Salut à toutes et à tous et bonne année 2012. C’est la rentrée et on reprend du service du côté de la Semaine de Pino. Après deux semaines d’inactivité, je vous retrouve donc tous les dimanches et vous propose comme d’habitude de passer à la loupe les scénarios, gimmiks et feuds proposés par la WWE. Nous nous étions quittés à la veille du PPV Table Ladders and Chairs. Entre temps, changements de titres, retours de superstars et nouvelles rivalités, pas mal de choses se sont passées. Je vous propose donc un petit bilan de la semaine récapitulant au passage les derniers grands évènements, sans oublier une large partie de cette chronique consacrée à l’Evènement It Begins.
J’attends comme d’habitude vos réactions et avis en commentaires, en vous rappelant que cette chronique présente des points de vue subjectifs et qu’ils ne sont en aucun cas présentés comme des vérités à part entière : ouvertes au débat, ces opinions sont tout à fait discutables (et je n’en attends pas moins de votre part!). Vous pouvez par ailleurs me retrouver sur Twitter @Pino_CaQ et partager vos opinions en direct à tout moment. Allez, sans plus attendre, on debriefe. C’est parti pour la première Semaine de Pino de 2012 !
It begins 2012 : Chris Jericho, le Messie masqué
Là où l’évènement est fort, c’est dans son expression à l’écran. Tout le monde l’a vu, le retour de Jericho a été pour le moins original. Y2J se paye une entrée de superstar alors que son dernier rôle était de top heel. Il a l’air heureux d’être là avec les fans, trop heureux. Son sourire, sur la fin du segment, a quelque chose de figé et crispé. Pire, il semble carrément taré dans la vidéo tournée en backstage après son retour. Il ne parle pas, se contentant de chauffer la foule, exagérément. Et puis il s’en va, se retournant pour regarder une dernière fois un public que la répétition des holà a éteint et dont on entend même quelques sifflets. Et alors que Y2J disparaît, c’est sur internet que l’on se déchaîne. Certains fans sont déçus, d’autres crient au génie. Comme d’habitude, les avis s’opposent et les fans déçus d’avoir un retour moins héroïque que ce qu’ils espéraient se font insulter par les grands manitous du catch qui eux ont vu un heel turn invisible. Pourtant, l’analyse n’est pas là. Il ne s’agit pas de savoir ce qu’il y avait vraiment derrière cette arrivée, ça on le saura bientôt.
Concrètement, le segment d’arrivée, en lui-même et vis-à-vis des standards établis par la WWE, est médiocre. Qu’il y ait heel turn ou pas, le segment ne fonctionne pas suivant les anciens critères. En effet, la WWE nous a toujours proposé un contenu assez clair, relativement facile à lire : un turn est un turn, plus ou moins long. Les feuds, les scénarios, tout peut se lire et s’analyser. Ici, le fan s’attend à un retour typique comme on en a vu avant à la WWE : segment micro qui explique le pourquoi du comment, donne des indices sur le futur de la star et éventuellement une interruption ouvrant à une feud, avec ici l’incertitude, jusqu’au dernier moment, de la superstar présente sur le ring. Or, à l’instar du Summer of CM Punk, la WWE arrive ici à marcher sur ses propres règles et créer une réelle incertitude chez le fan : pas seulement un « il va se passer ça ou ça » mais plus un « franchement, là, j’en sais rien du tout ». En cela, et par rapport aux standards encore une fois, le segment n’est pas clair donc, d’un certain point de vue, décevant. En effet, Chris ne dit rien, on ne sait pas ce qu’il en est et on ne sait même pas s’il est vraiment face ou vraiment heel. On est donc frustrés, on veut en savoir plus. Traduction : plus de spectateurs devant le poste pour le prochain Raw. En théorie, donc, ce sont les ratings qui devraient dire si, oui ou non, le coup tenté par la WWE a fait mouche.
