu la feud tout seul comme un grand pendant la blessure de la Vipère) saura s’accrocher à Orton ou profiter de ce tremplin pour se faire une belle place de heel récurrent à Smackdown. Il est à noter que le champion Daniel Bryan et Randy Orton s’affronteront la semaine prochaine à Smackdown pour préparer un peu l’Elimination Chamber match de Smackdown. Un Main-Event qui devrait, encore une fois, ravir les spectateurs.

John Cena contre Kane, du retard à l’allumage

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On l’avais remarqué, le match entre Cena et Kane au Royal Rumble était loin des attentes créées par la WWE ces dernières semaines. Il fallait donc relancer la machine à défaut de finir cette histoire en beauté et les choses auront tout de même mieux tourné ce lundi à Raw que la veille lors du Pay-per-View. Profitant d’une défaite de Eve, Kane s’adresse à elle en lui expliquant qu’il compte bien profiter de sa rivalité avec The Rock pour tirer Cena vers le côté obscur. Après une petit séquence de terreur pour Eve, Kane est rejoins sur le ring par John Cena qui va s’attaquer à lui et le détruire en bonne et due forme. On parlait d’intensité et d’impact avant le Rumble et bien voilà, ces ingrédients étaient réservés pour le Raw de ce lundi. On regardera donc avec une certaine surprise un John Cena désinhibé punir le Big Red Monster à l’aide des escaliers. Mieux, non content de laisser sa rage s’exprimer en s’en prenant à Kane, Cena montrera une certaine jouissance de l’instant en affichant de grands sourire tout au long de la bataille. Même s’il obtient une pop digne de l’époque SuperCena et affiche une mine réjouie en fin de segment, on a encore une fois la drôle d’impression que ce genre de segment pourrait tout aussi bien participer au turn de Cena, malgré la volonté évidente de la WWE de conserver son atout commercial n°1. Difficile d’y voir clair donc, alors que la rivalité entre Kane et Cena devrait avoir un autre match à Elimination Chamber (Cage ou Hell in a Cell ?), laissant ensuite Cena passer tranquillement au Rock. Reste à savoir le rôle de Cena dans cette histoire : toujours le gentil garçon sifflé par les méchants fans ou l’ancien favoris devenu heel ? Les deux solutions étant assez crédibles, on peu s’attendre à un peu de suspens jusqu’au 19 février au moins…

Les points forts de la semaine :

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On commence ces points forts par le gagnant du Royal Rumble cette année, Sheamus. En deux apparitions micro et un match, le Great White va montrer qu’il est prêt pour ce qui doit s’apparenter, aujourd’hui, au rôle de sa vie. Sans donner d’indice sur le titre qu’il choisira de conquérir à WrestleMania, il s’offre deux segments très convaincants et un bon match d’ouverture pour Smackdown. En attendant dans savoir plus sur ses projets d’ici WrestleMania, l’irlandais voit la vie en rose.

A Raw, on retrouve en fin de show un segment entre Laurinaitis et Triple H, de retour pour rendre le verdict sur le futur du General Manager intérimaire. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que Triple H ne revient pas à reculons. Visiblement motivé par le segment, il prend plaisir à jouer avec les nerfs de Laurinaitis qui joue son rôle à merveille (compte-tenu, bien entendu, de son côté toujours très robotique dès qu’il s’agit de recracher son texte). La clin d’oeil au Kiss my Ass Club de son beau-père est l’un des moments forts du retour de Triple H, bien aidé par Laurinaitis qui, avec son stick à lèvre et sa servilité malsaine dans le but de garder son travail, donne au public de quoi donner de la voix. Un très bon segment donc, interrompu alors qu’on allait enfin savoir si Laurinaitis serait viré, ce qui nous donne donc un petit sursis pour le General Manager. Celui-ci a, même si sa voix est agaçante et son jeu assez pauvre, un personnage très intéressant et beaucoup plus abouti que son collègue de Smackdown, par exemple (on s’amuse bien plus à voir Laurinaitis jouer les maîtres de cours d’école entre les deux gamins que sont Miz et R-Truth plutôt que Theodore Long essayer de faire semblant de jouer le jeu avec Aksana…).

Le retour de l’Undertaker est l’autre partie du segment final et point fort de Raw. Une vraie surprise, qui prouve que la WWE peut encore, quand elle veut, nous surprendre (donc, non, internet ne tue pas le plaisir de regarder du catch, c’est bien le contenu qui est moins bien servi). Dans un remake des segments face to face de l’année dernière entre Triple H et le Deadman, le Phenom obtient une pop à faire rougir les nouveau Main-Eventer de Raw et Smackdown. Et oui, le charisme et la légende, y a que ça de vrai. Seul changement par rapport à l’année dernière, Triple H a échangé son blouson en cuir contre un costume de bureau et signifiera à l’Undertaker que l’eau a coulé sous les ponts et qu’il ne remontera pas sur le ring contre lui. A cheval entre les « J’suis trop vieux pour ces conneries » de l’Arme Fatale et les scénario de soldat à la retraite rappelé pour un dernier combat des Seagal, Stallone et comparses, on peut donc s’attendre à un travail autour du dilemme entre les Triple H côté cuir ou costume nous menant tout droit vers le 20-0 du Taker à WrestleMania et un beau départ en retraite pour les deux hommes. L’éventualité d’un guest referee en la personne de Shawn Michaels pourrait ajouter un peu de suspens à ce match, évitant ainsi de tomber dans le remake du remake du remake du premier Shawn Michaels vs Undertaker. On aimera ou pas, mais l’efficacité des deux hommes ainsi que leur dimension légendaire devrait, si bien utilisées, donner de beaux moments de catch sur la route de WrestleMania.

Les points faibles de la semaine :

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La liste est longue. Je commencerais par la nouvelle méthode d’annonce des matchs de l’Elimination Chamber. Hop, un petit segment avec les General Managers des deux brands et pouf, le match est annoncé. Génial. A l’instar du Royal Rumble match où les entrées étaient trop influencées par les feuds, ces matchs bookés en fonction des feuds sans aucune explication kayfabe donnent vraiment l’impression que les bookers n’ont pas voulu se creuser les méninges. Trop occupés à réfléchir à comment mettre Michael Cole dans le Rumble ? Même si on peu comprendre que les dates rapprochées (Elimination Chamber aura lieu le 19 février, laissant 3 Raw entre les deux PPV), ce choix est vraiment pauvre. Même si le temps est une contrainte, la WWE aurait pu choisir de faire des qualifications pour le match en House Show et de mettre ces qualifications en promo lors des diffusions TV. Une bonne manière de promouvoir les live events dont la fréquentation n’est pas vraiment au top ces derniers temps. Au lieu de ça, on nous sert une carte sortie de la manche, sans soucis de construction ou de justification dans le scénario. L’équipe créative de la WWE commence de plus en plus à inquiéter…

Dans la lignée de cette remarque, on note que Mark Henry ouvre Smackdown dans la carte d’Elimination Chamber avant d’être suspendu par Teddy Long. En mettant de côté le fait que cette suspension soit anecdotique là où les suspensions des Orton ou Cena étaient beaucoup mieux illustrées et provoquaient des réactions excessives en backstage (on noie le poisson pour envoyer Mark Henry en repos, ils auraient pas pu trouver mieux ?), on regrettera que le Great Khali remplace Mark Henry dans la cage. Que va-t-il apporter mis à part sa lenteur, son manque de technique, d’impact et son absence caractéristique de charisme ? Comment justifier qu’il soit choisi, lui qui vient de revenir, alors qu’un Justin Gabriel aurait pu travailler sa rivalité naissante avec Cody Rhodes et apporter une touche spectaculaire à ce match, tout en représentant le choix inattendu de cette édition 2012 ? Alors bien-sûr, la volonté de la WWE de conquérir l’Inde et de ramener le Great Khali sur le devant de la scène suite à l’échec Jinder Mahal peu paraître une bonne raison, mais pourquoi conquérir un nouveau marché si c’est pour essayer d’y vendre un produit aussi bancal… ?

Enfin et en vrac, je me permettrais de râler contre la défaite du Miz à Raw contre Kofi Kingston, le jamaïcain battant celui qui a fait un Awesome Rumble dans le simple but de légitimer sa présence dans l’Elimination Chamber de Raw. Le problème est pour moi que le Miz perd trop, ne lui permettant pas de crédibiliser son personnage heel et que Kofi est victime d’un booking approximatif, rendant sa présence anecdotique et gâchant le spectacle. De son côté, Brodus Clay bat Tyler Reks en squash match à Raw et n’apparaît pas à Smackdown. Faute de feud, la porte pour le funkasaurus ? Quoiqu’il en soit, c’est bon, on en a marre des squashs à répétition depuis un mois. Faites quelque chose de ce personnage et de ce lutteur ou arrêtez d’occuper 10-15 minutes d’antenne pour rien chaque semaine ! Toujours au rang des booking mauvais ou inexistants, McIntyre apparaît en segment face à Teddy Long, qui lui demande de le surprendre s’il veut gagner son job. Outre le risque que McIntyre apparaisse dans un segment comique vaseux bientôt, seule façon de « surprendre » apparemment pour les bookers, on retiendra la phrase de Teddy Long qui, dans sa bouche, sonne comme la plus belle blague de l’année, quand l’hôpital se fou de la charité : « There’s nothing worse than predictible television » (« [i]Il n’y a rien de pire qu’une émission prévisible[/i] ») Vous avourez que faire dire ça à Theodore Long (si vous n’avez pas vu le schéma de réflexion de Teddy Long sur internet, cherchez-le, c’est édifiant), c’est un peu fort de la part des bookers. Je ne parle même pas de sa relation incipide avec Aksana, uniquement sauvée par la plastique de la Diva, dont le charme de l’Est est impossible à nier et certains bons trais d’humours (comme le « Teddy, c’est un gros bout de bois ça ! ») Allez et puisqu’on parle de Teddy Long, parlons de son adjoint, Santino Marella, dont on espérait qu’il disparaitrait une fois le Royal Rumble passé. Et bien non… Dommage. Pour finir sur les points noirs de la semaine, on parlera des Divas. Faute d’une action de Kharma, dont le retour était très plaisant au Rumble, on aura le droit aux segments mettant en scène les pets de Natalya. Sérieusement ?! Et il faut qu’on rigole à ça ? Une Diva qui lâche des caisses, ça fait marrer ?! Je pense que là, niveau booking et niveau Diva, on touche le fond. Surtout que vu l’attitude de Beth Phoenix, Natalya est partie pour un face turn. Vous allez voir que le public va se retrouver à applaudir une Diva dont le gimmik repose sur son incontinence. On a hâte de voir ça…

Allez, ce sera tout pour cette semaine ! N’oubliez pas de donner votre avis sur la chronique et de faire entendre votre voix pour que le contenu de la Semaine de Pino soit, chaque semaine, plus fidèle à vos attentes. En attendant, bonne semaine à tous et à dimanche prochain !

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Salut à toutes et à tous. Comme promis, je vous accueille pour ce numéro spécial : le Rumble de Pino : Afteburn. Vous l’aurez compris, nous nous intéresserons au Royal Rumble d’hier soir et je vais vous proposer un regard sur ce qu’il s’est passé à l’occasion de ce Pay-per-View très attendu et important en ce début d’année, puisqu’il marque le début de la Route pour WrestleMania. Et force est de constater que la WWE a raté son rendez-vous, après de bonnes semaines de préparation, en n’offrant pas aux fans les points culminants tant attendues dans des feuds pourtant bien construites. Elle n’a pas su non plus déjouer le piège des pronostiques en proposant une vraie surprise. Quel retournement de veste de votre visiteur qui attendait ce PPV avec une excitation non dissimulée ! Mais qu’est-ce qui a pu donc autant dysfonctionner ? Lisez la suite et vous verrez… Car, sans plus attendre, on va débriefer le Rumble !

Note de dernière minute : cet article ayant été rédigé lundi en fin d’après-midi, il a du attendre que le site fonctionne à nouveau correctement pour être publié. Ne vous étonnez donc pas d’y lire « PPV d’hier » ou « Raw de ce soir » : non, pas de Raw en live ce mardi ! J’en profite pour m’excuser du temps pris pour la mise en ligne, la faute aux soucis techniques du site, encore une fois…

World Heavyweight Steel Cage Match : Daniel Bryan vs Big Show vs Mark Henry

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On commence par le match entre Big Show, Daniel Bryan et Mark Henry. Enfermés dans la cage, ce sont surtout le champion et Big Show qui vont faire le travail, Mark Henry, blessé, restant indéniablement en retrait. Dommage donc, puisque de ce fait, le match perdait en intensité. Finalement, c’était à Big Show d’assumer le rôle de dominateur, limitant son travail à des projections de Daniel Bryan qui n’a pas rechigné à embrasser la cage. Ce match vite répétitif c’est vite conclu en hauteur alors que Big Show tiens à une main Daniel Bryan au-dessus du vide, avant de le lâcher et le laisser conserver son titre. Finalement, on retient de ce match que la blessure de Henry a certainement gâché les plans pour ce match. On peut aussi se demander si la chute de Bryan en fin de match était voulue, puisque Big Show semble « échapper » la main du champion. Une autre raison expliquant un match si court pour le titre ? Quoiqu’il en soit, malgré l’implication de Big Show qui n’hésite pas à escalader la structure en acier, la formule cage match ne semble pas adaptée aux gabarits de Henry et Show, qui peinent à se rendre intéressants une fois enfermés.

Single Match : John Cena vs Kane

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Autre déception, le match entre Kane et Cena n’a lui aucune excuse. On attendait une confrontation brutale et intense, le combat n’aura pas tenu ses promesses. Les tentatives de Cena pour montrer un visage agressif n’auront pas atteint leur but et le manque d’implication de Kane a crevé l’écran, lui qui s’est contenté de stopper les assauts de l’ancien champion (Cena se précipite à l’assaut et prend un pain qui coupe son élan, vu 4-5 fois dans le match…) sans travailler son attitude. Pas de poses, pas de jeu avec le public (qui n’attendait que cela pour siffler Cena, pourtant et le pousser à la haine). Au lieu de ça, on a le droit à Count Out qui a montré que la formule Single Match était trop restrictive pour rendre ce match intéressant. Et alors qu’on voyait les deux hommes se diriger en backstage avec l’espoir que le vrai combat commence enfin, encore une fois, l’effet retombe comme un soufflet puisque Kane délaisse Cena pour attaquer Ryder, en fauteuil roulant avant de l’amener sur le ring pour lui porter un Tombestone sous les yeux de Eve. C’est finalement Cena qui viens prendre son Chokeslam, Kane laissant les deux hommes gisant au milieu du ring et le public sans réponses sur cette rivalité : quid de Cena, censé embrasser la haine ? La WWE, en manque d’imagination, n’offre même pas de segment plus tard dans la soirée, alors que Cena, au moment où Ryder est évacué sur civière, semble en état de repartir à l’attaque sur Kane. Bref, au moment du bilan, on peut espérer que ce match ne soit qu’une étape dans cette rivalité et qu’il fasse bouger les choses à Raw entre Kane et Cena. Néanmoins, le retour annoncé du Rock à 62 jours de WrestleMania devrait mettre un terme à cette feud dans les plus brefs délais, raison de plus pour regretter ce match au Royal Rumble qui n’avait rien du point culminant attendu.