On peut donc comparer le travail présenté par Jericho pour ce retour à l’oeuvre de Piero Manzoni « Merda d’Artista’ ». Une boite de conserve simple, remplie d’excréments. Un travail ironique au possible, au sens profond. Le genre de travail que certains n’aiment pas car ils ne le comprennent pas, que d’autre encensent car ils croient le comprendre entièrement. Et au même titre que Piero Manzoni voulait nous faire comprendre qu’il suffit de dire que de la merde est de l’art pour que cela en devienne, Jericho semble vouloir nous dire qu’il suffit que la WWE décide que le public aime une superstar pour qu’il le fasse. Et les phrases célèbres telles que les « You hypocrits » de Jericho ou les messages des promos annonçant le sauveur du public prennent leur sens. Surtout, un tel scénario s’inscrit dans la continuité du Summer of CM Punk avec cette politique de la WWE de proposer un regard sur son propre contenu et en substance, une critique du produit proposé aux fans. Les plans évoqués d’une rivalité entre Jericho et Punk seraient alors aussi très crédibles et pourraient donner lieu à une feud de très haut niveau entre les deux hommes. Car ces deux hommes bénéficient du même traitement point de vue scénario : on leur fait confiance pour porter des concepts nouveaux et subtilement révolutionnaires, car tous deux ont le talent pour bonifier ces idées. On remarquera, pour finir, que ces deux scénarios entourant ces deux hommes ont eu le même but par rapport au public : donner à la foule un rôle d’acteur nouveau, un acteur typiquement kayfabe qui, en demandant la victoire de Punk à Money in the Bank ou sifflant la sortie de Jericho après son segment top Face, s’octroie une parole et un regard nouveaux sur le contenu proposé.
Quoiqu’il en soit, que ce soit un turn ou non, que Jericho revienne pour rivaliser Punk ou non et quel que soit le scénario choisi, le vrai plan de la WWE devrait fonctionner. Les fans de la WWE retiennent leur souffle, attendent avec impatience des explications qui vont être données au compte goutte et l’effet buzz est particulièrement réussi. C’est finalement bien là l’essentiel à retenir de ce retour hors du commun, nouvelle étape de cette ère de renouveau annoncée à la WWE.
WWE Title : CM Punk, seul contre tous
Une chose est sûre, le booking au jour le jour n’aide pas vraiment CM Punk. Alberto Del Rio blessé et plus en odeur de sainteté au Main Event, Miz occupé par le bon retour de R-Truth et freiné par une petite blessure, c’est Dolph Ziggler qui prend la place de contender un peu au pied levé, sans réelle construction. Même si les combats offerts par les deux hommes sont séduisants, le manque de construction de la rivalité nuit à l’enjeu du match où l’on ne croit pas une seconde que Ziggler peut gagner le titre. Pire, Laurinaitis s’attache à intervenir dans les matchs dans des scènes qui, si elles ne sont pas mauvaises en soit, créent rapidement un sentiment de déjà-vu désagréable, d’autant qu’on veut voir un réel contender pour le titre plutôt qu’une feud de longue durée avec Laurinaitis qui n’a pas encore l’aura des McMahon ou Bischoff pour tenir une rivalité Superstar contre Manager. Enfin, de son côté, Dolph Ziggler a su profiter de sa perte de titre pour apparaître en Main Event à deux reprises. Il devrait pouvoir continuer à tenir le haut de la carte sous certaines conditions. D’abord, il faudrait une vraie feud entre les deux hommes et non cette situation où Ziggler est la marionnette de Laurinaitis. De plus, pour gagner en crédibilité et devenir un top heel à part entière, Ziggler va devoir se démarquer de Vickie Guerrero tout comme de Laurinaitis et commencer à exister par lui-même. Le blond en a la capacité et saura assurer à la fois au micro et sur le ring en Main Event. Espérons que ce rôle lui sera accordé.
World Heavyweight Championship : Daniel Bryan, Big Show et Mark Henry
La situation autour de Daniel Bryan est un exemple de booking assez subtile avec une bonne utilisation de superstar. Pour rappel, Daniel Bryan cash à TLC sa mallette qu’il avait promis de ne pas utiliser avant WrestleMania, occasionnant le règne le plus court de l’histoire comme champion pour le Big Show. Mais là où la logique aurait voulu un turn de Show, humilié, on se dirige clairement vers un turn du champion. Actuellement, le scénario du World Heavyweight Championship se résume par le titre célèbre de film « Le Bon, la Brute et le Truand ». Pour schématiser, Big Show est le bon qui avait de bons sentiments à l’égard de Bryan mais qui s’est fait avoir et humilier. La Brute n’est autre que Mark Henry, dont le seul besoin est d’avoir le titre et de montrer qu’il est le plus fort. On note d’ailleurs grâce à sa présence à la table des commentateurs lors du dernier Smackdown que Henry est capable de montrer du respect et avoir un minimum d’honneur. Si c’est son intervention qui fait gagner Bryan, celle-ci n’est qu’une réponse brutale à une provocation. Mais le discours de Henry est simple et moins heel qu’avant : quel que soit son adversaire, il le battra pour récupérer son titre. Toujours aussi potentiellement destructeur, malgré une blessure qui a permis de le rendre plus humain, Henry accède ainsi à un nouveau registre pour son personnage. Enfin, le Truand, Daniel Bryan, commence tout juste à se forger un rôle qui rappellerait presque l’Ultimate Opportunist Edge. Sa célébration exagérée suite à la victoire par disqualification et la défense du titre pose la base d’un turn qui permettra à Bryan de garder sa place en Main Event à Smackdown et donner de l’élan à une carrière naissante à la WWE mais qu’il mérite tant par son micro que son activité en ring. Une vraie bonne feud à trois autour de ce titre donc, à laquelle on ne s’attendait pas mais boostée par un Daniel Bryan qui en aura certainement étonné plus d’un. Reste à voir si Mark Henry pourra oublier rapidement sa blessure et se mêler à nouveau aux combats. La petite remarque de Big Show à l’attention de Mark Henry, en fin de show, lui disant qu’il est plus intelligent que ça (en référence à l’intervention) accrédite la thèse d’un Bryan top heel, d’un Henry neutre, désintéressé mais violent et d’un Big Show face patibulaire. Quoiqu’il en soit, un beau programme à venir à Smackdown ces prochaines semaines.
United States Championship : Zack Ryder contre Jack Swagger
La fin d’année aura été marquée par un autre homme à Raw : Zack Ryder. Aidé d’un public à sa cause, Zack va obtenir un push contre Ziggler pour finalement obtenir l’US Championship à TLC. Une sorte de consécration pour la superstar la plus excentrique du moment. Au lendemain de sa victoire et alors que Ziggler se désintéresse de l’US Championship pour partir à l’assaut du WWE Title, Ryder devient l’homme dont on ne sait pas trop quoi faire. Allié de CM Punk en Main Event, il est ensuite présenté avec John Cena. Si Swagger semble être en pôle pour une feud autour de l’US Championship, l’accent a plus été mis sur Ryder en haut de carte pour voir s’il ferait l’affaire. Autre signe de ambiguïté de sa situation, le champion alterne des segments plutôt sérieux avec d’autres où il garde son rôle de comique d’auto-dérision. De son côté, son challenger Jack Swagger reviens plus ou moins sous les projecteurs. Difficile en effet de dire s’il sert de bouche-trou en attendant que de vrais plans soient établis pour le champion des Etats-Unis ou s’il pourrait récupérer le titre de Ryder pour relancer sa carrière. Leur feud naissante devra toutefois surprendre pour intéresser, le micro de Ryder ne s’arrangeant pas avec sa nouvelle exposition et celui de Swagger n’étant pas particulièrement excitant. L’avenir nous dira toutefois si Ryder et l’US Championship bénéficieront encore de places en Main Event dans les semaines à venir, les ratings donnant alors leur verdict sur le futur de la star de Long Island.