WWE Title : CM Punk vs Dolph Ziggler

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C’est le bon point de la soirée, mais en même temps, on s’y attendait. Le match entre CM Punk et Ziggler a lui, pour le coup, été fidèle à ce que l’on pouvait attendre. Techniquement d’abord, le travail fournit par les deux hommes est irréprochable et Ziggler confirme qu’il a sa place, sans conteste, en haut de carte à Raw. On verra quelques mouvements aussi spectaculaires que parfaitement exécutés (360° powerbomb et le GTS contré en Fame Asser) ainsi que des séquences techniques très intéressantes à suivre. Au final, après un match bien construit, Laurinaitis réalise un pseudo screw job avec brio. On aimera ou pas, cela relève des sensations de chacun, mais le coup est assez bien exploité et entraîne une séquence assez tendue ou l’on sent que le match va basculer sans savoir si CM Punk sera récompensé ou non. Finalement, le champion conserve sa ceinture et on émettra comme seul bémol à ce match la sensation que sans Laurinaitis, Ziggler n’avait aucune chance de gagner ce titre. Normal, me direz vous, puisque le jeune blond a participé à son premier match pour le titre WWE en PPV, mais attention à ne pas lui coller une étiquette de « jobber de luxe » qui lui bloquerait l’accès aux Main-Event sur la durée. Son attitude ce soir à Raw sera donc déterminante. De son côté, CM Punk devra réagir à la fin de match de Laurinaitis et risque de venir mettre son grain de sel dans le segment qui devrait opposer Triple H au General Manager Intérimaire. La question restante concerne le futur contender de CM Punk : sera-t-il encore Ziggler ou un nouveau challenger arrivera-t-il ?

30 Men Royal Rumble Match

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Allez, sans plus attendre, on passe au Royal Rumble. Et là encore, la WWE n’a pas tout réussi. Pire, certains trouveront même qu’elle a su faire pire que l’année dernière. Quoiqu’il en soit, force est de constater que rien n’a semblé marcher. D’abord, la WWE a fait et assumé le choix de faire rentrer beaucoup de lutteurs par feuds. Première erreur puisque les entrants du Royal Rumble sont censés être tirés au sort. Difficile de croire à un quelconque hasard quand on voit R-Truth (qui entre 3ème plutôt que 1er grâce à son match gagné lundi, heureux R-Truth?) succéder à Riley contre le Miz ou Justin Gabriel entrer derrière Cody Rhodes… Ainsi, dès le début, on a tendance à se demander ce qu’il se passe. Alors oui, c’est déjà arrivé, mais non, pas dans de telles proportions avec autant de lutteurs entrants après leurs rivaux.

On regrettera par ailleurs le choix de faire concourir les commentateurs dans le Royal Rumble. Pardon, de faire concourir Lawler et Cole. Même si pour Lawler, on peut donner l’argument de la légende, pour Cole, c’est tout simplement honteux de gâcher une place dans ce match pour mettre ce gars que personne ne veut voir. Il n’a rien apporté et n’apportera, de toute manière, jamais rien sur le ring au catch. Pourquoi ne pas cesser une bonne fois pour toute cette mascarade alors qu’on reviens, petit à petit, à une situation normale à la table des commentateurs. Quand à Booker T, l’effet est réussi : il obtient une pop énorme, fait on entrée et a le droit à sa photo souvenir au Rumble. Dommage que l’effet soit gâché par l’entrée précédente de Lawler et l’impression naissante et désagréable que Cole sera le suivant.

Au niveau des retours et des anciens, invités pour l’occasion, on aura encore une fois attendu pour rien. Le Great Khali fait son retour alors que, en y réfléchissant, il n’était jamais parti. Mike Foley obtient sa participation mais brille par son manque de physique et de rythme. Même si la légende ne fait pas illusion, on aura eu plaisir à le voir. Sa petit scène comique avec Santino Marella, Mr Socko vs Cobra, plaira ou non, mais sera objectivement un bon spot, assez bien exploité. Oui, il faut bien mettre un peu d’humour dans le Rumble et pour une fois, on s’en est bien sortis, les deux étant aidés par le surprenant Ricardo Rodriguez, soutenu par le public, qui pourrait enfin commencer à travailler à Raw dans les prochaines semaines. On aura par ailleurs eu le droit à Jim Hacksaw Duggan pour sa traditionnelle apparition. Force est de constater qu’à 58 ans, le vainqueur du premier Royal Rumble de l’histoire tiens la forme et s’offre l’une des meilleures pop de la soirée. Road Dogg a lui aussi fait une apparition pendant le match, après son passage aux Slammy Awards et s’il n’a pas reçu une pop monstrueuse, a montré une très bonne forme à son entrée sur le ring. Une performance récompensée par les « You still got it » du public. Beau moment pour l’ancien membre de la Degeneration X. Enfin et c’est sûrement la plus grosse sensation de ce Rumble, c’est Kharma qui revient. La Diva fait son entrée après Cole pour le virer et obtient le soutien inconditionnel du public : un bon moyen de garantir son retour en face, alors que son attitude ambigüe à son départ laissait quelques interrogations. Et ce sera tout pour les retours et les légendes… Il manque quelques noms à mon avis : on aurait aimé voir un Goldust ou un Regal, actifs ces derniers temps sur nos écrans. Surtout, beaucoup espéraient une bonne surprise en voyant un lutteur de taille revenir (notamment, la rumeur Brock Lesnar était évoquée ) mais finalement, rien. Dommage…

Parlons maintenant du Money Time de ce Royal Rumble Match. On considérera qu’il s’agit des six derniers entrants du Rumble et donc les plus importants car ils doivent donner un point culminant au match, faire se lever les foules, surprendre, exciter. Dans l’ordre : Jack Swagger, Wade Barrett, David Otunga, Randy Orton, Jericho et Big Show. La WWE choisit donc de faire entrer 3 midcarder , 2 main-eventers sur le retour et un véritable main-eventer. Les deux grands favoris entrent dans les derniers sur un ring où Otunga et Swagger n’ont absolument pas leur place. Bref, pas la peine de vous faire un dessin, mais les derniers entrants du Royal Rumble Match n’ont pas eu l’impact escompté par les fans. Pire, Big Show entrera sur le ring pour virer, entre autre, les excellents Miz, Ziggler et Rhodes, qui auront impressionné et méritaient mieux que cette sortie minable. L’atlhète le plus grand du monde sera ensuite viré par Orton, lui même ne restant pas sur le ring plus de 2 secondes derrière. Bref, le gars qui n’arrive pas à récupérer son titre au modeste (en kayfabe) Daniel Bryan réussi à virer Ziggler (l’un des meilleurs lutteurs en ce moment), Rhodes (l’excellent Intercontinental Champion) et The Miz (qui a montré tout au long du Rumble qu’il fallait compter avec lui), ce en une seule fois et en quelques secondes. Là encore, le choix fait grincer des dents… Wade Barrett, un autre des outsiders, ne restera pas longtemps sur le ring à cause de Orton, qui logiquement s’offre une entrée remarquée à St Louis mais va trop vite en besogne sur Barrett.

Finalement, le carré final est fidèle au pronostiques et c’est bien là le grand drame de la soirée. Le constat est là : à l’heure où internet permet de répandre les rumeurs et communiquer autrement avec les fans, la WWE n’a pas pris la peine de surprendre pour son final au Royal Rumble alors qu’elle a réussi à faire revenir Kharma sans que personne ne s’y attende. On a donc un combat Orton, Sheamus et Jericho, les trois favoris annoncés pour le Rumble, ainsi que Big Show pour terminer le Rumble Match. Dès lors, il semblait clair que Sheamus allait gagner, tant les Jericho et Orton paraissaient trop évidents et Big Show était juste venu pour faire le ménage (en entrant 30ème ! Quel gâchis!) Le Great White gagnera contre Jericho au bout du suspens, dans un dénouement qui ne rattrapera pas pour autant l’impression générale d’un Royal Rumble râté, atténuant le plaisir de voir Sheamus gagner, accéder au Main-Event et s’assurer une place à WrestleMania. On l’a dit il y a quelques jours, Sheamus était certainement le plus méritant et le choix du vainqueur a le mérite d’être à la fois juste et logique. Bravo à l’irlandais donc, dont on attend avec impatience de savoir contre qui il rivalisera jusqu’à WrestleMania.

Et le reste : les absents, les Divas, le squash match…

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Pour finir sur ce pay-per-view, on retiendra les absences de certains jobbers tels que Tyler Reks, Mason Ryan ou Tyson Kidds, qui auraient apporté plus à ce Rumble que les Cole, Otunga ou Jinder Mahal. Le petit mouvement spectacle de Kofi Kingston aura ravi les fans même s’il fait contraste avec la performance spectaculaire de John Morrisson l’année dernière. On regrettera le match de Brodus Clay contre McIntyre, où l’écossais joue un rôle de jobber pour le Funkasaurus qui commence déjà à lasser. La WWE aurait en effet eu meilleur compte de donner à McIntyre un rôle important dans le Rumble Match, quitte à le faire gagner, même si ce scénario aurait trop rappelé la victoire de Orton il y a trois ans (ça en aurait surpris plus d’un, au moins…). La WWE veut en tout cas clairement amener McIntyre au plus bas pour en faire un gros heel ensuite. Il serait peut-être temps de passer le pas, non ? Outre ce match, la blessure de Henry, raccourcissant le cage match pour le World Heavyweight Championship a sûrement amené les bookers à rallonger le match de Divas, ce qui n’est pas plus mal. Avec le retour de Kharma, on peut espérer que ça bouge ENFIN chez les filles. Mais on retiendra surtout de la soirée des matchs mal exploités, pas bien écrits ni préparés et un manque évident de rythme dans la soirée, tant sur les matchs que sur le Rumble, qui a cruellement manqué de consistance et de surprise.

Voilà, c’est tout pour le debrief de ce Royal Rumble. On regardera Raw avec attention ce soir puisqu’on a eu plus de questions que de réponses lors de ce PPV mitigé. En attendant, j’espère retrouver vos commentaires et avis sur ce show et cette chronique. Je vous retrouverais dimanche pour la Semaine de Pino, qui reprend son rythme normal et offrira votre review hebdomadaire. Passez une bonne semaine !

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Salut à toutes et à tous. En ce dimanche tant attendu de Royal Rumble, je vous retrouve pour un petit numéro de la Semaine de Pino. Cette semaine, nous allons récapituler les derniers évènements de Raw et Smackdown, show par show et non rivalité par rivalité comme d’habitude. J’attends comme d’habitude vos avis et réactions sur cette chronique et son contenu, ainsi que le produit proposé par la WWE cette semaine. En pleine préparation du Royal Rumble, que faut-il retenir des principaux shows de la WWE ? Sans plus attendre, on lance le review de la semaine !

Lundi dernier à Raw Supershow »

A Raw, pas vraiment de suspens ni de surprises. La WWE axe son show du lundi soir autour de plusieurs bonnes feuds et n’a pas l’air de vouloir changer son fusil d’épaule. Même si la formule pourra vite commencer à sentir le déjà vu, on aura quand même le droit à quelques bons moments lundi. Surtout, ne nous y trompons pas : la WWE vend le pay-per-view de ce soir, il est donc normal de ne pas revolutionner le contenu proposé et rester sur l’effort effectué ces dernières semaines, pour attendre un point culminant au Royal Rumble. Et force est de constater que cela marche assez bien. Toutefois, on aura l’impression qu’a la télé du moins, le Royal Rumble Match ne préoccupe pas énormément nos superstars. La faute à une carte monopolisée par les feuds du moment…

Et bien entendu, CM Punk aura été bien occupé cette semaine avec Laurinaitis et Dolph Ziggler. Le champion WWE ouvrira le show au micro dans un segment assez anecdotique, même si CM Punk se laisse aller à quelques mots bien sentis qui raviront le public. John Cena le rejoint sur le ring, amenant Laurinaitis à faire combattre les deux hommes contre les poulains de Guerrero, Swagger et Ziggler. Ce dernier va battre le champion grâce à une nouvelle intervention de Laurinaitis pour distraire CM Punk. Le champion réagira rapidement en provoquant Laurinaitis en duel ce soir même à Raw, match qui, malgré l’accord du General Manager, n’aura pas lieu, à cause d’une lettre reçue l’informant d’un entretien d’évaluation la semaine prochaine avec Triple H pour décider de son sort. Pas de quoi décourager Punk qui s’offre un GTO sur le Manager avant d’être attaqué par Ziggle, en conclusion de Raw. Vous l’aurez compris, les constats sont les même que ces dernières semaines sur cette feud : un bon CM Punk, tant au micro que sur le ring, un Ziggler trop en retrait qui, par ses victoires volées et ses attaques par derrière, n’arrive pas à créer l’illusion d’un challenger vraiment dangereux et un Laurinaitis en progrès même si son micro reste encore parfois trop hésitant, dont on sait que le rôle sera très (voir trop, pour la crédibilité de Ziggler) important ce soir dans l’attribution pour le titre.

L’autre histoire qui passionne les fans a encore vécu une soirée mitigée lundi. Le booking hasardeux sera une nouvelle fois sauvé par les performances de Kane et Cena. En effet, le choix de Laurinaitis de mettre Zack Ryder face à Kane paraît extrêmement difficile à justifier. Le personnage du General Manager de Raw est censé être intelligent et manipulateur, or il envoie Ryder à l’abattoir d’une façon grotesque compte-tenu de sa blessure dans le but évident de mettre la jeune superstar d’internet hors course. Très bancal donc, mais on retiendra surtout l’attitude de Cena qui, après une véritable mise à mort de Ryder par les mains de Kane, va une nouvelle fois être envahit par la haine.



Entre l’attitude dominatrice et destructrice de Kane et le déséquilibre dans le personnage de Cena, qui tend de plus à plus à rejoindre le côté obscur de la force, le décor est planté pour ce soir où l’attitude de l’ancien Marine sera observée par tout les fans après sa sortie pleine de suspens à Raw. A la WWE donc de bien profiter de ce contexte, quel que soit son choix : continuer avec un Cena face penchant vers le turn, ou entériner son passage en heel une bonne fois pour toute. Deux solutions qui devront être parfaitement bookées au Rumble pour ne pas ruiner les dernières semaines de travail de Kane et Cena, le dernier ayant réussi à regagner du crédit auprès de ceux qui, il y a quelques mois encore, lui reprochaient son attitude de superman.

Pour le reste comme on l’a dit, rien de bien transcendant, mis à part le segment de Chris Jericho. A l’occasion de son Highlight Reel confie enfin ses premiers mots aux micro. Même si c’est est assez mince, il donne un peu de suspens par rapport au pay-per-view de ce soir où l’idée qu’il aura un rôle important à jouer est sous-entendue. Surtout, il faut saluer sa performance pendant le segment où il doit être difficile de travailler quand l’idée même de la scène veut que son outil de base soit absent : le micro. Et pour ça, bravo à lui. A part ça, le mid-card offrira un bon segment entre Truth et Miz, qui se comportent comme des enfants dans une cour d’école avant que le professeur Laurinaitis ne vienne les séparer. Une situation connue mais toujours assez drôle, servie par un R-Truth qui n’en fini plus de transmettre son enthousiasme aux fans à chaque apparition. Miz perdra son match contre son ancien partenaire et entrera donc en première position dans le Royal Rumble Match. Difficile, encore une fois, de tirer des conclusions pour pronostiquer le vainqueur de ce match mais une chose est sûre : tout peut arriver et on attend qu’à être surpris. Enfin, on retrouve Brodus Clay et Sheamus vainqueurs, symbolisant leur bon élan au moment d’attaquer le Royal Rumble de ce soir. Pour l’irlandais surtout, les chances de victoire sont là.

Vendredi à Smackdown »

Même constat vendredi à Smackdown, la WWE nous propose un show d’avant PPV des plus classiques. Sans perdre en efficacité, ce dernier Smackdown a surtout permis d’amener les feuds du moment à leur point culminant dans le brand bleu. On n’oublie pas non plus le midcard, très important avec le Royal Rumble pour nous donner quelque chose à regarder entre les points culminant du grand match de ce soir.

Le show démarre avec une confrontation à trois entre Big Show et Daniel Bryan, d’abord, rejoins plus tard par Mark Henry. Le champion va demander une nouvelle fois le départ de Big Show, l’athlète le plus grand de la WWE se montrant fortement ému par la blessure de AJ. L’athlète le plus fort, lui, rejoins le ring pour expliquer qu’il se fiche de tout ça et qu’il va tous les détruire. Un bon segment pour montrer les positions des protagonistes du match pour le World Heavyweight Championship ce soir.


Finalement, le Main-Event de Smackdown se termine par un match opposant Mark Henry à Big Show qui se terminera sur un count-out et une intervention de Daniel Bryan pour prendre le relais alors que Mark Henry est blessé. On a donc évité le drâme de peu et pu fournir une fin de show à peu près digne de ce nom aux fans. On verra si Mark Henry participera au match de ce soir mais il est possible que sa blessure oblige les bookers à bricoler quelque chose en dernière minute. Dommage puisqu’on attend cet affrontement à trois depuis un moment…

Autre annonce faite par Theodore Long en début de show, Wade Barrett affrontera le revenant Randy Orton. Secret de polichinelle s’il en est, le retour de la vipère sera fort bien orchestré puisque le match n’aura même pas le temps de commencer, Orton mettant la main sur Barrett pour le tabasser dans les règles. Comme si cela ne suffisait pas, l’Apex Predator va distribuer les RKO aux superstars venues séparer les deux hommes, histoire de vendre le prédateur avant le Rumble. Son apparition au Royal Rumble Match de ce soir sera donc fortement attendue à St Louis, d’autant qu’il fait partie des favoris pour remporter ce tournoi.

Enfin, le show offre une grande place au midcard. Cody Rhodes d’abord, un peu en-dessous au niveau de l’exposition, va affronter pour la deuxième semaine consécutive le revenant Justin Gabriel qui semble bien parti pour devenir le meilleur rival de Rhodes dans les prochaines semaines. Sheamus va à nouveau gagner, cette fois-ci contre Drew McIntyre dont la situation ne s’améliore décidément pas… Quand à Sheamus, le Great White, il confirme son élan en ce début 2012. Inarrêtable, son apparition ce soir au Rumble sera l’un des temps forts du match. Tout comme Sheamus, Brodus Clay s’offre sans surprise un nouveau squash match. Il va peut-être falloir penser à offrir un peu de vraie compétition au Funkasaurus avant que sa popularité ne retombe comme un soufflet, ses apparitions devenant particulièrement répétitives…

Enfin, Hunico bat Ted DiBiase alors que les champions Tag Team Primo et Epico gagnent contre une possible nouvelle équipe, Yoshi Tatsu et Santino Marella. On finira le midcard avec un petit mot pour les Divas, dont on retrouve Aksana, la célèbre Diva superpuissante qui gagne son premier match avec un unique petit paquet sur l’experimentée Natalya, en 3 secondes (le temps qu’il faut pour le décompte). Je m’abstiendrais de tout commentaire, on va encore dire que je m’acharne sur les Divas…

Voilà, c’est tout pour cette semaine dans cette version un peu spéciale de la Semaine de Pino. Bien entendu, je ne pense pas qu’il faut vous rappeler de ne pas manquer le Royal Rumble de ce soir, en direct sur Catch au Quotidien. Je vous retrouvais pour ma part dès lundi, eh oui, pour un debrief spécial du Pay-per-View de ce soir. En attendant, j’espère lire vos commentaires et avis sur la semaine passé à Raw et Smackdown. Bonne soirée à tous, bon Royal Rumble et à demain !

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Salut à toutes et à tous et bienvenue pour ce N°8 de la Semaine de Pino. Comme chaque semaine, je vous retrouve pour le rendez-vous du dimanche soir sur Catch-au-Quotidien pour récapituler la semaine de la WWE et parler de ce qui nous est proposé en matière de gimmik et de storyline à Raw et Smackdown. Comme d’habitude, vous êtes vivement invités à réagir à cette chronique. Sachez par ailleurs que vous pourrez retrouver mercredi prochain un numéro spécial Royal Rumble préparé par mes soins.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’année 2012 commence sur les chapeaux de roues, entre le retour de Jericho et les bonnes feuds de Main-Event entre Punk et Laurinaitis, Kane et Cena ou le trio Big Show, Mark Henry et Daniel Bryan. Même si la perspective du Royal Rumble impose de montrer beaucoup de monde pour rendre le match phare du PPV intéressant, peut-être un peu au dépend de la cohérence à certains moments, on assiste encore une fois à une belle semaine avec des Raw et Smackdown qui ont su finir en beauté sur des Main-Event bien gérés. A une semaine du premier Pay-per-View de l’année et au début de la Route vers WrestleMania, on peut donc se laisser aller à un peu d’enthousiasme et d’optimisme. Allez, sans plus attendre, on debriefe la semaine.

WWE Title : CM Punk vs Dolph Ziggler, John Laurinaitis comme arbitre spécial

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On commençait déjà la semaine dernière avec cette rivalité et force est de constater que cette semaine encore, la feud du Main-Event de Raw a su faire le travail. Mieux, elle a su prendre de la hauteur et confirmer le bon potentiel évoqué la semaine dernière. C’est Dolph Ziggler, le prétendant au titre WWE qui va ouvrir le bal en rejoignant Mick Foley sur le ring pour moquer sa volonté de participer au Royal Rumble. Il ne faudra pas longtemps pour que CM Punk, le champion, ne vienne interrompre l’excellent segment offert par son adversaire dimanche prochain. Si son intervention n’a, sur ce segment, rien d’exceptionnel, on se régalera de le retrouver après le Main-Event chaotique de Raw, le champion nous offrant une nouvelle pipebomb lâchée au visage de Laurinaitis. On retiendra surtout, en plus du texte aussi crédible qu’électrisant, le retour aux sources du « voice of the voiceless » qui renoue enfin avec le CM Punk de cet été.

Surtout, c’est Laurinaitis qui va, une fois n’est pas coutume, se charger du travail de l’ombre. Après avoir refusé la participation de Mick Foley au Royal Rumble, Mr Excitment nous propose un Main-Event alléchant qui va finir en apothéose (on en reparlera). Après la soumission victorieuse de Mick Foley, qui aura ravi la foule en sortant Mr Socko sur Mr Punchbag Otunga, Laurinaitis intervient en interrompant la célébration de Punk et le Hardcore Legend dans le but d’affirmer son autorité et réprimander Foley. Le décor est alors parfaitement installé et n’attend plus que la petite œuvre de CM Punk, qui ne tarde pas à ravir la foule. Le GM intérimaire jouera plus ou moins bien le jeu de la crise de nerfs progressive avant de laisser exploser sa rage, bien vendue cette fois, sur Mick Foley. C’est donc officiel : Laurinaitis est bien là pour arnaquer CM Punk. Surtout, Laurinaitis a les moyens de surprendre et d’offrir de la profondeur dans ses prestations micro. Enfin, on appréciera la nouvelle dimension donnée à cette rivalité et au match du Royal Rumble : on sait maintenant que Laurinaitis va tenter quelque chose contre CM Punk, mais quoi ? Et surtout, comment le champion pourra-t-il s’en sortir ? Aura-t-on droit à un nouveau scénario imprévisible comme à TLC ? Une certitude en tout cas : la WWE a bien mis en place sa storyline à l’approche de ce match et aura pour mission de ne pas décevoir sous peine de voir un nouveau scénario intéressant gâché dans la dernière ligne droite.

World Heavyweight Championship : Daniel Bryan vs Big Show vs Mark Henry

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On se quittait la semaine dernière sur une situation légèrement ambigüe où il était difficile de savoir qui serait heel ou face de l’histoire. La semaine passée nous aura apporté un bon lot de réponses. On retrouve en effet Daniel Bryan à Raw et à Smackdown dans deux segments où il s’attache à attaquer verbalement Big Show, le traitant ouvertement de monstre sans cœur et demandant sa démission. Il profitera ainsi de ces promos où sa cible ne peut se défendre, car absente, pour se faire allègrement huer par la foule et entériner un heel turn dans les tuyaux depuis plusieurs semaines. Le World Heavyweight Champion participera d’abord au Main-Event Special Excitment de Raw où sa bataille à distance avec Mark Henry finira hors caméra. C’est ensuite à Smackdown que les deux hommes se retrouvent dans un Lumberjack Match pour le titre, stipulation décidée par la roulette. Le match finira sur un no contest qui profitera au très opportuniste champion poids-lourd, dont la côte ne remontera pas à l’issue du show. L’occasion pour Teddy Long d’annoncer le match pour le titre poids-lourd au Royal Rumble qui sera un Triple Threat Match en cage entre Bryan, Henry et le Big Show. De son côté, Mark Henry reste sur le registre de brute dominante qui lui va si bien, complétant un triangle fort attrayant dans ce match pour le titre dimanche prochain. De son côté, le nouveau Daniel Bryan, égocentrique, arrogant et opportuniste aura toutefois fort à faire pour défendre son titre dimanche prochain.

Kane vs John Cena et l’US Championship : Ryder vs Swagger

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C’est l’autre grosse attraction de la semaine à Raw. Cette double rivalité démarre d’abord avec un véritable squash match de Swagger contre Ryder, le champion US perdant son titre à cause de la blessure résultant de l’attaque de Kane la semaine précédente. Un scénario moyen qui ne profite pas vraiment aux deux lutteurs. D’un côté, Ryder perd son titre de façon douteuse et son rôle semble plus se trouver du côté de la rivalité Kane contre Cena que vraiment proche du titre US. Toutefois, cette impression est surtout explicable par une errance dans la storyline puisque Ryder n’a pas encore les épaules ni la crédibilité pour assumer un rôle récurrent dans le Main-Event. De l’autre côté, Swagger récupère un titre qui ne lui apporte rien : il n’a pas une victoire brillante et n’apparaît pas crédible dans son rôle de champion. Difficile dès lors de comprendre le choix des bookers de mêler l’US Championship à la feud entre Cena et Kane, si ce n’est pour bâtir les relations autour de Ryder : son bon copain Cena et Laurinaitis qui tiens à lui mettre des bâtons dans les roues.

Et puisqu’on en parle, c’est Cena qui sauvera la totalité d’une storyline qui reste globalement bancale. Après avoir confronté Laurinaitis, le Marine se verra offrir un match contre Swagger juste après le changement de main du titre. On peut justifier ce choix étrange par la volonté de Laurinaitis d’équilibrer la balance et ne pas être accusé de favoritisme. Quoiqu’il en soit et même si cela ne ramènera pas le titre de Ryder (qui aura peut-être un rematch pour que cette feud prenne enfin un peu d’ampleur), Cena s’offre un squash sur Swagger qui marquera les esprits. L’attaquant avant même le début du match, il montrera un visage inédit, accentuant l’intérêt du public qui reste pris par l’attente du turn de Cena. Et alors que l’ancien champion soulève des marches pour les écraser sur la tête de Swagger, moment culminant de la prestation, c’est Kane qui intervient pour se féliciter de voir Cena se laisser aller à la haine. En gros, le gars passe ses dernières semaines à tirer Cena vers le côté obscur et alors qu’il est sur le point d’obtenir ce qu’il veut, il interrompt sa marionnette et l’empêche de commettre l’irréparable. Cherchez l’erreur… Alors oui, l’explication de cette interruption se trouve dans le PG, mais quand même, niveau incohérence dans la storyline, on fait fort. Quoiqu’il en soit, à l’approche de leur match au Royal Rumble, Kane et Cena, qui ont encore un Raw pour faire monter la pression, auront vécu une nouvelle semaine forte en symboles même si le fond de l’histoire laisse encore à désirer. Et bien entendu, l’avenir de Cena continue d’intriguer…

 Le Jeritroll de la semaine

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Après deux segments micro sans parler, on attendait avec impatience de voir comment le cas Jericho serait traité cette semaine. On peut dire que la WWE nous a servi une petite surprise à Raw puisque Laurinaitis annonce que Y2J participera au 6 man tag team match prévu pour le Main-Event du Lundi soir. La foule aura donc le plaisir d’accueillir Jericho en tenue de combat et prêt à participer au match aux côtés de Punk et Daniel Bryan. Demandé par la foule, Jericho manquera un tag avant d’entrer finalement sur le ring sous les clameurs d’un public conquis. Mais au lieu de s’en prendre à son adversaire, étendu au milieu du ring, Y2J travaillera la foule, la poussant à le soutenir et s’offrant une pop d’enfer pendant quelques secondes. Puis, l’air de rien, Jericho tag Bryan et s’en va, son fameux sourire aux lèvres, fier de lui et son effet. Et il y a de quoi. On aura en effet le plaisir de voir une bonne variation suite aux segments muets des deux dernières semaines, entretenant l’interrogation et l’intérêt autour du futur rôle de Jericho qui se dirige toutefois de plus en plus vers le statut de heel tant le public le siffle à sa sortie de ring. Son attitude au Rumble (qui pourrait bien être une nouvelle entrée sans combattre) ou même au prochain Raw continuera certainement à nous priver de réponses, d’autant que les rumeurs d’un combat avec Punk à Wrestlemania restent d’actualité. Dans cette optique, on peut donc s’attendre à voir la rivalité démarrer après le Rumble, voir plus tard encore si le match pour le WWE Title offre un rebond à la rivalité Punk/Laurinaitis/Ziggler. En tout cas, pour cette semaine encore, Jericho cache son jeu et nous donne à attendre pour le prochain Raw. Ca marche encore, mais pour combien de temps ?

Sheamus contre Wade Barrett mais aussi contre Jinder Mahal, The Miz et R-Truth invités dans la danse

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Si la semaine dernière semblait un peu brouillonne autour de Sheamus, Barrett et Mahal, les choses ne vont pas s’arranger. Barrett sera le premier actif de la semaine puisqu’il rejoindra R-Truth sur le ring, occasionnant un segment très plaisant servit par l’humour décalé de Truth, parfait dans son rôle. Barrett, dont le nouveau slip en aura fait tiquer plus d’un, sera par The Miz au moment de s’en prendre à R-Truth. C’est finalement le Great White Sheamus qui sauvera R-Truth, une bonne occasion pour Teddy Long de décréter un Over the top rope match entre les quatre hommes, histoire de nous donner envie avant le Royal Rumble. Un match assez court mais qui fonctionnera, finalement gagné par R-Truth. On retrouvera plus tard Sheamus contre Wade Barrett en table match à Smackdown, un combat qui finira sur la victoire de Barrett, aidé par la distraction de Jinder Mahal. L’indien n’en restera pas là puisqu’il attaquera Sheamus avant de traverser une table à son tour. La situation reste donc toujours assez confuse puisqu’on ne sait pas vraiment avec qui Sheamus rivalise vraiment. Néanmoins, le prochain retour de Randy Orton devrait clarifier les choses en occupant Barrett et permettre à Sheamus de se concentrer sur les attaques de Jinder Mahal, qui aura enfin l’occasion de se montrer à Smackdown. Enfin, Miz et Truth voient leur rivalité passer un peu au second plan tant Raw est occupé et à l’approche du Royal Rumble. Une fois encore, c’est après le PPV de dimanche prochain que l’on devrait en voir plus entre ces deux hommes.