Intercontinental Championship : Cody Rhodes et les histoires de famille
Cody Rhodes finit sa très bonne année avec une feud timide contre Booker T. La rivalité aura plus des airs de baroud d’honneur pour Booker T, n’occasionnant même pas de changement de titre. Elle sera surtout le prétexte pour lancer l’année 2012 de Cody Rhodes qui démarrera avec un parfum de famille. On se dirige en effet tout droit vers une rivalité entre Cody et Dustin Rhodes, son demi-frère. Ce dernier pourrait certainement ressortir le costume de Goldust en réponse aux provocations de son frère, qui dit être le meilleur des deux. On peut même s’attendre à ce que Dusty Rhodes, le père, aperçu lors du Smackdown de Noël, supervise la feud. Le gros point noir de cette rivalité reste qu’après Booker, un autre vétéran est sorti du placard pour occuper la place de Contender pour l’Intercontinental Championship. On peut s’interroger sur ce choix puisque l’aura de Goldust n’en fait pas un starmaker particulier, la feud n’ayant pas pour but de crédibiliser un Cody Rhodes sorti très fort de son année 2011. Ce ne sont par ailleurs pas les prétendants qui manquent pour le titre de Cody tant il y a de talents inutilisés en backstage à Smackdown. La rivalité devrait donc plus intéresser les nostalgiques pour un passage de flambeau dans la famille Rhodes, en attendant une véritable feud en préparation de WrestleMania pour l’Intercontinental Championship.
John Cena contre Kane
Encore une sensation de cette fin d’année 2011. La feud entre John Cena et Kane regroupe deux éléments très intéressants pour offrir une rivalité très plaisante. D’abord Kane et son retour masqué qui offre une nouvelle jeunesse au Big Red Monster, visiblement à l’aise sous son célèbre masque rouge. A l’aise au micro dans son rôle flippant, la machine s’attaque à un John Cena qui est sorti de 2011 fortement déstabilisé et dans une situation haletante vis-à-vis de son personnage. On a l’impression que Cena s’amuse à laisser des indices sur un possible turn à chaque show, aidé par un public qui joue le jeu du sifflet à fond et ce Kane qui remue le couteau dans la plaie avec brio. Le public attend ainsi à chaque show un turn qui ne semble jamais arriver tant il est peu probable alors que la WWE s’amuse à entretenir l’espoir chez une majorité de fans. Une contexte parfait donc pour cette feud qui pourrait toutefois être chamboulée par un retour du Rock qui serait, selon certaines rumeurs, plus actif jusqu’à WrestleMania. On espère en tout cas que la rivalité Cena vs Kane pourra continuer à se développer dans les prochaines semaines avec des situations aussi spectaculaires que lors du dénouement de Raw, où Kane revient aux classiques wrestling horror. Du très bon pour les deux hommes qui, on l’espère, mènera à un heel turn libérateur pour Cena. Enfin, la perspective, jusqu’à WrestleMania, de voir Cena feuder sans titre est une bonne chose pour nombre de fans fatigués de voir l’ancien Marine porter les ceintures.
Du côté du midcard
Enfin, outre le match Slater contre Hornswoggle, le gros coup de gueule de la semaine sera la défaite de Drew McIntyre contre Santino Marella. Si le canadien arrive à tirer des sourire avec sa caricature italienne en segment, le voir sur le ring fait moins plaisir. Surtout contre Drew McIntyre, qu’il bat en plus. Même si la suite de défaites pourrait donner à l’écossais un surplus d’agressivité en adéquation avec son rôle de heel, le booking est ici désastreux : on nous ressort la feud Theodore Long et McIntyre, vieille de facilement un an, comme si de rien n’était et comme si c’était hier. Les menaces d’expulsion de McIntyre par Long se multiplient donc dans un non-sens incroyable. La faiblesse du scénario est ici le vrai gros point noir du retour de l’écossais qui, on l’espère, saura surmonter l’obstacle pour se faire une place au soleil en 2012.
Et pour finir les autres
Voilà, c’est tout pour cette semaine. On attendra avec impatience la prochaine apparition de Jericho à Raw ce lundi, ainsi que la suite des aventures de CM Punk et Laurinaitis ou encore les prochains chocs entre Cena et Kane. A Smackdown, c’est bien-sûr l’attitude de Daniel Bryan qui va focaliser l’attention. Le retour de Brodus Clay sera aussi à guetter, lui qui est attendu depuis plusieurs semaines. Je vous rappelle que vous êtes fortement invités à commenter cette chronique et vous donne rendez-vous la semaine prochaine pour un prochain numéro.
Magnifique ! Tu écris super bien et tu restes objectif, j’adore. Fin j’suis pas là pour te juger non plus
mais j’ai pris beaucoup de plaisir à lire !