 Du côté du Midcard…

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Cette semaine dans le reste du midcard, c’est d’abord la division Tag Team qui retiendra l’attention. Ainsi, suite à la nouvelle suspension de Evan Bourne, on acceuille à Raw les nouveaux champions par équipe que sont Primo et Epico. Les porto-ricains défendront leur titre dans un match expéditif qui accentuera le regret de voir l’équipe Air Boom dissoute. C’est ensuite à Smackdown et contre les Usos que Primo et Epico travailleront leur rôle de champion dans un match cette fois-ci plus consistant et très séduisant. Une chose est sûre, la division Tag Team a, d’un point de vue ring, un bel avenir devant elle si les forces en présence sont bien utilisées. On pense par ailleurs au duo Hunico et Camacho, qui continue à rivaliser avec Ted DiBiase, cette fois-ci dans un flag match bref mais intense, dont on retiendra surtout le potentiel affiché par les deux combattants. Si la carte postale de fin de match mettant en scène Ted DiBiase brandissant le drapeau américain montre le potentiel de l’ancien partenaire de Cody en face, sa blessure, si sa gravité est confirmée, accélérera certainement les choses pour le Tag Team mexicain qui pourrait alors s’exprimer sur la scène par équipe. De son côté, Brodus Clay continue à surfer sur la bonne vague initiée par son retour surprenant, en squashant JTG à Raw et battant Vickie Guerrero et William Regal à Smackdown dans un concours de danse. On attend toujours de voir le Funkasaurus obtenir une réelle storyline pour mieux profiter de son activité en match, qui fait de lui, avec son gimmik, un cactheur unique actuellement.

On suit par ailleurs les tractations autour de Drew McIntyre et force est de constater que plus la storyline avance, moins elle passionne. Drew est ainsi viré pour la énième fois par un Teddy Long insipide dans cette relation avec Aksana dont on ne sait pas où elle va aller, avant que l’assistant du General Manager de Smackdown, Santino Marella, ne demande à ce qu’il soit réengagé pour avoir une revanche sur le match de la semaine précédente. Santino est ainsi omniprésent à l’approche du Rumble dans son rôle toujours particulier, son effet comique faisant mouche à plusieurs reprises durant le show. La roulette de Smackdown donnera un blindfold match entre les deux hommes qui, s’il prêtera à sourire (c’est finalement le but), en énervera plus d’un à cause de la défaite de McIntyre. La question est de savoir combien de temps cette situation durera, tout comme la losing streak de McIntyre qui devrait nous donner un Chosen One particulièrement remonté quand la réussite reviendra. Pour finir, on assistera à un match à Smackdown entre Cody Rhodes et Justin Gabriel qui pourrait éventuellement donner lieu à une feud pour l’Intecontinental Championship dans les prochaines semaines. La perspective est séduisante, même si l’avenir de Rhodes reste flou en matière de rivalité, d’autant que la superstar de troisième génération s’est déclarée très intéressée par une victoire au Royal Rumble.

Voilà, c’est tout pour cette semaine. Je vous invite comme d’habitude à réagir à cette chronique et son contenu grâce aux commentaires prévus à cet effet. Je vous donne rendez-vous mercredi pour un numéro spécial Royal Rumble qui nous permettra de passer en revue les têtes d’affiches avant le Rumbe avant de vous retrouvez, bien entendu, Dimanche prochain, pour un nouveau numéro de la Semaine de Pino. En attendant, bonne fin de week-end et à mercredi !

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Salut à toutes et à tous, bienvenue pour ce nouveau numéro de La Semaine de Pino. Comme chaque semaine, je vous retrouve donc pour passer à la loupe les gimmiks, storylines et autres faits marquants ayant lieu la semaine passé à la WWE. 2012 démarre sur les chapeaux de roue à la WWE : retour de Chris Jericho, rivalité entre Kane et Cena, histoires entre CM Punk et Laurinaitis ainsi que la bataille à trois entre Big Show, Daniel Bryan et Mark Henry. Le programme est chargé à deux semaines du Pay-per-View très attendu qui ouvrira la route vers WrestleMania, le Royal Rumble.

Je m’attache, chaque semaine, dans cette chronique, à vous présenter un point de vue que j’espère être le plus objectif possible. Néanmoins, comme tout point de vue, il est ouvert à la discussion et j’espère donc lire vos propres avis et pouvoir échanger dessus via les commentaires. La semaine dernière, vous avez été plusieurs à me faire remarquer que l’intro sur Chris Jericho était un peu longue. Je suis bien conscient que certaines parties de ces chroniques sont un peu longues, mais il y a parfois beaucoup à dire. Sachez en tout cas que l’une de mes préoccupations premières reste de fournir une chronique accessible et pas ennuyeuse. Bon, là semaine dernière, d’accord, j’ai un peu abusé… Cela dit, j’avais deux semaines d’absence à me faire pardonner ! ;)

Allez, sans plus attendre on commence le debrief de la semaine !

WWE Title : CM Punk vs Dolph Ziggler

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C’est finalement la feud surprise du début d’année. On l’évoquait déjà la semaine dernière, entre l’implication de Laurinaitis, le second rôle de Dolph Ziggler dans l’histoire et son manque de mise en avant dans la feud, la rivalité souffre malheureusement de plusieurs défauts. Et même si rien ne s’arrange vraiment, on va toutefois voir que la WWE joue avec ses maux et réussi à donner un peu d’intérêt à une storyline mise au second plan par la rivalité entre Kane et Cena. En effet, on nous présente ce Lundi un combat entre le champion et « Voice of the voiceless » (que l’on trouve bien aphone en ce moment…) CM Punk et le All American American Jack Swagger, accompagné de Vickie Guerrero et du challenger pour le WWE Title, Dolph Ziggler. Un retour en grâce pour le blond en Main-Event à Raw ? Pas vraiment, puisque le résultat controversé du match, malgré la présence d’un Laurinaitis à la fois décalé et prenant son rôle de garant de la justice très à cœur, fait de cette confrontation une nouvelle étape de la construction du match du Royal Rumble pour le titre.

Vickie et Swagger ne seront donc pas là pour soutenir Ziggler pendant le match, sur décision de Laurinaitis pour prouver qu’il est neutre et le All American American se voit décerner un title match au prochain Raw contre Zack Ryder, dans le cadre d’une rivalité dont on parlera plus loin. Au final et avec des CM Punk et Ziggler muets à Raw, c’est surtout le rôle de Laurinaitis qui intéresse. Alors qu’il fait perdre deux fois le champion ces dernières semaines, il donne à CM Punk une occasion rêvée de se faciliter les choses au Rumble et place Ziggler contre John Cena. Un bon moyen pour le GM intérimaire de brouiller les pistes avant le Pay-per-View, où il est arbitre spécial du match entre Punk et Ziggler. On s’approche donc de ce match avec un scénario légèrement plus subtile que lorsque Triple H était arbitre du match entre John Cena et CM Punk à SummerSlam, pour lequel on savait tous que la victoire allait se jouer sur une faute d’arbitrage. Ici, on soumet l’éventualité d’un arbitrage juste de Laurinaitis, du moins dans l’esprit. Le résultat du match n’est quand à lui pas plus prévisible, puisque CM Punk semble toujours avoir besoin de perdre son titre dans les plus brefs délais sous peine de subir la loi des ratings. On regrettera, pour finir, que cette feud semble tourner plus autour de Laurinaitis que des protagonistes que sont Punk et Ziggler. Espérons que la semaine prochaine apportera un recentrage des deux combattants, maintenant que le rôle ambigu de Laurinaitis est bien installé.

World Heavyweight Championship : Big Show vs Daniel Bryan

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Cette semaine encore, les deux hommes vont occuper le temps d’antenne autour de la ceinture, laissant Mark Henry à l’infirmerie. Daniel Bryan gagner à Raw contre Kofi Kingston avant de démarrer une promo, dans le même style qui ouvrira celle du Smackdown suivant. Bryan assure qu’il est un champion combatif, qu’il veut défendre son titre à la loyale, que Henry a fait une faute indépendante de sa volonté de champion, le World Strongest Man devant alors être suspendu et qu’il sera très content de combattre le Big Show à nouveau, le tout sous les sifflets d’un public vexé et qui semble se sentir trahi par un Daniel Bryan se rapprochant du heel turn à grand pas. Pourtant, la WWE jouera cette rivalité avec subtilité, encore une fois. La poignée de main en début du Main-Event de Smackdown en est la preuve : quand Bryan joue le face en proposant une poignée de main, c’est Big Show qui se comporte en heel et attaque Bryan par surprise. Un bon moyen de mettre le public face à ses responsabilités et de choisir elle-même son favoris ?

Pourtant, un autre facteur entrera en compte avant le bon match de Smackdown. Ce facteur s’appelle AJ et est la petite amie de Daniel Bryan. Celle-ci va en effet se retrouver impliquée dans le match en apparaissant sur le côté du ring pour supporter Bryan alors que leur relation semble prendre une nouvelle tournure à cause d’un Daniel Bryan changé par son titre. Le côté victime de AJ devient alors évident quand elle est victime de Big Show à la fin du match. La scène est dès ce moment plus difficile à lire. Même si Bryan a laissé Show renversé sa copine, on ne le voit pas non plus l’utiliser comme bouclier humain. De même, un vrai heel dans cette situation aurait profité de la déconcentration du Big Show pour l’attaquer et remporter la victoire. Au lieu de cela, Bryan va accompagner AJ sur civière et hurler à l’encontre de Show dont le rôle est, pour le coup, bien défini : le gros nounours qui pleure parce qu’il a fait mal à une petite chose, alors qu’il voulait seulement jouer (oui, ça fait presque dessin animé pour enfant). Au final, ce dénouement pendant lequel le public ne sait même plus s’il doit applaudir ou siffler est un peu décevant. On peu notamment se poser des questions autour du personnage de D-Bryan qui, s’il devrait suivre la voit du turn, n’a pas profité de ce segment pour poser des bases solides à un futur rôle de heel à Smackdown.

John Cena vs Kane et Zack Ryder au milieu

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La vraie bonne feud de Raw en ce début d’année suit son cours tranquillement mais sûrement. C’est Kane qui ouvre le bal lundi avec une très bonne promo en provocation vis-à-vis des fans et de Cena. Celui-ci arrive donc pour combattre le monstre au cours d’un affrontement qui mènera les deux hommes jusqu’à l’extérieur de l’arène. Outre le côté toujours plaisant du combat backstage, on aura le plaisir de voir Cena utiliser un pied de biche, fait suffisamment rare pour être souligné en ces temps de questionnement autour du Marine. Toutefois, dans cet environnement d’insécurité vendu allègrement par le duo Cole-Lawler, c’est contre Ryder que Kane semble vouloir se concentrer. C’est ainsi le Broski que l’on verra surtout dans la soirée, distribuant les segments où son talent d’acteur pourra s’exprimer dans toute sa splendeur, passant des Feux de l’Amour et les scènes de romance avec Eve à la fameuse scène du changement de roue en étant affolé, dans le parking désert d’une arène sportive pleine à craquer…

Un scénario moyen pour Ryder pas servi du tout par ce jeu d’acteur assez désastreux. Mais ce constat ne tien que si on se place du point de vue sérieux et horror wrestling habituel. En considérant que Ryder est un personnage loufoque, on peu presque penser que ces segments sont à prendre au second degré : Ryder changeant sa roue alors qu’il devrait fuir à toutes jambes pour sauver Eve a quand même bien fait marrer le public. Son côté boulet vis-à-vis du héros Cena est alors accentué, renforçant le rôle de grand frère du Marine. Un scénario mélangeant donc humour et sérieux pourrait bien être l’idée des bookers pour renouveler les storylines mais aussi changer un peu le paysage du haut de carte à la WWE, toujours un peu répétitif, il est vrai. L’innovation, s’il en est, est toutefois un peu brutale puisqu’on a pas vraiment l’habitude de retrouver ce côté comique en Main-Event, plutôt réservé au mid card habituellement. Surtout, on reste dans un comique de situation très basique qui ne plaira pas forcement aux premiers abords. Mais ce duo Cena-Ryder prendrait alors son sens en tentant de marcher sur les traces du duo « comico-sérieux » du Rock et de Mankind, qui avait fait la joie des bookers à l’époque de la WWF. On est encore, bien entendu (et j’insiste pour que ce soit bien clair), à mille lieux d’un tel succès tant le duo Rock-Mankind était plus subtile et complémentaire.

United States Championship et Intercontinental Championship

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Coup de mou cette semaine du côté des titres mineurs. Côté US, Ryder est occupé par Kane et à présent déclaré KIA (Killed in Action) selon la WWE. Pourtant, toujours en backstage, Laurinaitis donne un match à son challenger, Jack Swagger, lundi prochain. La grand question sera donc de savoir si, oui ou non, Ryder pourra défendre son titre lors du prochain Raw et si Kane acceptera de ne pas s’en mêler. Il est fort probable que ce match soit un nouvel argument dans la construction du personnage agressif de Kane et dans l’évolution du sentiment d’insécurité remis au goût du jour par la domination du Big Red Monster. L’US Championship passe donc clairement au second plan en ce moment après une fin d’année 2011 très appréciable pour la ceinture portée par Ziggler. Dommage…

De son côté, Cody Rhodes apparaît à Smackdown pour combattre Ezekiel Jackson. Après une promo à base de clash à l’égard du public, Rhodes annonce sa volonté de gagner le Rumble pour soulever deux ceintures à WrestleMania. Une ambition démesurée ou un réel indice sur le nom du futur gagnant ? Pour l’heure, exit donc le projet de feud avec Goldust, même si rien n’est fermé et une victoire du champion Intercontinental (qui porte sa ceinture depuis 5 mois maintenant) contre le revenant Jackson. Le champion devrait donc continuer à combattre sans réelle feud jusqu’au Royal Rumble, à moins encore une fois que la rivalité avec Goldust ne revienne au goût du jour. A suivre dans les prochaines semaines.

Du côté du Mid Card, on prépare le Royal Rumble

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Rien ne va plus en mid card cette semaine, puisqu’on nous a proposé un booking des plus désastreux. A Raw d’abord, Sheamus fait équipe avec Santino Marella pour combattre Jinder Mahal et Wade Barrett. A Smackdown ensuite, Heath Slater va combattre son ancien partenaire Justin Gabriel avant qu’Hornswoggle ne vienne distraire le roux et lui faire perdre le match. Jinder Mahal et Sheamus remettront le couvert, accréditant la thèse de la feud entre les deux hommes. Marella aura sa deuxième apparition de la semaine et sera vaincu par Otunga. Pour finir, DiBiase battra Drew McIntyre sous les yeux d’Hunico, à la table des commentateurs.

Le sentiment à l’issue de la semaine est qu’on se moque un peu de nous. Marella apparaît deux fois dans la semaine, comme pour justifier sa présence sur l’affiche du Royal Rumble, Sheamus est pris entre une rivalité sans saveur avec Jinder Mahal et une feud timide avec Barrett, qui, bien que prometteuse, tarde à démarrer et McIntyre continue à perdre, cette fois sur un fait de match. Le but de tout ceci semble clair : on veut que Cole et Lawler ai quelque chose à raconter pendant le Royal Rumble. Au détriment d’un booking intéressant, malheureusement… On n’aura même pas le plaisir de voir de Tag Team cette semaine, Kofi Kingston étant le seul actif à Raw contre Daniel Bryan.

Les bons moments de cette semaine

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En premier lieu, le retour de Brodus Clay n’aura échappé à personne. Vendu comme force de destruction par Laurinaitis ces dernières semaines, Brodus surprend tout le monde en faisant son retour en funkasaurus. A Raw comme à Smackdown, il va se défaire sans problème des jobbers que sont Curt Hawkins et Tyson Kidd sur un air de funk envoutant et accompagné de deux superbes danseuses. Ce retour va diviser les avis et susciter les réactions. Premier point : Brodus est l’un des rares catcheurs, aujourd’hui, à avoir un gimmik clairement identifiable. Qu’on l’aime ou pas, son personnage reprend tout de même les bases de ce qu’est le gimmik au catch : une identité propre et remarquable par rapport aux autres, qui créé la sensation. Rien que pour cela, l’effort est louable. Ensuite, l’originalité et le décalage assumé intriguent forcément et font parler, ce qui est au final et Brodus le dit lui-même, le but de l’opération. Tout le monde parle du funkasaurus, le coup est réussi. Après, bien entendu, on apprécie ou pas, mais il faut bien reconnaître que le gimmik et ce retour font sensation. Enfin, l’activité in-ring de Brodus est appréciable : si ses mouvements de bassins pourront vite devenir trop répétitifs, on apprécie les phrases lancées en plein match pour chambrer ou faire réagir la foule, des phrases qui feront même rigoler le public. Un bon point, donc, pour le retour de Brodus Clay.

Un autre moment fort de cette semaine, on attendait tous la nouvelle apparition de Chris Jericho sur le ring et une éventuelle explication. Comme prévu, Y2J ne dira rien et refera aux fans le même coup que la semaine précédente. Des fans qui devant un Jericho plus ou moins en pleurs, visiblement ému, ne joueront absolument pas le jeu proposé par la superstar. Ainsi, le segment perd un peu de son impact là où un public plus réactif aurait donné de la valeur à la scène et aurait crédibilisé l’émotion de Jericho. Pour le reste, il n’y a rien à ajouter par rapport à la semaine dernière et une fois encore, on attendra le prochain Raw pour espérer des explications ou voir Jericho sortir sans parler grâce à un nouveau subterfuge. Suspense !

Enfin, la dernière bonne idée de la semaine a été la petite histoire autour du Miz et de R-Truth. Le Miz entrainera Ricardo Rodriguez dans ses plans pour s’en prendre à R-Truth. La confrontation entre l’annonceur désoeuvré de Alberto Del Rio et R-Truth donne lieu à un segment assez drôle, où Ricardo montre un bon micro. Le très bon rôle de Truth n’est quand à lui plus à présenter et suscitera une bonne réaction du public, qui se prend aux jeux mis en place par R-Truth comme les what ? ou les questions aux Little Jimmy’s. Si le segment se fini de manière classique par un combat en costard entre Truth et The Miz, on retiendra le très bon booking sur ce coup. Surtout, force est de constater que Ricardo Rodriguez sait exister sans Alberto Del Rio et semble plus productif sur le ring que son patron. L’ironie du sort ?

Voilà, c’est tout pour cette semaine. On se retrouve la semaine prochaine même jour et presque même heure, avec les dernières infos sur le retour de Jericho (s’il y en a !), les nouvelles attaques de Kane ou l’évolution du conflit CM Punk contre Laurinaitis. On ne manquera pas non plus de parler de l’évènement Brodus Clay. J’attends en tout cas vos réactions en commentaire ici-même ou sur mon twitter @Pino_CaQ où vous pouvez m’envoyer vos opinions et sentiments sur les shows tout au long de la semaine. Enfin, attendez-vous a retrouver un numéro spécial Royal Rumble à quelques jours de l’évènement, histoire de récapituler les chances de victoire des principaux favoris. En attendant, à dimanche prochain !

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Salut à toutes et à tous et bonne année 2012. C’est la rentrée et on reprend du service du côté de la Semaine de Pino. Après deux semaines d’inactivité, je vous retrouve donc tous les dimanches et vous propose comme d’habitude de passer à la loupe les scénarios, gimmiks et feuds proposés par la WWE. Nous nous étions quittés à la veille du PPV Table Ladders and Chairs. Entre temps, changements de titres, retours de superstars et nouvelles rivalités, pas mal de choses se sont passées. Je vous propose donc un petit bilan de la semaine récapitulant au passage les derniers grands évènements, sans oublier une large partie de cette chronique consacrée à l’Evènement It Begins.

J’attends comme d’habitude vos réactions et avis en commentaires, en vous rappelant que cette chronique présente des points de vue subjectifs et qu’ils ne sont en aucun cas présentés comme des vérités à part entière : ouvertes au débat, ces opinions sont tout à fait discutables (et je n’en attends pas moins de votre part!). Vous pouvez par ailleurs me retrouver sur Twitter @Pino_CaQ et partager vos opinions en direct à tout moment. Allez, sans plus attendre, on debriefe. C’est parti pour la première Semaine de Pino de 2012 !

It begins 2012 : Chris Jericho, le Messie masqué

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Et peut-on finir 2011 et commencer 2012 sans s’arrêter sur l’évènement du début d’année, à savoir le dénouement des promos It Begins et le retour de Chris Jericho ? A l’heure du premier bilan et alors que l’on sait qui se cachait derrière ces promos, une chose est certaine, la WWE a toujours la capacité de mobiliser son public. Quelles soient folles ou plutôt réalistes, les spéculations se sont multipliées, faisant de « It Begins 2012 » un vrai buzz sur internet. L’attente était donc immense ce lundi 2 janvier, d’autant que le candidat plébiscité par les fans pour prendre le costume de sauveur proposé dans ces vidéos, Chris Jericho, faisait tout son possible pour brouiller les pistes. Un travail hors-écrans similaire à celui de CM Punk cet été, aboutissant sur un événement dont l’impact pourrait bien rejoindre le Summer of CM Punk, non seulement dans l’engouement provoqué chez les fans mais aussi par son importance dans les standards du catch américain. La WWE innove, mais là où on ne l’attends pas. Pas dans ces promos anonymes et mystérieuses (Kharma, Sin Cara, Kane ont ouvert la voie), pas dans le brouillage de pistes sur Twitter (CM Punk, Cena ou The Rock travaillent leurs feuds depuis longtemps avec Twitter).

Là où l’évènement est fort, c’est dans son expression à l’écran. Tout le monde l’a vu, le retour de Jericho a été pour le moins original. Y2J se paye une entrée de superstar alors que son dernier rôle était de top heel. Il a l’air heureux d’être là avec les fans, trop heureux. Son sourire, sur la fin du segment, a quelque chose de figé et crispé. Pire, il semble carrément taré dans la vidéo tournée en backstage après son retour. Il ne parle pas, se contentant de chauffer la foule, exagérément. Et puis il s’en va, se retournant pour regarder une dernière fois un public que la répétition des holà a éteint et dont on entend même quelques sifflets. Et alors que Y2J disparaît, c’est sur internet que l’on se déchaîne. Certains fans sont déçus, d’autres crient au génie. Comme d’habitude, les avis s’opposent et les fans déçus d’avoir un retour moins héroïque que ce qu’ils espéraient se font insulter par les grands manitous du catch qui eux ont vu un heel turn invisible. Pourtant, l’analyse n’est pas là. Il ne s’agit pas de savoir ce qu’il y avait vraiment derrière cette arrivée, ça on le saura bientôt.

Concrètement, le segment d’arrivée, en lui-même et vis-à-vis des standards établis par la WWE, est médiocre. Qu’il y ait heel turn ou pas, le segment ne fonctionne pas suivant les anciens critères. En effet, la WWE nous a toujours proposé un contenu assez clair, relativement facile à lire : un turn est un turn, plus ou moins long. Les feuds, les scénarios, tout peut se lire et s’analyser. Ici, le fan s’attend à un retour typique comme on en a vu avant à la WWE : segment micro qui explique le pourquoi du comment, donne des indices sur le futur de la star et éventuellement une interruption ouvrant à une feud, avec ici l’incertitude, jusqu’au dernier moment, de la superstar présente sur le ring. Or, à l’instar du Summer of CM Punk, la WWE arrive ici à marcher sur ses propres règles et créer une réelle incertitude chez le fan : pas seulement un « il va se passer ça ou ça » mais plus un « franchement, là, j’en sais rien du tout ». En cela, et par rapport aux standards encore une fois, le segment n’est pas clair donc, d’un certain point de vue, décevant. En effet, Chris ne dit rien, on ne sait pas ce qu’il en est et on ne sait même pas s’il est vraiment face ou vraiment heel. On est donc frustrés, on veut en savoir plus. Traduction : plus de spectateurs devant le poste pour le prochain Raw. En théorie, donc, ce sont les ratings qui devraient dire si, oui ou non, le coup tenté par la WWE a fait mouche.

On peut donc comparer le travail présenté par Jericho pour ce retour à l’oeuvre de Piero Manzoni « Merda d’Artista’ ». Une boite de conserve simple, remplie d’excréments. Un travail ironique au possible, au sens profond. Le genre de travail que certains n’aiment pas car ils ne le comprennent pas, que d’autre encensent car ils croient le comprendre entièrement. Et au même titre que Piero Manzoni voulait nous faire comprendre qu’il suffit de dire que de la merde est de l’art pour que cela en devienne, Jericho semble vouloir nous dire qu’il suffit que la WWE décide que le public aime une superstar pour qu’il le fasse. Et les phrases célèbres telles que les « You hypocrits » de Jericho ou les messages des promos annonçant le sauveur du public prennent leur sens. Surtout, un tel scénario s’inscrit dans la continuité du Summer of CM Punk avec cette politique de la WWE de proposer un regard sur son propre contenu et en substance, une critique du produit proposé aux fans. Les plans évoqués d’une rivalité entre Jericho et Punk seraient alors aussi très crédibles et pourraient donner lieu à une feud de très haut niveau entre les deux hommes. Car ces deux hommes bénéficient du même traitement point de vue scénario : on leur fait confiance pour porter des concepts nouveaux et subtilement révolutionnaires, car tous deux ont le talent pour bonifier ces idées. On remarquera, pour finir, que ces deux scénarios entourant ces deux hommes ont eu le même but par rapport au public : donner à la foule un rôle d’acteur nouveau, un acteur typiquement kayfabe qui, en demandant la victoire de Punk à Money in the Bank ou sifflant la sortie de Jericho après son segment top Face, s’octroie une parole et un regard nouveaux sur le contenu proposé.

Quoiqu’il en soit, que ce soit un turn ou non, que Jericho revienne pour rivaliser Punk ou non et quel que soit le scénario choisi, le vrai plan de la WWE devrait fonctionner. Les fans de la WWE retiennent leur souffle, attendent avec impatience des explications qui vont être données au compte goutte et l’effet buzz est particulièrement réussi. C’est finalement bien là l’essentiel à retenir de ce retour hors du commun, nouvelle étape de cette ère de renouveau annoncée à la WWE.

WWE Title : CM Punk, seul contre tous

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CM Punk est en ce moment confronté à un nouveau problème. Après un match au scénario aussi incroyable que plaisant à TLC, le champion jouit d’un bon élan et parvient à défendre son titre à plusieurs reprises, à l’écran comme en House Show. Toutefois, le gros soucis pour le Chicago Kid sera de réussir à garder sa place de top superstar à Raw mise en danger par la baisse des ratings. On peut en effet se poser certaines questions vis-à-vis de son succès en haut de carte. Si son in-ring comme son micro ne sont pas à remettre en question, il semble toutefois clair que CM Punk séduit moins en champion qu’en challenger. Outre le fait que l’on puisse craindre le syndrome « champion superman » qui avait déjà touché Randy Orton, le personnage de superstar contestataire et revendicatrice du champion paraît mieux s’exprimer sans ceinture à porter. Ainsi, malgré la belle carte postale offerte avec Daniel Bryan, Zack Ryder et CM Punk en champions, ce dernier ne semble pas réellement à sa place dans un tel segment. Est-ce l’habitude de le voir et l’aimer en superstar sous-estimée et presque mal aimée par la fédération ? Est-ce le sentiment qu’il ne peut pas aller plus haut, étant déjà au top, qui gâche un peu le plaisir de le voir ?

Une chose est sûre, le booking au jour le jour n’aide pas vraiment CM Punk. Alberto Del Rio blessé et plus en odeur de sainteté au Main Event, Miz occupé par le bon retour de R-Truth et freiné par une petite blessure, c’est Dolph Ziggler qui prend la place de contender un peu au pied levé, sans réelle construction. Même si les combats offerts par les deux hommes sont séduisants, le manque de construction de la rivalité nuit à l’enjeu du match où l’on ne croit pas une seconde que Ziggler peut gagner le titre. Pire, Laurinaitis s’attache à intervenir dans les matchs dans des scènes qui, si elles ne sont pas mauvaises en soit, créent rapidement un sentiment de déjà-vu désagréable, d’autant qu’on veut voir un réel contender pour le titre plutôt qu’une feud de longue durée avec Laurinaitis qui n’a pas encore l’aura des McMahon ou Bischoff pour tenir une rivalité Superstar contre Manager. Enfin, de son côté, Dolph Ziggler a su profiter de sa perte de titre pour apparaître en Main Event à deux reprises. Il devrait pouvoir continuer à tenir le haut de la carte sous certaines conditions. D’abord, il faudrait une vraie feud entre les deux hommes et non cette situation où Ziggler est la marionnette de Laurinaitis. De plus, pour gagner en crédibilité et devenir un top heel à part entière, Ziggler va devoir se démarquer de Vickie Guerrero tout comme de Laurinaitis et commencer à exister par lui-même. Le blond en a la capacité et saura assurer à la fois au micro et sur le ring en Main Event. Espérons que ce rôle lui sera accordé.

World Heavyweight Championship : Daniel Bryan, Big Show et Mark Henry

 

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La situation autour de Daniel Bryan est un exemple de booking assez subtile avec une bonne utilisation de superstar. Pour rappel, Daniel Bryan cash à TLC sa mallette qu’il avait promis de ne pas utiliser avant WrestleMania, occasionnant le règne le plus court de l’histoire comme champion pour le Big Show. Mais là où la logique aurait voulu un turn de Show, humilié, on se dirige clairement vers un turn du champion. Actuellement, le scénario du World Heavyweight Championship se résume par le titre célèbre de film « Le Bon, la Brute et le Truand ». Pour schématiser, Big Show est le bon qui avait de bons sentiments à l’égard de Bryan mais qui s’est fait avoir et humilier. La Brute n’est autre que Mark Henry, dont le seul besoin est d’avoir le titre et de montrer qu’il est le plus fort. On note d’ailleurs grâce à sa présence à la table des commentateurs lors du dernier Smackdown que Henry est capable de montrer du respect et avoir un minimum d’honneur. Si c’est son intervention qui fait gagner Bryan, celle-ci n’est qu’une réponse brutale à une provocation. Mais le discours de Henry est simple et moins heel qu’avant : quel que soit son adversaire, il le battra pour récupérer son titre. Toujours aussi potentiellement destructeur, malgré une blessure qui a permis de le rendre plus humain, Henry accède ainsi à un nouveau registre pour son personnage. Enfin, le Truand, Daniel Bryan, commence tout juste à se forger un rôle qui rappellerait presque l’Ultimate Opportunist Edge. Sa célébration exagérée suite à la victoire par disqualification et la défense du titre pose la base d’un turn qui permettra à Bryan de garder sa place en Main Event à Smackdown et donner de l’élan à une carrière naissante à la WWE mais qu’il mérite tant par son micro que son activité en ring. Une vraie bonne feud à trois autour de ce titre donc, à laquelle on ne s’attendait pas mais boostée par un Daniel Bryan qui en aura certainement étonné plus d’un. Reste à voir si Mark Henry pourra oublier rapidement sa blessure et se mêler à nouveau aux combats. La petite remarque de Big Show à l’attention de Mark Henry, en fin de show, lui disant qu’il est plus intelligent que ça (en référence à l’intervention) accrédite la thèse d’un Bryan top heel, d’un Henry neutre, désintéressé  mais violent et d’un Big Show face patibulaire. Quoiqu’il en soit, un beau programme à venir à Smackdown ces prochaines semaines.