Un petit mot à propos de Cody: certes, les jeunes prétendants talentueux au titre IC ne manquent pas, mais je pense que sortir vainqueur d’une feud contre Booker T qui n’est quand même pas n’importe qui ( 6 fois champion du monde quand même ) et – je pense – sortir vainqueur de celle contre Goldust qui, en dépit d’un palmarès vierge de tout titre mondial, a malgrè tout un beau palmarès est vraiment pas mal du tout. Tout ça pour dire que le fait qu’il batte des gars reconnus dans le business va lui apporter une autre dimension, et il prendra de l’importance. Enfin, ce n’est que mon avis!
john cena tu va gagner ce fois si courage
excellente analyse de tous ces évènements, traduite dans un français parfait. ce que c’est agréable de poser les yeux sur tes phrases! cet article est très abouti, aussi bien dans sa grammaire que dans son contenu. amoureux du catch et de la langue française, je te dis bravo et surtout merci. qui plus est, je suis tout à fait d’accord avec toi. vivement le prochain numéro.
J’ai adoré cette article , en particulier quand tu parlais de CM Punk . Punk doit courir après un titre , il ne doit pas l’avoir . Il doit foutre la merde pour avoir ce qu’il veut sans l’obtenir ( ou alors pas trop souvent ) . Personnellement , je suis pas fan du CM Punk champion … il m’agace alors que pourtant j’suis un FAN de Punk !
Seul petit point noir : la comparaison entre EDGE et de D.Bryan . J’ai beau chercher je vois rien de similaire entre les 2 . Je les trouve totalement différents.
« commence tout juste à se forger un rôle qui rappellerait presque l’Ultimate Opportunist Edge. » Je compare pas, je dit simplement que le cash et les combat gagnés sur des faits de matchs qui s’enchaînent pour Bryan pourraient lui donner un rôle d’opportuniste à l’avenir. Or quand on parle d’opportuniste on pense à Edge, c’est tout
je n’avais pas vu ça comme ça
. Mais dit comme ça ouais okay . Sinon encore une fois , hâte à ton prochaine article , top celui là !
Excellente chronique. Contrairement a d’autres je trouve que le programme de la wwe devient de plus en plus intéressant. Kane plus effrayant que jamais, daniel bryan moins ennuyeux que prevu,des superstars qui prenne de l’épaisseur (Barret, Ziggler).
Le vrai seul point noir c’est effectivement le midcard de smackdown, DiBiase,Mahal,hunico,sleater. Autant de catcheur qui personnellement m’ennuie, personnage peu construit, feud encore moins. Smackdown qui a une époque était le meilleur show de la compagnie s’est un peu saboté avec tout cela. Le pire c’est que sheamus qui a largement le talent et la popularité d’un champion et en train d’etre tirer vers le bas en étant releguer a faire le clown avec sleater et hornswoggle.
Je suis bien d’accord. Mais faut être clair. Le top card de Raw redevient attrayant car Cena ne monopolise plus les titres. En tout cas, d’un point de vue chronologique, ça concorde… D’autant que ce n’est pas péjoratif puisque Cena n’a pas besoin de titre pour Main Eventer, il est au-dessus de ça du coup. Bref, je pense que Cena sans titre = que des heureux.
Pour Sheamus, oui, c’est assez inquiétant. Il faut espérer que son 2012 ne soit pas le 2011 de Swagger. Avec ADR, les trois ont bénéficié d’un push massif d’entrée de jeu. Pour l’instant, Swagger est tombé, Sheamus s’enfonce et ADR devrait suivre la même voie. La malédiction des surpushés ? xD
Sauf qu’a la différence des deux autres Sheamus suscite encore l’intérêt. Pour preuve l’abandon du surnom « celtic Warrior » (un peu en carton) pour celui de « great white » que le public s’est approprié, il a su faire evoluer son personnage malgré tout.
Pour ce qui est de Cena c’est vrai qu’il deviens un peu moins tête-a-claque depuis que la compagnie a décidé de le malmener un peu.
Ma seule crainte c’est de voir se reproduire l’éternel scenario de super-Cena: Cena virer par la Nexus, est ce la fin de sa carrière, va t’il pouvoir retrouver sa maman ? Que nenni il reviens la semaine d’après et démantèle tout le groupe a lui tout seule !