United States Championship : Zack Ryder contre Jack Swagger

 

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La fin d’année aura été marquée par un autre homme à Raw : Zack Ryder. Aidé d’un public à sa cause, Zack va obtenir un push contre Ziggler pour finalement obtenir l’US Championship à TLC. Une sorte de consécration pour la superstar la plus excentrique du moment. Au lendemain de sa victoire et alors que Ziggler se désintéresse de l’US Championship pour partir à l’assaut du WWE Title, Ryder devient l’homme dont on ne sait pas trop quoi faire. Allié de CM Punk en Main Event, il est ensuite présenté avec John Cena. Si Swagger semble être en pôle pour une feud autour de l’US Championship, l’accent a plus été mis sur Ryder en haut de carte pour voir s’il ferait l’affaire. Autre signe de ambiguïté de sa situation, le champion alterne des segments plutôt sérieux avec d’autres où il garde son rôle de comique d’auto-dérision. De son côté, son challenger Jack Swagger reviens plus ou moins sous les projecteurs. Difficile en effet de dire s’il sert de bouche-trou en attendant que de vrais plans soient établis pour le champion des Etats-Unis ou s’il pourrait récupérer le titre de Ryder pour relancer sa carrière. Leur feud naissante devra toutefois surprendre pour intéresser, le micro de Ryder ne s’arrangeant pas avec sa nouvelle exposition et celui de Swagger n’étant pas particulièrement excitant. L’avenir nous dira toutefois si Ryder et l’US Championship bénéficieront encore de places en Main Event dans les semaines à venir, les ratings donnant alors leur verdict sur le futur de la star de Long Island.

Intercontinental Championship : Cody Rhodes et les histoires de famille

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Cody Rhodes finit sa très bonne année avec une feud timide contre Booker T. La rivalité aura plus des airs de baroud d’honneur pour Booker T, n’occasionnant même pas de changement de titre. Elle sera surtout le prétexte pour lancer l’année 2012 de Cody Rhodes qui démarrera avec un parfum de famille. On se dirige en effet tout droit vers une rivalité entre Cody et Dustin Rhodes, son demi-frère. Ce dernier pourrait certainement ressortir le costume de Goldust en réponse aux provocations de son frère, qui dit être le meilleur des deux. On peut même s’attendre à ce que Dusty Rhodes, le père, aperçu lors du Smackdown de Noël, supervise la feud. Le gros point noir de cette rivalité reste qu’après Booker, un autre vétéran est sorti du placard pour occuper la place de Contender pour l’Intercontinental Championship. On peut s’interroger sur ce choix puisque l’aura de Goldust n’en fait pas un starmaker particulier, la feud n’ayant pas pour but de crédibiliser un Cody Rhodes sorti très fort de son année 2011. Ce ne sont par ailleurs pas les prétendants qui manquent pour le titre de Cody tant il y a de talents inutilisés en backstage à Smackdown. La rivalité devrait donc plus intéresser les nostalgiques pour un passage de flambeau dans la famille Rhodes, en attendant une véritable feud en préparation de WrestleMania pour l’Intercontinental Championship.

John Cena contre Kane

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Encore une sensation de cette fin d’année 2011. La feud entre John Cena et Kane regroupe deux éléments très intéressants pour offrir une rivalité très plaisante. D’abord Kane et son retour masqué qui offre une nouvelle jeunesse au Big Red Monster, visiblement à l’aise sous son célèbre masque rouge. A l’aise au micro dans son rôle flippant, la machine s’attaque à un John Cena qui est sorti de 2011 fortement déstabilisé et dans une situation haletante vis-à-vis de son personnage. On a l’impression que Cena s’amuse à laisser des indices sur un possible turn à chaque show, aidé par un public qui joue le jeu du sifflet à fond et ce Kane qui remue le couteau dans la plaie avec brio. Le public attend ainsi à chaque show un turn qui ne semble jamais arriver tant il est peu probable alors que la WWE s’amuse à entretenir l’espoir chez une majorité de fans. Une contexte parfait donc pour cette feud qui pourrait toutefois être chamboulée par un retour du Rock qui serait, selon certaines rumeurs, plus actif jusqu’à WrestleMania. On espère en tout cas que la rivalité Cena vs Kane pourra continuer à se développer dans les prochaines semaines avec des situations aussi spectaculaires que lors du dénouement de Raw, où Kane revient aux classiques wrestling horror. Du très bon pour les deux hommes qui, on l’espère, mènera à un heel turn libérateur pour Cena. Enfin, la perspective, jusqu’à WrestleMania, de voir Cena feuder sans titre est une bonne chose pour nombre de fans fatigués de voir l’ancien Marine porter les ceintures.

Du côté du midcard

 

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Smackdown aura été cette semaine un peu brouillon. On aura d’abord le match entre Hunico et Ted DiBiase. Le mexicain revient ce vendredi après avoir surtout été présent à Superstar, toujours accompagné de son homme de main, Camacho. Cette possible future équipe mexicaine est assez séduisante par son comportement mais aussi par l’activité in-ring de Hunico. Toutefois, ce match est assez incompréhensible. Hunico se paye en effet une promo en provocation avec DiBiase avant de gagner le match. Etrange puisque les mexicains devraient plutôt avoir leur chance en tag team, ayant déjà montré quelques mouvements en duo à Superstars. De plus, DiBiase était jusqu’alors en rivalité avec Jinder Mahal, mais cette feud s’est évanouie dans la nature aussi vite qu’elle est apparue. Car l’indien s’est cette semaine subitement attaqué à Sheamus, qui lui s’en prenait via micro à Wade Barrett, ralenti dans sa prise de confiance récente par la blessure de Orton (mise en scène de façon plaisante, toutefois, dans un scénario brutal et dramatique). Bref, c’était un peu le bazar à Smackdown.

Enfin, outre le match Slater contre Hornswoggle, le gros coup de gueule de la semaine sera la défaite de Drew McIntyre contre Santino Marella. Si le canadien arrive à tirer des sourire avec sa caricature italienne en segment, le voir sur le ring fait moins plaisir. Surtout contre Drew McIntyre, qu’il bat en plus. Même si la suite de défaites pourrait donner à l’écossais un surplus d’agressivité en adéquation avec son rôle de heel, le booking est ici désastreux : on nous ressort la feud Theodore Long et McIntyre, vieille de facilement un an, comme si de rien n’était et comme si c’était hier. Les menaces d’expulsion de McIntyre par Long se multiplient donc dans un non-sens incroyable. La faiblesse du scénario est ici le vrai gros point noir du retour de l’écossais qui, on l’espère, saura surmonter l’obstacle pour se faire une place au soleil en 2012.

Et pour finir les autres

 

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On en parle moins mais ils sont là. D’abord, dans la division Tag Team, le retour de Evan Bourne a réveillé les passions. Air Boom se retrouve donc à combattre contre le Tag Team intéressant de Primo et Epico. Avec les Usos et la team mexicaine de Hunico et Camacho, on peut prévoir quelques bons affrontements pour le Tag Team Championship. Attention à ne pas rêver non plus, on n’a pour l’instant que des matchs sans réel contexte ni rivalité autour, mis à part le gain du titre, mais c’est déjà ça, d’autant que le contenu proposé sur le ring est très intéressant. The Miz de son côté à vu revenir le nouvellement face R-Truth, dont le personnage a très vite été adapté à un rôle aimé du public. Si pour l’instant cette rivalité est conditionnée par l’état physique de Miz et sa capacité à tenir un combat, on espère en voir plus dans les prochaines semaines. Enfin, côté Divas, Beth Phoenix est très inactive, laissant Natalya feuder avec Tamina dans une rivalité sur fond d’honneur familial, les deux étant des descendantes de légendes. Rien de génial, toujours peu de temps d’antenne, 2012 risque d’être aussi terne que 2011 pour les Divas (en attendant le retour de Kharma en tout cas).

Voilà, c’est tout pour cette semaine. On attendra avec impatience la prochaine apparition de Jericho à Raw ce lundi, ainsi que la suite des aventures de CM Punk et Laurinaitis ou encore les prochains chocs entre Cena et Kane. A Smackdown, c’est bien-sûr l’attitude de Daniel Bryan qui va focaliser l’attention. Le retour de Brodus Clay sera aussi à guetter, lui qui est attendu depuis plusieurs semaines. Je vous rappelle que vous êtes fortement invités à commenter cette chronique et vous donne rendez-vous la semaine prochaine pour un prochain numéro.

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Salut à toutes et à tous, bienvenue pour ce nouveau numéro de la Semaine de Pino. Une semaine festive, puisque outre la remise des Award, la WWE prépare TLC 2011, dernier PPV qui conclura ce soir une année riche en rebondissements. Fin d’année ou pas, nous allons encore cette semaine suivre le programme du dimanche : feuds, storylines et gimmicks passés à la loupe ainsi que quelques prédictions pour l’avenir de nos lutteurs préférés. Et rien de mieux pour préparer TLC que de reprendre, match par match, la carte du PPV et faire un petit bilan.

Comme chaque semaine, je vous propose de réagir à cette chronique via les commentaires, mais aussi sur Twitter @Pino_CaQ. La semaine dernière, un vote a été organisé pour choisir le logo de la Semaine de Pino, vote serré mais dont vous pouvez voir le gagnant ici même. J’ai eu le plaisir de lire un bon nombre de réactions à cette occasion et j’espère que vous serrez toujours plus nombreux à participer à la vie de cette chronique, que ce soit par vos réactions sur ce qui y est écrit, avis purement personnel mais totalement ouvert au débat ou par vos propres prévisions pour les shows à venir. Allez, sans plus attendre, on fait la recap’ de cette semaine d’Awards…

World Heavyweight Championship : Big Show vs Mark Henry, Kane en invité surprise après TLC ?

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Et contrairement à la semaine dernière, on commence cette fois-ci avec le World Heavyweight Championship de Mark Henry. Son adversaire de dimanche, Big Show se montre d’abord à Raw où il reçoit le trophée Holy %&@# ! Move of the Year récompensant la destruction de ring ayant eu lieu à Vengeance. Le World’s Largest Athlete récupère ainsi la petite statuette initialement prévue pour les deux hommes (bizarre quad même, ces Awards…) et enchaîne avec un match contre Barrett à Raw. Sans vraiment trembler, il va se défaire du britannique, à l’instar de Swagger à Smackdown vendredi. Deux matchs gagnés en une semaine auxquels on peut ajouter sa victoire à Tribute to The Troops.

De son côté, Mark Henry voit son match revanche contre John Cena interrompu par le retour tant remarqué de Kane. The Big Red Monster amène le champion à quitter le ring, laissant à Cena le plaisir de prendre un chokeslam. Si The World’s Strongest Man a paru particulièrement destabilisé par le retour de Kane, il n’oublie pas pour autant de mettre la pression sur Show à Smackdown en utilisant une chaise, en référence à la stipulation de leur Chairs Match de dimanche, pour frapper Swagger puis un caméraman qui se trouvait au mauvais endroit au mauvais moment. Plus ou moins prêt pour dimanche, sa cheville étant toujours bandée, Mark Henry n’obtiendra pas d’avantage grâce à Swagger qui ne parvient pas, sur demande du champion, à blesser à nouveau le Big Show grâce au Ankle Lock.

L’après dimanche pour le World Heavyweight Championship pourrait-être particulièrement intéressant. Si Henry perd, ce qui est probable après une défaite, un no contest et une victoire par disqualification de Show, le titre deviendrait alors l’objet d’un rematch entre les deux hommes. L’éventualité d’un cash de Daniel Bryan dès TLC est aussi à prévoir même si de nouveaux éléments viennent mettre cette hypothèse entre parenthèses (voir par ailleurs). Dans le cas d’une victoire de Henry, Show devrait être rejoint par Kane comme prétendant au titre, puisqu’on n’oublie pas que Henry avait blessé The Big Red Machine il y a quelques mois de cela. Il serait surtout plus intéressant de voir Kane revenir pour se mêler à la lutte des gros de Smackdown plutôt que pour feuder avec Cena, qui doit définitivement rester sur son travail effectué jusque là. Enfin, le segment de Swagger avant le match contre Big Show pourrait-être la case départ d’une nouvelle incursion du All American American dans la course au titre Poids Lourd. Une hypothèse assez utopique tout de même tant la concurrence est rude et vu les dernièrs booking de Swagger, cantonné au rôle de soutien pour le Champion US, Dolph Ziggler.

WWE Title : CM Punk vs Alberto Del Rio vs The Miz, John Cena mis à l’écart

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Du côté de la ceinture tournante, toute l’action se déroulera à Raw, la grande question de la semaine étant de savoir si Cena serait finalement intégré dans le match de TLC. Et bien non, l’ancien champion, à la veille du PPV, ne figure pas sur la carte. Un fait notable s’il en est. En effet, John Cena va continuer son travail très particulier de ces dernières semaines en apparaissant à Raw pour recevoir le Game Changer of the Year Award décerné à sa feud avec The Rock. On passera sur l’Award en lui-même, un de ces concepts dont on se demande encore où la WWE est allée chercher l’idée et qui n’est justifiable que par le besoin de faire avancer cette feud avec The Rock, là où les moments marquants seront plutôt, pour les fans, la destitution de McMahon ou, dans une moindre mesure en tenant compte de l’intitulé de l’Award, la retraite de Edge. Mais bon, on devra accepter que ce soit une feud assez énervante et ne tenant pas ses promesses qui soit récompensée. Pour en revenir sur son cas, Cena s’offre donc un segment revenant aux classiques : il pointe du doigt l’absence du Rock et se donne en pâture à une foule hostile. Plus tard dans la soirée, c’est lui, le Superman de la fédération, qui est attaqué brutalement par le revenant Kane. Une soirée dans le ton de ces dernières semaines donc, où le personnage de Cena est de plus en plus remis en question, que ce soit par les fans comme dans le booking, mais qui permet de ramener le personnage dans une réalité intéressante, propice à ce turn que beaucoup attendent. Un vrai suspens autour de ce gimmick, qui doit continuer à être utilisé à bon escient pour le bien de John Cena qui, paradoxalement, séduit de plus en plus au fur et à mesure où son kayfabe s’effondre.

Sans Cena, ce sont donc Alberto Del Rio et The Miz qui combattront CM Punk à TLC. Le champion aura reçu dans la soirée deux statuettes dorées : celui de Pipebomb of the Year (un autre Award créé pour l’occasion dont il n’était pas question qu’il aille à quelqu’un d’autre que CM Punk, bien entendu… Peu intéressant donc) et celui de Superstar of the Year. S’il se payera un bon segment pour fêter le premier, en allumant Laurinaitis grâce à une vidéo aussi kitch qu’hilarante rappelant les années Johnny Ace du Général Manager intérimaire de Raw, CM Punk ne pourra pas recevoir son titre de Superstar of the Year, laissant au très bon Laurinaitis le plaisir sadique de l’accepter à sa place, le Chicago Kid étant indisposé. En effet, plus tôt dans la soirée, les trois hommes du match pour le titre à TLC vont se rencontrer dans un Tag Team Match où Orton viendra aider Punk contre ses deux adversaires. Le champion WWE perdra ce match sur un tombé du Miz alors qu’Orton, attaqué par Barrett, a d’autres chats à fouetter. S’ensuit une attaque à deux du Miz et Alberto Del Rio, ponctuée d’un petit speech de l’Awesome One qui promet à Punk une soirée d’enfer à TLC. Une promo flatteuse pour Miz, qui confirme la confiance retrouvée et le retour d’un gimmick sérieux et menaçant, alors que Del Rio a presque un statut de soutien pour le Miz.

Ce retrait d’Alberto Del Rio par rapport à ses deux adversaires est un symptôme évident de la perte de confiance de la WWE vis à vis du mexicain dont on parlait il y a quelques jours sur Catch au Quotidien et dans la continuité de ses apparitions micro médiocres ces dernières semaines. Inquiétant pour la superstar mexicaine que l’on voit mal repartir victorieux dimanche. Le match devrait de toute façon tourner à l’avantage de CM Punk, pour le meilleur comme pour le pire puisque, même si l’on apprécie énormément le Chicago Kid, trop de victoires consécutives en défense de titre pourraient donner un effet superman déplaisant, dont a déjà failli être victime Orton, autre top heel convertit en top face. La situation dangereuse de Punk seul contre deux heel serait en tout cas le seul bon prétexte pour le faire perdre aux profits du Miz pour lancer une feud entre les deux hommes autour du titre. Une hypothèse conditionnée par le futur retour de R-Truth, qui devrait avoir une certaine envie de revanche à l’égard du Miz, même si cette éventualité ne va pas forcement à l’encontre d’une feud entre le Miz et CM Punk. Enfin, on n’oublie pas que le 2 janvier 2012 approche, une date qui pourrait, selon certaine rumeurs, donner un concurrent de très haut niveau pour Punk à Wrestlemania. Quoiqu’il arrive à TLC, le mois de Janvier s’annonce chaud bouillant autour du WWE Title.

Randy Orton vs Wade Barrett

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Le coequipier de Punk à Raw, Randy Orton, aura le privilège de participer à deux Tag Teams Matchs dans la semaine. On l’a dit, il abandonne Punk à son sort à Raw mais porte son Tag Team sur les épaules à Smackdown, puisqu’il fait équipe avec Zack Ryder contre Wade Barrett et Dolph Ziggler dans un Tag Team Match typique de promo avant PPV. Un combat où l’on appréciera l’attitude d’Orton, dans la continuité de son segment d’avant match avec Ryder, où The Viper présente, en plus de son nouveau t-shirt (le miracle de Noël) une attitude « face mais bon, pas trop non plus quoi ». On retrouve un Orton plus Predator avec le style froid et dominant qu’on lui connaissait contre Triple H ou Cena, ponctué par un RKO une nouvelle fois superbement vendu par Ziggler. The Viper prend donc l’avantage sur le so british Barrett qui essaie d’éviter au mieux la confrontation avec Orton avant le PPV, conscient d’avoir bien énervé l’Apex Predator. Le match de TLC sera ainsi attendu puisqu’il nous présentera un bon règlement de compte entre les deux hommes, sans autre enjeu que l’honneur. Et c’est déjà bien !

 United States Championship : Dolph Ziggler vs Zack Ryder

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La superstar de cette fin d’année, Dolph Ziggler, sera dans les meilleurs plans de cette semaine. Il participera d’abord au match à quatre de Raw, où il se bat avec les autres nominés pour le Trending Superstar of the Year Award (sans commentaire…) : Cody Rhodes, Daniel Bryan et Zack Ryder. L’US Champion remportera ce match grâce à un Zig Zag sur D-Bryan avant de voler son Award à Zack Ryder. A Smackdown, Ziggler sera du Main-Event dans un combat qui tournera mal pour lui puisque ses épaules seront vrillées par Orton sous les yeux de Barrett. Quoiqu’il en soit, Ziggler continue sa belle fin d’année et reste beaucoup plus crédible que Ryder, invisible aux côtés d’Orton et peinant à exister dans le match à quatre de Raw. On peut toutefois s’avancer en disant que Ryder gagnera à TLC puisque la WWE ne devrait pas aller contre son WWE Universe une nouvelle fois. L’occasion pour Ziggler de sauter une marche et remplacer Del Rio en haut de carte à Raw ? L’avenir nous le dira…

Intercontinental Championship : Cody Rhodes vs Booker T

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L’un des rendez-vous à Smackdown était bien évidement une éventuelle confrontation entre Booker T et Cody Rhodes. Elle aura lieu au micro en ouverture de show avec un Rhodes à l’aise dans son registre habituel et un Booker T visiblement motivé. La grande question restera pourtant sans réponse malgré l’insistance de Michael Cole : Booker T revient-il sur les rings ? Une seule chose est certaine : s’il gagne le titre, il le défendra. On n’aura pourtant pas la primeur de voir le commentateur faire son retour sur les rings à Smackdown, laissant planer le doute sur son niveau Dimanche à TLC. De son côté, Cody Rhodes va passer sa semaine à s’opposer à Daniel Bryan : après avoir participé au match à quatre de Raw, Rhodes bat Daniel Bryan vendredi pour une deuxième victoire de suite contre l’American Dragon (suite à la victoire par disqualification provoquée par l’intervention de Booker T la semaine précédente). Une nouvelle victoire qui fait naître l’éventualité d’une feud entre les deux hommes si Booker T ne confirmait pas son retour, la rivalité occupant alors Daniel Bryan jusqu’à son rendez-vous de Wrestlemania. Tout dépendra en fait du résultat de TLC, un résultat qui a de grandes chances de tourner en faveur de Booker T si l’on croit les rumeurs passées évoquant un retour sur le long terme du commentateur. Cette éventualité n’est d’ailleurs pas déplaisante même s’il faudra regarder avec attention la performance de Booker T à TLC pour pouvoir dire avec certitude si ce retour est intéressant ou non.

Dans la Division Divas cette semaine

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Chez les filles, la semaine commence en beauté à Raw puisque c’est Lita qui présente la remise du Divalicious Moment of the Year. La statuette sera remise à Kelly Kelly (oh mais quelle surprise!) pour sa conquête du titre là où les Natalya et Beth Phoenix proposaient de belles innovations techniques. Bref, toujours la même rengaine, Kelly Kelly est contente et définitivement blonde (elle imite Shirley du duo « Shirley et Dino » à merveille d’ailleurs !), le WWE Universe l’aime et elle tiens tête aux Divas of Doom, toute seule comme une grande et sans trembler. A pleurer donc, vraiment… Bien entendu, on fera un trait sur un éventuel match de Divas à Raw puisque toutes les lutteuses sont occupées à faire les potiches pour accompagner les invités des Awards vers le micro et puis parce que 4 minutes d’antenne avec le speech de Lita (elle n’a pas été briefée sur les nouvelles normes en matière d’apparition Divas à la WWE), c’est déjà beaucoup !

On attendra donc Smackdown pour voir de la morue en action, avec au menu Alicia Fox contre Natalya. Pour info, Alicia Fox, c’est celle qui gambade en backstage avec une capuche en fourrure à oreilles d’ours et un grand sourire idiot sur le visage, dans un mélange du générique de la petite maison dans la prairie et des bisounours. Kelly Kelly a de la concurrence. Pire, son entrée sur le ring est un melting-pot des gestes typiques de Divas en entrée de ring, du déhanché de la mort au clin d’oeil et geste de la main « Appelle-moi » au public. Bref, une caricature, ni plus ni moins… La Fox gagnera son match contre Natalya sur un petit paquet en conclusion d’une performance dans la lignée de ce qui a été fait toute l’année côté Divas : une présence antenne de 2 minutes sans aucune construction, aucun semblant de logique et même pas la volonté de faire croire que quelqu’un en backstage en a quelque chose à faire de ce que font ces filles sur le ring. Révoltant donc, y a pas d’autre mots… Les Michelle McCool, Melina ou autres Kharma manquent vraiment à la division féminine, au même titre qu’un booking un peu plus intéressé.

Triple H vs Kevin Nash, le retour des Tag Teams Champions et ces commentateurs qu’on voudrait faire taire.

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On en parle moins mais ils font aussi le show à la WWE. Triple H, d’abord, acte son retour à l’occasion de Raw avec un segment in-ring dans lequel il évoque son match du dernier Wrestlemania contre l’Undertaker récompensé par un Award. Un combat qui pourrait faire l’objet d’un rematch au prochain Wrestlemania puisque Triple H a l’audace d’annoncer une Killstreak terminée et un Undertaker fini. Sur le court terme, il fait toutefois monter la température à l’approche de TLC et son match contre Kevin Nash. Un match ayant bénéficié de moins de visibilité ces dernières semaines, au risque de le rendre plus anecdotique. On retrouve en midcard la rivalité entre Jinder Mahal et Ted DiBiase qui continue son bonhomme de chemin, avec un match contre Heath Slater et surtout une confrontation de l’indien et Sheamus, définitivement mis en attente en ce moment dans le booking de Smackdown. Le Great White n’apparaît même pas à TLC malgré l’excellente attitude affichée lors de ses dernières apparitions, rappelant un certain Randy Orton avec cette manière de « changer de regard et partir en live ».

Par ailleurs, le retour à Superstars des Tag Team Champions Kofi Kingston et Evan Bourne ainsi que le Tag Team Match opposant Primo et Epico aux Usos à Smackdown augure d’un début d’année favorable pour le titre par équipe, qui pourrait enfin redevenir une attraction des shows principaux de la WWE. On évoque d’ailleurs un match entre la séduisante équipe des porto-ricains et celle de Bourne et Kingston à TLC. Le titre pourrait ainsi devenir le rendez-vous des puristes et devenir la marque de fabrique de Superstars, laissant la part belle aux segments et autres promo micro de Raw et Smackdown pour les autres titres. Pour finir, on regrettera le segment d’ouverture catastrophique de Raw, mettant une nouvelle fois en scène un battle entre JR et Michael Cole. Encore 20 minutes d’antenne de perdues, comme si la fois précédente n’avait pas été suffisamment catastrophique. Insipides, gênants et loin des vraies qualités de leurs protagonistes, ces segments doivent absolument disparaître des plans de la WWE… D’autant qu’ils sont limites sur leurs commentaires vis-à-vis des Divas, où Lawler est aussi dérangeant que les regards de Delon pendant une soirée Miss France.

Allez, c’est tout pour cette semaine. Ou pas, puisque ce soir, c’est Tables Ladders and Chairs, l’un des PPV qui se veut les plus spectaculaires de l’année. Un beau rendez-vous en perspective donc d’autant que la WWE ne s’y est pas trompée et nous propose une carte attrayante aux stipulations intéressantes. Vous pourrez retrouver ce PPV en direct sur Wwe-fr.net dès 2h du matin, un PPV que je commenterais exceptionnellement en direct sur mon Twitter : @Pino_CaQ. En attendant, j’espère toujours vous voir commenter et donner vos réactions sur la Semaine de Pino #5. La semaine prochaine à la même heure, on aura tous ouvert nos cadeaux de Noël, vous pouvez donc dores-et-déjà prévoir un retard pour la Semaine de Pino qui devrait sortir, sauf miracle, Lundi prochain. Bonne semaine, bonnes fêtes de Noël et à la semaine prochaine !

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Bonjour à toutes et à tous, bienvenue pour ce nouveau numéro de La Semaine de Pino. Comme vous pouvez le voir, nous accueillons cette semaine deux logos pour cette chronique. L’idée est simple : à vous de choisir. Il vous suffit pour cela de donner votre avis ici même par commentaire ou sur Twitter @Pino_CaQ et le logo le plus populaire sera retenu pour la chronique. Je remercie au passage Celtic Warrior pour sa contribution. Passons maintenant aux choses sérieuses dans la chronique qui, depuis maintenant un mois, fait le point chaque semaine sur les avancées des feuds et des gimmik à Raw, Smackdown et à l’occasion, en Pay-per-View. A une semaine du dernier PPV de l’année, Table Ladders and Chairs, cette semaine s’annonce importante puisqu’elle devrait nous donner une bonne partie de la carte du 18 Décembre. Challenger pour le WWE Title, stipulation pour le World Heavyweight Championship Match et autres réjouissances à l’approche de l’évènements : tout est expliqué ici.

WWE Title : Laurinaitis, ou quand Mister Excitment sort de l’ombre

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On en parlait la semaine dernière, l’un des grands rendez-vous de la semaine aurait lieu à Raw puisque les prétendants aux titres de CM Punk seraient annoncés pour TLC. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que la WWE a mis les bouchées doubles pour nous motiver avant le PPV de décembre. Loin de la médiocrité des derniers Raw, les bookers ont ici choisi de revenir aux basiques et ça a le mérite de marcher. On commence avec le chef d’orchestre, John Laurinaitis. Le General Manager intérimaire voit sa gimmik prendre de l’ampleur avec les remarques de CM Punk à son encontre, pointant du doigt son manque d’imagination et de créativité dans ses fonctions. Une situation qui poussera Laurinaitis à prendre des décisions très séduisantes. Il annoncera donc une soirée N°1 Contender où les candidats aux postes auront un match à gagner pour se qualifier pour le match de TLC. Outre une soirée intéressante jalonnée de bon matchs, John nous offrira quelques bons moments en segment. Même si ses prestations sont encore un peu hésitantes à certains moment, il commence à prendre ses marques dans son rôle et ça se sentira. A l’aise dans la signature du contrat, il aura une remarque efficace à propos de John Morrison et son départ avant de proposer une photo de groupe entre les protagonistes du futur match à TLC. Le point d’orge d’une prestation un brin décalée qui met de la profondeur dans le personnage manipulateur de Laurinaitis.

WWE Title : Cena, le candidat déchu

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On passe maintenant aux concurrents pour les places tant désirées, avec en premier Cena qui au moment du bilan de la semaine pourra être satisfait. Pourtant, le début du show n’était pas particulièrement rassurant puisque c’est Cena qui se mettait au travail en premier et adoptait un discours dans la lignée des segments avec Foley et Piper, parlant de l’importance des fans, qu’ils le sifflent ou non. Mais John Cena va utiliser ses compétences au micro pour réveiller le public en évitant les huées et annonçant son retour dans la course au WWE Title. Un retour contrarié par le grand cœur de l’ancien marine. Celui-ci aura en effet droit à un match contre Zack Ryder avec pour enjeu une place de N°1 Contender, match naturellement gagné avant que Cena ne change d’avis devant les yeux de caniche de Ryder et aille voir Laurinaitis pour lui demander une faveur. En bon vicieux salopard, Laurinaitis accès à sa demande, mais ça coûtera à Cena sa place pour le match de TLC. Un bon moyen pour Laurinaitis de s’assurer que quoiqu’il arrive, CM Punk se retrouvera seul contre deux heels. La vengeance du GM à l’égard de l’insolent champion WWE prend donc forme avec subtilité. Cena, pour sa part, se retrouve donc sur la touche et devra encore attendre avant de parler de match pour le titre avec The Rock à Miami. Côté gimmik, on stagne une fois de plus dans cette situation propice au heel turn (l’idée viendra forcement deux trois fois dans le show) mais où Cena se borne à garder son attitude de babyface. Même si le bilan semble mauvais pour l’ancien champion, on appréciera l’inconnu qui entoure son personnage, redonnant un peu d’intérêt au suivi de sa gimmik.