Cena se fait humilier par Punk a MITB, McMahon va t’il le virer ? Bien sur que non il regagne le titre le Raw d’aprés contre ce pauvre Rey mysterio.
Voila la vrai question, la wwe va t’elle encore couler une de ses meilleurs feud pour garder ce bon vieux Cena the Champ ?
Intéressante observation sur CM Punk, d’ailleurs c’est vite l’objet d’une nouvelle comparaison avec Stone Cold Steve Austin : ces deux personnes sont plus appréciées lorsqu’elles courent après le titre que lorsqu’elles sont championnes. Dans le cas de CM Punk, je pense qu’il aurait été intelligent de produire des segments où, du fait qu’il est champion WWE, il peut changer des choses et que celles-ci changent réellement. Le problème c’est que le CM Punk rebelle qui promettait du changement une fois qu’il aurait le titre nous apparaît aujourd’hui comme le CM Punk champion qui fait partie du changement sans en être vraiment un acteur clé… Sur internet, oui, bien sûr, on sait qu’il a aidé le push de Zack Ryder et etc, mais à la télé on le voit juste insulter Laurinatis et gagner contre Dolph Ziggler. Il n’est plus le rebelle qu’on connaissait avant sa victoire pour le titre.
Tout simplement, je ploie le genou. Voici une chronique absolument bonne, ce que je tiens à souligner via ce post.
La comparaison Manzoni/Jericho est tout simplement géniale. Et comme Manzoni créa la merde d’artiste dans le but de dénoncer le marché de l’art en se foutant tout simplement de leur gueule, Jericho ou plutôt le script de Jericho tiennent à nous donner un sentiment similaire mais d’un point de vue catchesque. Enfin la « Merda d’artista » avait pour but ultime de « sauter » à la face de l’acquéreur plusieurs mois après l’achat. Et à mon sens Jericho sera la même soupape, le même engrenage ayant pour finalité de nous prendre pour des Zozos.
La comparaison d’un extraordinaire western spaghettis au M-E de SD est tout simplement magnifiquement choisit et me rappelle de bon souvenir. A ceci dit qu’en théorie, « le bon » perd et le « truand » doit finir humilier… Enfin seul l’avenir nous le dira !
Et vis à vis de la feud Kane/Cena, J’ai à mon sens l’impression que le public ne répond pas aux segment aussi bien qu’escompté. Et pourtant, c’est pour moi la feud la plus intéressante du moment (sans doute dû au Wrestling Horror remis au goût du jour).
En bref, encore merci pur cet article, en espérant ne pas avoir été trop long ni truffé de fautes d’orthographe (mes deux plus gros défauts visiblement).
Fais toi relire par E pour les fautes d’orthographe
mais c’est vrai que pour une fois tu n’as pas été long et c’est sans doute pour cela que c’était intéressant… j’ajouterai que ce fut un résumé absolument parfait… +1
ENFIN ! Il m’a fallu 6 SEMAINES, un retour de jericho et la Merda d’Artista pour faire commenter No More Dashing ! Champomy !
En réalité, c’est la Brute qui perd à la fin, Lee Van Cleef enterré chapeau et 6 coups au côté, Eli Wallach pendu et Clint qui s’en va au soleil couchant. De toute façon, on retrouve beaucoup de similitudes avec les westerns dans certains scénario du catch. Notamment, le succès des gars comme Austin et Punk, nos tweeners préférés, repose sur le traitement à l’encontre des principes manichéens classiques à la WWE. Or c’est exactement ça qui fait le charme des westerns qui mettent en scène de parfaits anti-héros, terre à terre et qui touchent dont beaucoup plus le public.
La feud Cena/Kane me plaît énormément aussi, mais plus pour le rôle et le comportement de Cena. Il est super bien utilisé en ce moment. C’est comme si la WWE avait construit une machine et qu’ils lui faisaient passer les crash tests (Punk, The Rock, Piper, Foley, Kane…), des situations diverses et variées où il doit être à 100% pour ne pas se ramasser. Et là, l’entertainer exceptionnel qu’est Cena se révèle et va encore nous donner beaucoup, à mon avis.
Belle chronique encore une fois.
Juste une remarque : le premier point sur Chris Jericho fut un poil trop long, mais sinon rien a redire.
Bravo.