WWE Title : Alberto Del Rio, prétendant n°1

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Si Cena tente de se rapprocher du titre, Alberto Del Rio, lui, ne compte pas se laisser distancer. Rejoignant Cena sur le ring en ouverture, il ne se montrera pas très incisif. On peut d’ailleurs s’inquiéter pour Del Rio au micro. A l’heure où les catch-phrases de ses débuts ne semblent plus vraiment d’actualité, le mexicain parait un peu perdu dans son discours alors qu’il devrait faire ses preuves, sous peine de voir ses détracteurs sauter sur l’occasion pour pointer du doigt un micro jusqu’ici barbant et répétitif, principalement à cause des catch-phrases. Il va vite avoir besoin de retrouver un peu d’enthousiasme pour exister au micro là où il est trop en retrait face aux ténors que sont CM Punk et Cena. Côté match, Del Rio combattra un Daniel Bryan blessé dans un match évidement facile pour le favoris de Laurinaitis qui se finira sur une soumission de l’American Dragon. Alberto est donc lui bel et bien qualifié et participe avec ses futurs adversaires à la signature du contrat pour le match. Un autre segment où Del Rio ne brillera pas même si ses interactions avec Ricardo Rodrigues ont le mérite de prêter à sourire dans l’ambiance chambreuse de ce segment de haute volée. Del Rio finira Raw et sa semaine à travers une table sur un Bulldog de toute beauté porté par le champion WWE. Le ton est donné pour TLC.

WWE Title : The Miz, prétendant n°2

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Dernier participant au title match de TLC, The Miz saura se montrer plus convainquant que Del Rio. Même si son activité dans le premier segment de la soirée est assez minime, il aura plus de présence lors de la signature du contrat en jouant l’attrapeur de pipebomb pour CM Punk. Son rôle de tête à claque est classique mais efficace. Mieux, The Miz se paye Orton pour se qualifier pour le le Triple Threat TLC Title Match. Malgré l’intervention de Wade Barret en sa faveur, qui disqualifie Orton sur un count out, The Miz obtient une victoire importante. Surfant sur l’impact créé par les attaques de R-Truth et John Morrison, le Miz se propulse vers le titre WWE et retrouve le rôle de contender heel qu’on lui connaissait avant son association avec R-Truth. Pourtant, difficile de prédire si ce retour vers le Main Event de Raw sera temporaire ou non. Pour l’instant, on se contentera d’apprécier sa présence dans le match de TLC pour voir ce qu’il se passera ensuite pour le Miz. A l’instar de Del Rio, Miz finira Raw KO, achevé pour sa part par un GTS de CM Punk.

 Le champion WWE, CM Punk

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Pour finir sur le WWE Title, on ne manquera pas de parler de CM Punk, bien-sûr. Le champion WWE va s’abstenir de toute apparition in-ring cette semaine et se contenter de participer à la signature de contrat de fin de show. Sa participation fera passer le segment du statut d’intéressant à incontournable. Entre ses remarques sur Laurinaitis, sur le principe de la signature de contrat ou son clash sur le Miz, tout en finesse mais définitivement pas PG, CM Punk sort le grand jeu. Avec son habituelle façon de dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas, le champion ravi une nouvelle fois le public et répond à toutes les attentes. On retiendra sa remarque à l’encontre de Del Rio, sur le point de sortir sa catch-phrase sur la destinée. La Straith Edge Superstar conclu le beau tableau de fin de show en attaquant, comme promis, ses futurs adversaires et en envoyant un message fort à la concurrence. Laurinaitis fait la gueule et il y a de quoi. Entre sa popularité et la forme du moment, CM Punk est inarrêtable. Et c’est tant mieux.

 United States Championship : Ziggler et Zack Ryder

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Après Del Rio, c’est l’invité plus ou moins surprise Ziggler qui rejoindra le ring pour se mêler, lui aussi, à la lutte pour la place de N°1 Contender. On reparlera du cas de l’United States Champion, mais son intégration dans ce segment est une très bonne chose pour le blond, dans la continuité de son push longue durée et lui permettant de se montrer au milieu des grands du micro de Raw. La feud entre Ziggler et Ryder occupera le second plan de Raw cette semaine. L’US Champion est lui impliqué dans le premier segment de la soirée où il va jouer d’audace pour se faire une place dans la liste des candidats au match pour le titre à TLC. Une participation plus ou moins surprise montrant que Ziggler est sur la bonne voie côté booking. Il prendra l’ascendant sur Swagger dans un petit segment sympathique où il apprend qu’il devra vaincre Sheamus pour se qualifier. A créditer d’une bonne intervention micro entre Del Rio et Cena, le blond montre tout le potentiel pour, à terme, s’inviter réellement en Main-Event. Néanmoins, pour l’instant, il manquera sa chance de participer à un match pour le titre en laissant Ryder le distraire dans son match contre Sheamus. Zack a en effet confirmé sa présence à TLC en obtenant un Title Match d’un Laurinaitis réticent. Le GM l’avait en effet placé contre Mark Henry , le World Heavyweight Champion, après sa défaite contre John Cena, dans un deuxième match consécutif. Même si l’acharnement de Laurinaitis à mettre des bâtons dans les roues de Ryder est bien symbolisé par ce choix, demander à un lutteur de battre le champion poids-lourd pour obtenir un match contre l’US Champion paraît un peu gros… Au moins, ça fera parler Cole et Lawler. Quoiqu’il en soit, Ryder surmonte l’obstacle normalement trop gros pour lui grâce à l’aide du John Cena repentant qui porte son Attitude Adjustment sur Mark Henry. Le match est donc confirmé pour TLC, Ryder affrontera Ziggler pour l’US Title. Si pour l’instant, aucune stipulation n’est annoncée, on espère une bonne surprise pour rajouter un peu de piment à ce match prometteur.

En fin de semaine à Smackdown, les deux hommes seront à nouveau présents. Ziggler s’opposera à Orton dans le Beat the Clock Challenge pour offrir un nouveau match d’excellente facture. S’il subira une fin de match houleuse, l’US Champion prend l’ascendant point de vue crédibilité sur Ryder. Alors que le champion montre qu’il est capable de faire une semaine entière peu de temps avant un PPV, Ryder devra se contenter d’un squash match où Heath Slater jouera le rôle de punchbag pour un Internet Champion pushé à l’extrême avant le PPV. Encore limite il y a quelques semaines, inactif il y a un mois et demi, Ryder se paye le One Man Rock Band sans trembler ni transpirer à Smackdown, comme si de rien n’était et en quelques minutes à peine. Une légère blague donc, qui d’un point de vue mark met Ryder en position de force mais donne juste, au final, l’impression que Ryder bénéfice d’un push trop gros pour ce qu’il est réellement. Dommage, car si ça popularité est indéniable dans les arènes de la WWE, Ryder a aussi beaucoup d’ennemis pour qui ce booking trop facile deviendra une source de nouvelles critiques.

Randy Orton vs Wade Barrett

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L’adversaire de Ziggler à Smackdown, Randy Orton, est lui engagé dans une feud contre le britannique Wade Barrett. On parle en effet depuis un moment du Barrett Barrage, nouvelle attitude de l’ancien chef de la Nexus et prétexte à toutes les interventions possibles pour ennuyer Orton, notamment à Raw contre The Miz. Il sera donc annoncé un Beat the Clock Challenge à Smackdown comme fil rouge de la soirée, avec comme récompense pour le gagnant le choix de la stipulation du match à TLC. Barrett se battra avec Ezekiel Jackson en ouverture et finira le match en 7:53. Après avoir battu l’ancien Intercontinental Champion, Barrett prend le micro et offre une petite promo chambreuse. Plus tard dans la soirée, Orton battra sans réelle surprise le temps de Barrett en 7:51, avant d’être attaqué par l’anglais. C’est finalement Ziggler qui fera les frais de la colère de Orton (on appréciera l’attitude de Vickie Guerrero sur cette séquence, très active en second rôle, comme d’habitude) en se voyant projeté à travers une table. On en conclu donc que Orton choisi le Table Match pour TLC. Barrett est le grand gagnant de la soirée puisqu’il obtient enfin du vrai temps d’antenne que ce soit au micro ou sur le ring. Très convainquant, le britannique a donc encore une semaine pour séduire avant TLC, sachant que son Barrett Barrage a pour but, selon son aveux, de l’emmener vers le titre suprême. Une belle ambition qui, on l’espère, le mènera encore plus loin. De son côté, Orton réalise son travail de starmaker pour Barrett, laisser à ce dernier la charge d’animer la feud. Un rôle qui scies à merveille à l’Apex Predator que l’on préfère muet et agressif.

 Intercontinental Championship : Cody Rhodes vs Booker-T

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Absent à Raw, Rhodes démarre sur les chapeaux de roues à Smackdown vendredi. Attaquant Booker T avant le début de show, l’Intercontinal Champion décidé de remplacer le commentateur à la table de Michael Cole, visiblement ravis de l’accueillir. Après s’en être pris à la revenante Lilian Garcia, Rhodes réagira à l’attaque verbale de Daniel Bryan en lui tombant dessus par surprise après un bon segment entre l’American Dragon et Michael Cole. Une agression qui débouchera sur un match entre les deux hommes. Au terme d’un combat plaisant entre deux hommes dont beaucoup pensent, à raison, qu’ils feront le top card de la WWE dans les années à venir, c’est Booker T qui intervient et s’en prend à Cody Rhodes. Le commentateur a enfin l’occasion de se montrer agressif. Même si son apparition ne sera pas révélatrice et ne donnera pas d’indices sur la performance que Booker T peut offrir dans un match (on attendra vendredi prochain pour en savoir plus sur le niveau du commentateur, qui devrait avoir un match avant le PPV, quand même) , on se contentera du plaisir d’entendre sa musique retentir et de le voir débouler sur le ring comme à la bonne vieille époque. La feud devient par ailleurs concrète avec une vraie réaction de la part de Booker T même si on trouvera un peu léger que le commentateur ait un title match à TLC aussi rapidement (Orton avait feudé sans title match avec Rhodes). L’issue de ce match sera en tout cas déterminante puisque tout est possible pour le Kind of Spinaroonie qui semble de plus en plus se rapprocher des rings sur le long terme.

 World Heavyweight Championship : Mark Henry vs Big Show

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Du côté des poids-lourds du World Heavyweight Championship, c’est Mark Henry, le champion, qui fera tout le boulot. Après son match perdu à Raw par la faute de Cena, on apprend que les deux hommes se retrouveront la semaine suivante pour un petit règlement de comptes. Henry fait quand même le déplacement à Smackdown vendredi et confronte le Big Show, faisant sa première apparition en deux semaines. Alors que Show annonce un Chairs Match brutal à TLC, Henry viens pour apaiser les esprits et signifier son respect à l’athlète le plus grand du monde. Un stratagème aussi gros que les deux hommes puisque Mark Henry attaquera Big Show. Une attaque qui n’empêche pas Show de se ruer sur le World Strongest Man qui va en prendre pour son grade à coups de chaise. Le décor est planté pour TLC et la stipulation a le mérite de relancer l’intérêt d’un match dont a déjà vu plusieurs versions sur les derniers PPV. Reste à savoir sur quoi cela aboutira, puisque Bryan, vainqueur par disqualification sur Rhodes, ne devrait pas avoir envie de s’éloigner du top card de Smackdown. Mieux, les rumeurs de ces dernières semaines évoquant un turn de Big Show, si elles s’avéraient vraies, permettraient à Bryan de jouer le top face de Smackdown. Si une qualification de D-Bryan pour le match de TLC est peu probable, un cash de la mallette le 18 décembre est aussi envisageable et expliquerait un éventuel turn de Show. Là encore, la semaine prochaine sera intéressante à suivre en espérant une éventuelle bonne surprise.

Du côté du midcard

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Fidèle à son habitude, Smackdown offre de la place pour le midcard. Cette semaine, on retrouve la rivalité entre Jinder Mahal et Ted DiBiase. Le match typique d’un début de feud puisque après les provocations de ces dernières semaines, le face DiBiase se retrouve malmené sur le ring par le puissant heel avant de gagner in-extremis. Pas grand chose à dire sur cette rivalité : Ted DiBiase est ressorti du placard avec un nouveau rôle auquel il faut encore s’habituer, Jinder Mahal ne séduit ni par son in-ring limité, ni par son micro peu excitant et l’absence d’enjeu autre que l’honneur des deux hommes ne rend pas le tout extraordinaire. Une feud correcte pour le midcard donc, qui permettra peut-être un l’un des deux hommes de bien se faire voir et accéder à plus de responsabilités à Smackdown. On a aussi droit à un deuxième squash match pour Otunga en deux semaines à Smackdown. Cette fois-ci, c’est Sheamus qui obtient le droit de tabasser la tête à claque de Laurinaitis. Un match dont on retiendra l’attitude extrêmement agressive de Sheamus donnant une vraie personnalité au rôle de face du Great White. On s’inquiète toutefois de ne pas le voir booké pour TLC. Pire, Hornswoggle semble déterminé à lui tourner autour depuis le miracle de Noël de Mardi dernier. Le fait de voir Sheamus devenir un nouveau Finlay pour Hornswoggle serait un vrai coup de frein pour l’irlandais que l’on voudrait voir beaucoup plus exposé tant son rôle est intéressant en ce moment.

 Un coup d’oeil rapide chez les Divas

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Grande semaine pour les Divas. Si certains en doutaient encore, la division touche le fond et on dirait qu’elle creuse encore. A Raw, Eve et Kelly Kelly vont encore battre Beth Phoenix et Natalya. Mieux, la seule sachant catcher dans l’équipe victorieuse ne va même pas entrer et c’est encore Kelly Kelly qui va réaliser le tomber sur Phoenix. On aimerait que la mascarade s’arrête… Vendredi, on ne resservait une nouvelle fois le AJ/Kaitlyn vs Phoenix/Natalya. Un match qui voyait le turn de Kaitlyn pour rejoindre les Sisters of Doom, segment finalement retiré de la version diffusée vendredi. Les plans en effet seraient de faire faire un turn à AJ. Ce n’est pas une blague même si j’espère que ça aura le mérite d’en faire rire certains, à défaut de pleurer. Pour couronner le tout, comme le segment de Smackdown n’allait pas aux bookers, finalement, on a décidé de ne pas donner de fenêtre Divas pendant le show… On a de plus en plus l’impression que le booking des Divas est assuré par le stagiaire du coin, vraiment.

Les attentes de la semaine prochaine

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La semaine prochaine marquera normalement à Raw le retour du COO de la WWE, Triple H, histoire de montrer son état de forme avant TLC. Un Raw spécial Slammy Awards qui verra les récompenses annuelles décernées aux plus méritants. On aura aussi le droit à un John Cena vs Mark Henry, les promos du Miz, Alberto Del Rio et CM Punk pour leur match de Dimanche et pourquoi pas un ajout de Ziggler dans le match pour le WWE Title ? Surtout, l’activité de Cena sera à suivre puisque celui-ci n’est toujours pas booké pour TLC et qu’un ajout ou non dans la carte du 18 décembre pourrait être un indice important pour l’avenir de l’ancien Marine. Côté Smackdown, un match pour Booker T devrait être prévu pour promouvoir son title match avec Rhodes à TLC, de même que Big Show qui n’a plus combattu à l’écran depuis un moment. Enfin, on attends toujours le retour effectif des Tag Team Champions Kofi Kingston et Evan Bourne, que l’on a aperçu Lundi à Raw. Un retour qui sera de toute façon trop tardif pour prévoir un bon match à TLC pour le titre par équipe.

Voilà, on a fini avec cette semaine assez chargée. Après un Raw réjouissant qui ressort une formule éprouvée mais qui fonctionne, animée par un Laurinaitis prometteur, Smackdown nous offre une soirée correcte. La semaine prochaine devrait être survoltée avant le spectaculaire PPV Table Ladders and Chairs. En attendant, je vous invite à débattre via les commentaires sur cette chronique, à réagir et donner vos avis, sans oublier de voter pour les logo ! Bonne fin de week-end et à dimanche prochain !

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